Cheval rustique…

On entend souvent ce terme pour désigner les chevaux “mastoc”, plus résistants que les autres, notamment que les “chevaux de sport”.

Ils peuvent vivre dehors toute l’année, se débrouiller seuls, n’auraient pas besoin d’autant d’attention qu’un autre…

 

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Mais qu’est-ce que ce terme signifie vraiment ?

Un cheval rustique, au sens réel du terme, désigne un cheval capable de s’adapter à un environnement plus contraignant : climat froid, terrain irrégulier, nourriture plus grossière.

Il possède un métabolisme économe, un poil dense, une peau épaisse. Il supporte mieux les variations de température. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de besoins, ni qu’il ne peut pas avoir de problèmes.

Être rustique ne veut pas dire être invincible. Cela veut simplement dire qu’il s’adapte mieux, à condition qu’on lui en donne les moyens.

 

Taking Care Mother GIF

 

Les croyances tenaces

Certains pensent qu’un cheval rustique n’a besoin ni d’abri, ni de ration, ni de soins particuliers.

Ils confondent résistance et immunité. Oui, il supportera mieux le froid qu’un cheval tondu, mais il ne sera jamais à l’abri de l’humidité constante, de la boue ou du manque d’abri.

“Il ne se blesse jamais.”

Faux. Les chevaux rustiques se roulent, jouent, galopent, vivent… bref, ils peuvent se blesser comme tous les autres. La différence, c’est qu’ils vivent dehors : les petites plaies passent parfois inaperçues… jusqu’à ce qu’elles s’infectent.

 

“Il n’a pas besoin de complément.”

Faux. Une alimentation “simple” ne veut pas dire “carencée”. L’herbe d’hiver ne suffit pas, et le foin ne couvre pas tout. Les chevaux rustiques ont eux aussi besoin d’un apport en minéraux adaptés, surtout quand ils vivent sur des terrains pauvres.

 

“Il n’a pas besoin de couverture.”

Ça dépend. Certains s’en sortent très bien sans, d’autres non : vieux chevaux, métabolismes fragiles, pluie froide sans abri… Ce n’est pas le poil qui protège, c’est la possibilité de se mettre à l’abri.

 

“Il est dehors, donc heureux.”

Pas forcément. Un cheval dehors mais isolé, sans espace sec, sans abri et sans compagnon, n’est pas plus épanoui qu’un cheval au box. La liberté sans confort ni lien social n’a rien de naturel.

 

“Ses pieds ont besoin de moins d’entretien.”

Faux. Sans parage, les pieds s’usent mal, se déforment ou deviennent douloureux. Même les sabots les plus “solides” ont besoin d’un suivi régulier. La rusticité est une capacité d’adaptation et non une excuse pour l’inaction.

 

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Les vrais besoins de ces chevaux

Eh bien… ce sont les mêmes que tous les autres ! Aucune différence. Un cheval rustique reste un cheval : il a les mêmes besoins fondamentaux que n’importe quel autre (mouvement, compagnie, alimentation continue). Ce qui change, c’est seulement la marge de tolérance… et encore.

Il encaissera mieux le froid, mais pas la solitude. Il gèrera mieux une ration simple, mais pas le manque d’eau propre ou de fibre.

Le bon sens consiste à lui offrir un cadre qui respecte cette vie, sans le priver de confort ni de soins sous prétexte qu’il est “rustique”.

Être rustique ne veut pas dire qu’il faut “laisser faire la nature”.

 

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Conclusion

Le vrai cheval rustique n’est pas celui qu’on oublie dehors parce qu’il “s’en sortira”. C’est celui qui vit simplement dans un environnement pensé pour lui, avec un humain présent mais discret.

Respecter sa nature, ce n’est pas s’effacer : c’est lui offrir les conditions pour exprimer pleinement ce qu’il est, sans jamais le laisser seul face à nos illusions. La vraie rusticité, c’est celle qu’on observe avec bienveillance, pas celle qu’on impose par facilité.

Rdv le mois prochain pour un nouvel article !

 

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