Quand j’étais plus jeune, je pensais que le cheval idéal était un cheval facile. Un cheval qui ne refusait jamais rien, qui restait calme en toutes circonstances, qui acceptait tout ce qu’on lui demandait, …
Aujourd’hui, je ne suis plus certaine que ce soit une bonne définition.
On parle souvent du cheval parfait comme d’un cheval qui ne pose aucun problème. Pourtant, un cheval qui ne réagit jamais n’est pas forcément un cheval qui va bien.
Un cheval est censé avoir des préférences, réagir à son environnement, montrer lorsqu’il est stressé, inconfortable ou simplement en désaccord avec quelque chose.

Après tout, si nous voulons un partenaire, il faut aussi accepter que ce partenaire ait parfois quelque chose à nous dire. Si un cheval ne montre jamais rien, la question mérite parfois d’être posée : est-ce qu’il va vraiment bien ou a-t-il simplement appris que ses réactions ne changeaient rien ?

Je ne dis pas qu’un cheval calme est un cheval malheureux. Heureusement, certains chevaux sont naturellement posés et parfaitement bien dans leurs sabots. Mais je pense que nous devrions arrêter de considérer l’absence totale de réaction comme un idéal.
Personnellement, je préfère un cheval qui me montre ce qu’il ressent. C’est parfois moins pratique.
Ma jument me le rappelle régulièrement…

Mais au moins, je sais que je partage ma vie avec un partenaire et pas avec un outil. Et finalement, c’est peut-être ça qui compte le plus pour moi.
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