Stage podologue PEL

J’ai fait mon stage PEL ! Globalement, j’en ressors très positive. J’ai beaucoup appris et j’ai maintenant un avis assez clair sur ce que je souhaite pour ma jument.

Sur plusieurs sujets :

  • ses pieds
  • son alimentation
  • son environnement
  • son mode de vie (travail, repos, etc.).

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Ce que j’ai appris

 

La phrase principale que j’ai retenu pendant ce stage est :

« un cheval qui ne fait rien, a des pieds pour ne rien faire. »

Ce que j’ai compris est que cela signifie que si l’on ne demande rien à nos chevaux domestiqués qui vivent en pâture, ils ne pourront que marcher dans leur jolis prés pleins d’herbes. À l’inverse, si on les stimule, ils s’adapteront très vite aux terrains qu’ils rencontreront.

Cette phrase est une conclusion du podologue, qui, en ayant paré des chevaux de CSO, a constaté que ces derniers pouvaient reprendre le saut de haut niveau, dans la semaine. Les pieds s’adapteraient à ce qu’on leur demande.

Avec cette explication, je comprends que je dois demander plus que du simple repos et de la patience à ma jument. Si je souhaite que ses pieds s’améliorent… Ou bien, je comprends que je dois la faire vivre dans un paddock paradise… Elle pourrait stimuler ses pieds toute seule…

Ce qui est bien avec ce stage est que maintenant j’ai toutes les clés en main pour que ma jument et ses pieds soient dans les meilleures conditions possibles. My Happiest Horse… À moi de les mettre en pratique !

 

 

***

 

J’ai appris à parer

 

  • Je sais que ma jument ne doit pas marcher sur sa paroi mais sur sa sole périphérique.
  • J’ai toutes les mesures pour faire un parage parfait.

 

 

  • Je sais que l’alimentation compte.
  • Je sais que je dois absolument stimuler les pieds de ma jument, quelqu’en soient les techniques. Dans son respect…
  • J’ai l’impression d’avoir un minimum de connaissances pour ne pas faire d’erreur.

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Est ce que je conseille ce stage ?

 

Je dirais que oui.

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Pourquoi ?

 

Ayant eu différents podologues qui ont différentes techniques, je constate que, même si on m’avait appris le geste, je n’aurais jamais compris le pourquoi du comment de mon parage.

J’aurais pu reproduire leurs erreurs: creuser la sole, ne pas faire de chanfreins, limer la fourchette pour qu’elle soit belle, etc.

Maintenant, je sais ce qui est bon pour tout cheval, ce que je suis censée faire et j’ai même appris bien plus.

Le prix reste cependant très élevé donc j’aurais tendance à conseiller ce stage aux personnes, qui, comme moi, n’ont toujours pas trouvé de podologue fixe. Je conseille ce stage aux personnes qui n’ont pas d’autres choix que de se mettre à parer eux mêmes.

Je pourrais aussi le conseiller à tout le monde vu que j’ai maintenant appris que l’entretien ne se faisait pas du tout comme les fers, toutes les 6 à 8 semaines, mais beaucoup plus régulièrement :  de tous les jours à toutes les deux semaines. Cela, afin d’éviter à avoir à trop couper d’un coup et, pour que le cheval puisse toujours marcher sur sa sole périphérique.

Ce stage m’a été plus qu’utile donc je ne peux que le conseiller.

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Est ce que je sais parer ?

 

Alors là…. Je vais aller en contradiction total avec « l’utilité du stage » car la réponse est : NON.

 

 

Je ne suis pourtant pas un être plus stupide qu’un autre… Du moins, je ne le pense pas … Cependant… J’estime que je ne sais toujours pas parer. J’ai la théorie mais pas la pratique. Bien dommage !

Le premier problème rencontré pendant le stage est que, pendant la pratique, il fallait se lever et faire la queue pour avoir un avis du podologue sur notre parage. Étant nombreux (une vingtaine), c’était assez galère. Il faut être motivé pour attendre et avoir plus d’un avis… Son confrère était plus disponible et de bons conseils mais, il n’avait pas l’air d’oser me dire si mon travail était nul. Car, en regardant de nouveau, aujourd’hui, mes pieds en résine, j’ai fait des vagues sur tout le sabot… On peut voir meilleur parage… Ma jument ne le vivrait pas très bien…

Le second problème est tout simplement que le podologue nous a expliqué vite fait pourquoi il était mieux de parer avec une chaise mais ne nous a pas montré réellement la position à adopter.

C’est tout simple, le jour où j’ai tenté mon premier vrai parage, je me suis retrouvée avec mon tabouret et rien ne ressemblait au jour du stage. Je ne voyais pas du tout comment tenir le pied de ma jument. Voir l’article sur mon premier parage. À venir.

J’ai appris à parer un pied que je peux tourner dans tous les sens mais, pas le pied d’un cheval vivant. Ce qui change énormément…

Je me dis, qu’avec de l’entraînement, j’y arriverai. C’est comme tous les apprentissages. En attendant, je suis très loin de mon but car, pour l’instant, rien ne ne va : position, force dans le parage, équilibre, fatigue, etc. et j’ai peur de faire des bêtises.

Puis, il faut le dire, il y a des activités bien plus intéressantes ! Difficile de trouver la motivation pour un exercice aussi difficile. J’ai l’impression que, pour progresser, il faut que je n’ai plus de choix, que je ne trouve plus personne pour le faire à ma place…

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Est ce que je me sens prête ?

 

Je ne me sens, par conséquent, pas du tout prête à parer moi même ma jument. J’ai absolument besoin d’aide malgré ma volonté. Je me sens nulle et incapable. Je ne désespère pas, cependant, car, je sais que j’y arriverai. Je suis juste à l’étape de « débutant profond » et je sais que je peux devenir une experte… Enfin une « niveau intermédiaire » car je n’aurais jamais les 10 000 heures de pratiques nécessaires au grade expert.

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Qu’est ce qui a changé dans ma vision des choses ?

 

Depuis ce stage, plus rien dans ce que je fais pour ma jument ne me convient. Je me sentais déjà extrémiste… Je suis devenue bien pire. J’étais anti-box, maintenant, je me sens anti-pré classique.

J’en suis au stade de rêver du paddock paradise idéal et de la meilleure alimentation sans céréales.

Je pense, qu’aujourd’hui, si je souhaite continuer à m’entendre avec les cavaliers classiques, je dois éviter de parler de tout ce qui concerne le monde du cheval. Difficile…

Mon extrémisme pour le bien être du cheval s’est un peu trop accentué…

 

***

 

Quel changement faire ?

 

Vivant en Île de France, je pense que ma jument fait partie des chevaux les moins à plaindre. Grande pâture, toujours de l’herbe, des copains, peu de changements, peu de vrai travail, pleins de carottes et des sorties diverses pour varier son quotidien. Je sais qu’elle est heureuse.

Je sais donc que, malgré mes nouvelles connaissances, je ne vais pas changer grand chose car cela va être très difficile voire, impossible. Par exemple, si je demande à ne pas donner d’orge à ma jument cet hiver, elle ira manger celui du voisin. Puis, pour mettre en place un paddock paradise, je peux toujours rêver… Je vais me renseigner pour mettre des filets de chalutier sur le foin… Je vais essayer de passer au sans mors… Je dis « essayer » sans le sens où je peux déjà la monter sans mors mais en la musclant à l’envers. Il faudrait que je lui apprenne la monte correcte sans mors.

 

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Bref, depuis ce stage, j’ai pleins d’idées, pleins de désirs mais je vais y aller lentement car je sais que rien n’entrave réellement sur son bonheur ni sur sa santé.

  • Passage au sans mors ?
  • Passage au filet à foin.
  • Demande de galets ronds à l’entrée de son pré ?
  • Beaucoup plus de sorties sur bitume.
  • Beaucoup plus de sorties tout court pour stimuler ses pieds.
  • Arrêt des céréales ?
  • Me passer de podologue ?
  • Ou en conserver un et je fais les entretien ?

Les idées fusent. Merci pour ce stage qui ne m’a pas rendu podologue mais qui me permet encore d’améliorer les conditions de vie de ma jument.

La suite ici !

Encore un changement de podologue

Les pieds de ma jument ont bien poussé et je n’ai toujours pas appris à parer. Comme elle est plutôt à l’aise, je ne suis, malgré tout, pas inquiète.

 

 

Ma jument a eu sa première séance de saut sans fer. Cela s’est très bien passée. C’était assez haut pour une reprise, elle en redemandait et ne semblait avoir aucune faiblesse au niveau des pieds. Je me demande même si elle ne saute pas mieux grâce à ses pieds nus. À analyser si on refait un concours un jour…

Tout va donc très bien mais ses pieds sont bien longs, il faut faire quelque chose…

***

Je ne sais pas trop pour quelles raisons mais je me doute que les personnes ne font pas venir un podologue ou un maréchal toutes les 6 à 8 semaines pour rien. Sûrement que les pieds poussent trop vites et ne s’usent pas assez ? En tous cas, cela fait bientôt 10 semaines, avec un rééquilibrage sans raccourcir, il y a 5 semaines. C’est beaucoup trop mais elle semble à l’aise !

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Le nouveau podologue arrive donc et nous explique pleins de choses intéressantes:

  • Ce qu’il ne faut pas faire.
  • Ce qu’il ne faut Absolument pas faire.
  • Ce qui n’est pas pas important.
  • Etc.
  •  

J’apprendrai, plus tard, lors de mon stage PEL, que je ne connaissais toujours rien.

Le podologue considère que ma jument a des pieds pas trop mal faits mais « abandonnés ». C’est vrai… Cela me fait un peu culpabiliser mais qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Je ne sais pas râper et le dernier podologue nous avait lâchement abandonné. Il est si difficile de trouver quelqu’un de disponible en île de France !

En ce qui concerne le parage du nouveau podologue, je ne sais pas s’il savait que ma jument était une nouvelle pieds nus car il y est allé un peu fort.

En apparence, le parage est très bien fait et j’ai beaucoup apprécié sa méthode claire. Contrairement aux précédents qui étaient passés, j’ai appris qu’il ne fallait pas faire de pariétale car ce ne serait qu’une amélioration esthétique. J’ai surtout appris qu’il ne fallait, en aucun cas, toucher à la sole. Le podologue touche aux barres, râpe le sabot pour raccourcir en faisant un chanfrein et… c’est tout ! Enfin, il a dû passer à la pince vu la longueur des sabots de la mienne…

 

 

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Sa technique n’est pas flou. On comprend tout, toutes ses actions ont un sens. Pour la première fois depuis un passage de podologue, je ne suis pas complètement perdue en le voyant agir.

J’aime beaucoup sa méthode. Cependant, il vient de très loin et est à la retraite donc je reste persuadée qu’il ne deviendra pas notre podologue officiel et que, soit je dois apprendre moi même, soit je dois trouver quelqu’un d’aussi compétent, de bien plus proche.

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Pour conclure sur son parage, le surlendemain, en allant voir ma jument, je n’ai pas pu monter… Enfin, j’ai du descendre de cheval… Ma jument était bien trop sensible. Serait-il allé bien trop fort d’un coup ? À t-il eu raison ou tord ?

Je n’arrive pas à savoir mais, ayant un cheval qui s’écoute beaucoup, je suis bien embêtée. Elle est du genre à ne pas se forcer et préfère rester plantée au milieu de pré pour le moindre chatouillement. Je suis donc partagée entre me demander si elle exagère ou si  elle souffre réellement.

L’avantage de ce podologue est qu’il nous a expliqué que les chevaux faisaient comme nous sur cailloux. Ils ne se font pas mal mais font très attention, d’où l’expression « marcher sur des œufs ». Pour, justement, ne pas se faire mal, s’ils sont sensibles.

J’ai donc compris qu’elle n’avait pas mal mais, vis à vis du regard des autres, c’est très difficile à vivre. J’ai l’air d’une tortionnaire.

 

J’écoute donc les consignes du podologue et repart sur des séances « sorties bitumes », à pieds, pour stimuler les pieds. Je compte éviter, de nouveau, les cailloux.

Il faut que ma jument stimule le tout pour aller bien mais, dans son pré, elle ne fait pas grand chose, surtout avec cette forte chaleur (30 degrés)…

À voir dans le futur si l’amélioration se fait ou si j’empire son état et que je dois lui remettre des hipposandales.

 

 

J’ai l’impression d’être repartie en arrière sur son état « pieds nus » mais, pour je ne sais quelles raisons, je relativise fortement et ne désespère pas. Je sais que, si je la stimule, elle pourra sauter dans une semaine. Vu la chaleur, ce n’est pas du tout au planning bien sûr…

Mon stage PEL arrive très vite, je ne sais pas encore si je vais positiver ou me démotiver mais j’ai hâte !

La suite des aventures pieds nus de ma jument, c’est ici !

Première vraie balade montée et conclusion sur le passage pieds nus de mon cheval

Nous arrivons au cinquième mois pieds nus de ma jument. Ma demi-pensionnaire a commencé à retravailler ma jument une à deux fois par semaine, 30 minutes, en carrière, depuis deux/trois semaines. Tout a l’air de bien se passer, pas de boiterie en vue.

En ce qui me concerne, j’ai continué de favoriser ses sorties à pieds sur le bitume.

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Voilà qu’après ces moments paisible, on me propose une grosse sortie en extérieur. J’accepte car je pourrais toujours descendre et mettre les Tubbeases de secours en cas de problème. En revanche, je ferais directement demi-tour si on ne prend que des chemins caillouteux.

L’avant veille de la balade, ma jument semble bien plus sensible qu’à ses bons jours, pour aller sur l’air de pansage. La route pour y accéder est faite de cailloux Je sens que je vais annuler cette balade… Je prends le risque de la seller car je voudrais voir comment elle est à la monte, en carrière sur sable, avant de l’emmener en extérieur montée.

Je monte 30 minutes. Elle est plus que parfaite. Aucun signe de mal-être des pieds, une énergie débordante et une jument très à l’écoute, pour une fois…

D’autre problèmes équestres sont là : possible dissymétrie et jument qui tire vers le bas, mais ce n’est pas le sujet de cet article…

Je n’ai pas à me plaindre, j’ai sûrement beaucoup moins de problème que la moitié des cavaliers. Ma jument est allante et est en place aux trois allures, juste en tendant les rênes. Malgré mon gros problèmes de mains…

Le test de monte s’avère concluant, je vais tenter la balade !

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Heureusement pour ma jument, ayant un empêchement personnel, je ne ferai que la moitié de la balade, soit deux heures aller/retour, incluant du trot et du galop sur herbe. C’est parti !

La balade n’est, étonnement, composée que d’herbe et d’asphalte. Il n’y a pas un brin de cailloux, sauf sur un passage piéton. Un rêve pour mon cheval pieds nus!

Motivée par les autres copains chevaux, malgré sa sensibilité toujours présente sur cailloux, j’oublie complètement que c’est une nouvelle pieds nus et qu’on vient de reprendre le travail. J’ai le droit à une jument allante, rapide et non hésitante. Le béton lui fait vraiment un bien fou. Elle trotte et galope sur herbe aisément.

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Je peux donc conclure, qu’après cinq mois pieds nus, ma jument peut enfin travailler normalement ! Enfin ! Je retrouve encore une sensibilité sur cailloux mais je les évite. Elle peut sortir en extérieur et en carrière, aux trois allures, sans sensibilité, sans boiterie, sans gêne ! C’est un miracle !

 

 

Je suis ravie ! Ces derniers temps ont été très facile, avec une amélioration exponentielle : le passage pieds nus de ma jument semble réussi et se passe à merveille.

Je ne pense même plus à acheter des hipposandales. J’espère que cela va continuer. Je croise les doigts…

Un nouveau podologue devrait passer fin juin, j’ai hâte d’avoir son avis. Entre son passage et mon stage, je ne sens que du positif pour l’évolution des pieds de ma jument !

La suite ici !

Difficile de trouver un bon podologue disponible !

Le jour était venu de parer les pieds de ma jument, le rendez-vous était pris avec le podologue mais, ce dernier a annulé son passage… C’est une propriétaire de mon écurie qui me l’a informé, une heure avant le rendez-vous. Il aurait eu un accident avec un cheval le matin même. J’apprendrais plus tard que le problème est simplement que nous ne pouvons plus compter sur lui et qu’il ne compte plus venir. Indirectement encore une fois. Je ne pense pas avoir de ses nouvelles avant longtemps. C’est dommage, c’était un très bon podologue.

MAJ article : deux mois plus tard, je n’ai toujours pas eu de nouvelles et maintenant que je m’y connais un peu, je ne suis pas fan de ses méthodes. Bien heureuse de ne plus l’avoir en podologue.

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Voilà cinq semaines que ma jument avait été parée, le rendez-vous était pris en fonction des disponibilités du podologue, les pieds avaient bien poussés, un peu trop, je ne savais toujours pas râper, et ma jument s’est retrouvée sans podologue. Le pire moment pour elle !

La raison, qui m’avait fait hésiter à passer ma jument pieds nus ces dernières années, s’est retrouvée au premier plan. Pourquoi passer son cheval pieds nus si on ne trouve personne pour s’en occuper ? Au moins, on ne manque pas de maréchaux ferrants !

J’attends ainsi le stage de PEL, auquel je me suis inscrite, avec impatience. Je pourrais, sur le moyen terme, savoir parer ma jument moi-même.

Heureusement pour ma jument, une personne de mon écurie me dit qu’elle sait parer et accepte de me dépanner. Vu les compliments que le bon, mais non fiable, podologue avait fait sur les pieds de sa jument, je sais que je peux lui faire confiance. J’accepte avec plaisir.

Un petit comparatif avant/après :

  

 

 

Je suis toujours une novice mais le travail me semble bon et ma jument marche correctement, pour ne pas dire toujours aussi bien. Je la remercie vivement.

Cette propriétaire a, de plus, trouvé un nouveau podologue qui a l’air excellent. J’espère qu’il aura du temps pour s’occuper des chevaux de notre écurie.

Ce qui est dommage, est que je suivait les conseils du podologue non fiable pour m’occuper de ma jument. Maintenant, je ne sais plus trop quoi faire. J’écoute et observe ma jument… Elle semble aller bien. J’ai peur d’aller trop vite, trop loin et qu’elle se remette à boiter.

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En attendant, les balades en main se passent toujours à merveille, elle semble un peu sensible sur cailloux mais il faut la connaître pour le savoir. Elle travaille montée, en carrière, sur de courtes séances, une à deux fois par semaine. Elle n’a aucune boiterie.

Puis-je partir en balade monté ? Je compte tenter… J’ai envie de savoir. J’espère que ce ne sera pas une erreur de cavalière qui veut toujours tout trop vite…

 

 

Je me dis qu’elle galope assez dans son pré et qu’elle doit être capable de faire une petite balade montée avec un peu de trot. Nous verrons…

Pour connaître la suite, c’est ici !

On enlève les hipposandales !

Le podologue est passé 4 semaines après son premier passage et a trouvé que les pieds de ma jument poussaient très vite. Il avait l’air positif mais m’a montré qu’un de ses deux abcès n’avait pas été bien soigné. Il a mis du Hoof-Stuff et fait le parage.

Le Hoof-Stuff est une sorte de mastic naturel. Pour faire un résumé très simple : comme pour les murs, on en met là où il y a des trous. Il permet d’éliminer les bactéries et champignons et protège la zone atteinte tout en permettant la cicatrisation.

 

 

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Le podologue devra revenir dans 5 semaines et m’explique qu’il faudra encore 3 mois pour que tout soit parfait. Sur le moment, je ne suis pas rassurée car il m’avait déjà dit la même chose lors de sa précédente venue.

Juste après son passage, ma jument s’est retrouvé un peu plus sensible mais les jours qui ont suivi, le changement a été incroyable.

J’ai tenté de ne plus mettre les hipposandales lors de ses promenades à pieds, tout évitant les cailloux. Ma jument ne boitait pas et marchait plutôt correctement ! J’ai même tenté une balade sur béton, en ayant mes hipposandales Tubbeases de secours dans un Tote-bag, et tout s’est passé à merveille !

Je peux donc conclure que son dernier abcès encore sensible était le problème ! Encore une erreur de ma part ! Le podologue l’a soigné et ma jument pose enfin parfaitement sa jambe gauche à l’arrêt ! Cette jambe jamais stable…

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Tout se passe très bien donc je décide de faire venir l’ostéopathe pour réparer la bête maintenant qu’elle peut marcher pieds nus presque normalement !

Elle a surtout bien repris physiquement, en moins d’un mois, depuis que ses pieds vont mieux. Elle va donc pouvoir bientôt reprendre le travail.

Lors de son passage, l’ostéopathe m’explique que le pied antérieur droit, malgré la partie de son talon en moins, est bien plus renforcé que le gauche. Il faudra beaucoup de temps avant que le gauche se renforce. Mais il reste positif et dit que ma jument pourra reprendre le travail doucement.

Cela fait presque 4 mois d’arrêt, c’est, il me semble, une consigne cohérente.

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Je ne remonte pas tout de suite car je veux tester encore ma pieds nus.

Tout se passe très bien, beaucoup de balade à pieds, aucune boiterie, un pas allant et même beaucoup de bêtises quand la jument s’agite sur bitume !

Je suis très confiante, j’ai l’impression que ma jument n’aura pas besoin d’avoir des hipposandales. Sauf si haut niveau d’endurance…

Je me suis même retrouvée à devoir marcher sur des cailloux par manque de choix et ma jument n’avait plus l’air de marcher sur des œufs. Bien que, pour l’instant, je continue de les éviter.

 

 

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Après plusieurs jours avec une jument bien dans ses pieds, ne pouvant pas longer comme je le souhaite (cf article sur la longe et les chevaux dits difficile, à venir), j’ai tenté de la monter et tout s’est très bien passé. Elle peut donc reprendre le travail en carrière tranquillement, sans hipposandales, pieds nus et, je continue les longues sorties extérieurs à pieds.

Quand elle aura repris sa forme sportive – Elle doit déjà l’avoir vu ses bêtises au pré humhum- , je tenterai enfin ma première balade montée, pieds nus. Je ne suis pas pressée car j’adore les balades à pied (cf article sur les bienfaits des balade à pieds à venir ).

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Pour conclure cet article, je peux enfin le dire, ma PS peut être pieds nus et cela se passe bien ! Elle a rattrapé son retard et semble au même niveau que les autres chevaux en transition pieds nus.

Hâte de finir le 5e mois pour le troisième passage du nouveau podologue. Cinquième passage, tous podologues confondus !

 

Pour connaitre la suite, c’est ici !

On essaye les hipposandales !

Vaste sujet les hipposandales…

Cliquez ici pour connaître mon opinion sur ces dernières pour la pratique « loisir » (article à venir).

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Après de nombreuses recherches, je tente d’acheter des hipposandales. Le prix est extrêmement élevé ! Quand je vois le prix des chaussures pour humains qu’on use moins vite, je suis assez choquée.

Exemple de prix pour celles que je souhaitais : plus de 200 euros la paire de Renegade !

 

Hipposandales Renegade

 

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Pour choisir mes hipposandales, j’ai appelé le site SOS sabots car j’ai lu partout que c’est le meilleur moyen d’être conseillé. Contrairement à tout ce que j’ai entendu, je n’ai pas eu de conseils utiles. Rien de plus que ce que j’ai lu sur les divers forums. Je pense d’ailleurs que la vendeuse aurait dû me dire de ne rien acheter vu que les pieds de ma jument n’ont pas encore leur taille définitive. Passons…

Elle m’a conseillé les seuls hippos que je redoutais: les Ultra Jogging All Terrain

 

 

Ces hippos sont, pour moi, les plus moches du marché, bien que tout aussi chers que ses concurrentes designs.

Le grand avantage de ces hippos est qu’elles n’ont pas besoin d’être réglées parfaitement à la taille du sabot car se mettent comme des chaussures. Si on ferme bien les scratchs, les chaussures tiennent même si le sabot ne fit pas au millimètre près.

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Avant de me lancer dans cet achat conséquent, et surtout, car elles n’étaient pas en stock – aujourd’hui je remercie le destin, cela aurait été un gros regret  ! -, j’ai demandé à une propriétaire qui a, par le plus grand des hasards, la marque exacte conseillée de la taille exacte conseillée (13 slim), de me les prêter pour les essayer sur ma jument. Très gentille de sa part, elle accepte. Je me dis sur le moment que j’ai une chance de dingue malgré tous les problèmes de ma jument !

En les essayant, le miracle est là ! Ma jument ne boite plus du tout, ne marche plus sur des œufs, elle redécouvre la marche ! Son énergie réapparaît ! C’est de la magie !

Je peux faire enfin une conclusion qui me réjouit : elle n’aura pas besoin de retrouver des fers! Les hipposandales seront la solution ?

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Les jours défilent avec ces hippos et tout va bien. On recommence à faire de longues sorties. Les sorties sont à pieds car la jambe gauche de ma jument ne semble toujours pas prendre appui normalement. Si on pousse son genoux, il se pli directement. J’ai du mal à savoir quoi penser.

Malgré cela ma jument redécouvre la vie et je suis positive.

Je regrette cependant toutes mes actions passées. Je regrette d’avoir mis autant de temps à agir !

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En attendant que ma jument ait une taille de pied définitive, j’ai décidé de lui acheter des hippos de secours de la marque Tubbease. 20 euros au lieu de 200 c’est quand même plus facile pour prendre une décision.

 

 

Ce ne sont pas des hippos pour travailler mais pour marcher à pieds. Ma jument y est aussi à l’aise que dans les hippos ultra jogging. La vraie fonctionnalité de ces hippos est que ce sont des chaussures de soins lors d’abcès ou autres problèmes.

Avant d’avoir mes Tubbeases, j’ai créé des chaussons avec un tapis de yoga et du scotch. Je les ai très mal fait mais je trouve qu’ils ont bien soulagé ma jument qui n’est toujours pas à l’aise pieds nus.

Ces chaussons me permettent de décaler mon projet d’achat d’hipposandales qui n’est pas une décision à prendre à la légère.

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Ces dernières semaines de tests m’ont fait me poser une multitude de questions sur les hipposandales et je réalise qu’il n’est peut-être pas nécessaire d’en acheter maintenant. J’espère même que je n’aurai jamais à en acheter.

Sauf si on se met à faire de l’endurance de 60km et plus. Ce qui a peu de chance d’arriver vu qu’on n’en fait jamais … Même pas des 20km… Sans camion, on ne peut pas faire grand chose… Et les weekends à 200 euros pour gagner un licol, j’ai assez donné dans le passé…

 

 

***

Quand je vois tous les chevaux pieds nus sans hippos, je ne vois pas pourquoi la mienne n’en serait pas capable… Ah si, c’est une Pur sang…

La suite est ici !

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