« On est tous passés par là…
Se triturer l’esprit à se faire un planning de la semaine pour notre cheval adoré. Bien carré comme au dressage avec des séances qui ne bougent pas, quelque soit les intempéries, notre humeur ou celle de notre cheval.
Et même quand tout va contre cette séance, on insiste, on insiste… rien ne va mais on insiste encore…
Alors qu’en réalité, nous n’étions pas obligés de travailler notre cheval…

1. Ton cheval n’est pas sédentaire
C’est la base. Il ne vit pas comme nous.
Au pré, il bouge toute la journée, marche, mange, interagit, explore et reste debout presque toute la journée.
Il n’a pas besoin d’un travail spécifique pour “se dépenser”, même pour les objectifs qu’on s’impose nous-mêmes. Y compris le « petit » concours amateur du dimanche. On oublie souvent qu’un cheval vit déjà physiquement énormément sans nous.

2. Une séance, ce n’est pas neutre
Même si on n’est pas “lourd”, on reste une charge. Un cavalier représente facilement 10 à 15 % du poids du cheval. Avec la selle et le matériel, cela augmente encore. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est jamais neutre non plus.
Donc non, ce n’est pas “juste une petite séance tranquille”. C’est une vraie sollicitation physique et mentale. Surtout quand le cheval n’est déjà pas disponible dès le départ.
Et honnêtement… Entre une séance imposée avec un humain sur le dos et un moment tranquille à brouter au soleil avec ses copains, le choix du cheval est probablement vite fait.

3. Le planning est une fausse règle
On s’impose des plannings, des séances à faire coûte que coûte… Mais en réalité… Cela ne repose sur rien.
Ce n’est pas une règle. C’est juste une habitude qu’on s’est construite avec le temps parce qu’on a l’impression qu’un “bon propriétaire” ou un “bon cavalier” doit travailler régulièrement son cheval.
Mais ne pas faire la séance prévue aujourd’hui ne va probablement rien changer.
Ni pour le cheval.
Ni pour nous.
La vie ne va pas s’écrouler parce qu’une séance saute.

4. Forcer ne sert à rien
Un cheval pas dedans + une séance forcée = rarement quelque chose d’utile.
Au mieux, il exécute sans envie. Au pire, cela crée de la tension, de l’incompréhension ou du dégoût.
Et souvent, si on est honnête avec nous-mêmes, on insiste surtout pour se rassurer nous. Pour avoir l’impression d’avoir “bien fait”. Alors qu’il est parfois plus intelligent de simplement… Ne rien faire.

Conclusion
Travailler son cheval peut être un vrai plaisir et cela doit rester un plaisir.
Pas une case à cocher dans un planning rigide qu’on s’impose sans réfléchir.
Si aujourd’hui le cheval n’est pas disponible, si tout semble compliqué ou forcé, si vous n’êtes pas d’humeur, il est peut-être simplement préférable de remettre à demain. Ne vous inquiétez pas pour aujourd’hui.
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