Première vraie balade montée et conclusion sur le passage pieds nus de mon cheval

Nous arrivons au cinquième mois pieds nus de ma jument. Ma demi-pensionnaire a commencé à retravailler ma jument une à deux fois par semaine, 30 minutes, en carrière, depuis deux/trois semaines. Tout a l’air de bien se passer, pas de boiterie en vue.

En ce qui me concerne, j’ai continué de favoriser ses sorties à pieds sur le bitume.

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Voilà qu’après ces moments paisible, on me propose une grosse sortie en extérieur. J’accepte car je pourrais toujours descendre et mettre les Tubbeases de secours en cas de problème. En revanche, je ferais directement demi-tour si on ne prend que des chemins caillouteux.

L’avant veille de la balade, ma jument semble bien plus sensible qu’à ses bons jours, pour aller sur l’air de pansage. La route pour y accéder est faite de cailloux Je sens que je vais annuler cette balade… Je prends le risque de la seller car je voudrais voir comment elle est à la monte, en carrière sur sable, avant de l’emmener en extérieur montée.

Je monte 30 minutes. Elle est plus que parfaite. Aucun signe de mal-être des pieds, une énergie débordante et une jument très à l’écoute, pour une fois…

D’autre problèmes équestres sont là : possible dissymétrie et jument qui tire vers le bas, mais ce n’est pas le sujet de cet article…

Je n’ai pas à me plaindre, j’ai sûrement beaucoup moins de problème que la moitié des cavaliers. Ma jument est allante et est en place aux trois allures, juste en tendant les rênes. Malgré mon gros problèmes de mains…

Le test de monte s’avère concluant, je vais tenter la balade !

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Heureusement pour ma jument, ayant un empêchement personnel, je ne ferai que la moitié de la balade, soit deux heures aller/retour, incluant du trot et du galop sur herbe. C’est parti !

La balade n’est, étonnement, composée que d’herbe et d’asphalte. Il n’y a pas un brin de cailloux, sauf sur un passage piéton. Un rêve pour mon cheval pieds nus!

Motivée par les autres copains chevaux, malgré sa sensibilité toujours présente sur cailloux, j’oublie complètement que c’est une nouvelle pieds nus et qu’on vient de reprendre le travail. J’ai le droit à une jument allante, rapide et non hésitante. Le béton lui fait vraiment un bien fou. Elle trotte et galope sur herbe aisément.

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Je peux donc conclure, qu’après cinq mois pieds nus, ma jument peut enfin travailler normalement ! Enfin ! Je retrouve encore une sensibilité sur cailloux mais je les évite. Elle peut sortir en extérieur et en carrière, aux trois allures, sans sensibilité, sans boiterie, sans gêne ! C’est un miracle !

 

 

Je suis ravie ! Ces derniers temps ont été très facile, avec une amélioration exponentielle : le passage pieds nus de ma jument semble réussi et se passe à merveille.

Je ne pense même plus à acheter des hipposandales. J’espère que cela va continuer. Je croise les doigts…

Un nouveau podologue devrait passer fin juin, j’ai hâte d’avoir son avis. Entre son passage et mon stage, je ne sens que du positif pour l’évolution des pieds de ma jument !

La suite ici !

Difficile de trouver un bon podologue disponible !

Le jour était venu de parer les pieds de ma jument, le rendez-vous était pris avec le podologue mais, ce dernier a annulé son passage… C’est une propriétaire de mon écurie qui me l’a informé, une heure avant le rendez-vous. Il aurait eu un accident avec un cheval le matin même. J’apprendrais plus tard que le problème est simplement que nous ne pouvons plus compter sur lui et qu’il ne compte plus venir. Indirectement encore une fois. Je ne pense pas avoir de ses nouvelles avant longtemps. C’est dommage, c’était un très bon podologue.

MAJ article : deux mois plus tard, je n’ai toujours pas eu de nouvelles et maintenant que je m’y connais un peu, je ne suis pas fan de ses méthodes. Bien heureuse de ne plus l’avoir en podologue.

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Voilà cinq semaines que ma jument avait été parée, le rendez-vous était pris en fonction des disponibilités du podologue, les pieds avaient bien poussés, un peu trop, je ne savais toujours pas râper, et ma jument s’est retrouvée sans podologue. Le pire moment pour elle !

La raison, qui m’avait fait hésiter à passer ma jument pieds nus ces dernières années, s’est retrouvée au premier plan. Pourquoi passer son cheval pieds nus si on ne trouve personne pour s’en occuper ? Au moins, on ne manque pas de maréchaux ferrants !

J’attends ainsi le stage de PEL, auquel je me suis inscrite, avec impatience. Je pourrais, sur le moyen terme, savoir parer ma jument moi-même.

Heureusement pour ma jument, une personne de mon écurie me dit qu’elle sait parer et accepte de me dépanner. Vu les compliments que le bon, mais non fiable, podologue avait fait sur les pieds de sa jument, je sais que je peux lui faire confiance. J’accepte avec plaisir.

Un petit comparatif avant/après :

  

 

 

Je suis toujours une novice mais le travail me semble bon et ma jument marche correctement, pour ne pas dire toujours aussi bien. Je la remercie vivement.

Cette propriétaire a, de plus, trouvé un nouveau podologue qui a l’air excellent. J’espère qu’il aura du temps pour s’occuper des chevaux de notre écurie.

Ce qui est dommage, est que je suivait les conseils du podologue non fiable pour m’occuper de ma jument. Maintenant, je ne sais plus trop quoi faire. J’écoute et observe ma jument… Elle semble aller bien. J’ai peur d’aller trop vite, trop loin et qu’elle se remette à boiter.

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En attendant, les balades en main se passent toujours à merveille, elle semble un peu sensible sur cailloux mais il faut la connaître pour le savoir. Elle travaille montée, en carrière, sur de courtes séances, une à deux fois par semaine. Elle n’a aucune boiterie.

Puis-je partir en balade monté ? Je compte tenter… J’ai envie de savoir. J’espère que ce ne sera pas une erreur de cavalière qui veut toujours tout trop vite…

 

 

Je me dis qu’elle galope assez dans son pré et qu’elle doit être capable de faire une petite balade montée avec un peu de trot. Nous verrons…

Pour connaître la suite, c’est ici !

Lean on Pete, un film coup de coeur

Lean on Pete, un film coup de coeur

 

Lean on Pete (Film en français : La route sauvage)

2017 (sortie en avril 2018 en France)

de Andrew Haigh

avec Charlie Plummer, Chloe Sevigny, Travis Fimmel, Steve Buscemi.

 

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De temps en temps, quand je verrai ou lirai un bon livre en rapport avec le monde du cheval, je le partagerai ici. Je ne me prétends pas critique professionnelle mais j’aime partager de belles découvertes.

Le dernier film en date que j’ai vu est « Lean on Pete ». Difficile de parler de ce film en évitant le spoil qui permet d’expliquer le fort impact qu’à eu ce film sur moi.

Pour les personnes qui l’ont vu, j’ai une petite anecdote : quand je laisse ma jument en liberté, je dis toujours que j’ai peur que cette dernière me fasse une « Lean on pete ». C’est devenu une expression tellement ce film m’a touché. Mais je laisserai cette phrase dans le flou total pour éviter tout spoil. À vous de voir le film…

 

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Ce film se passe dans l’Amérique profonde, dans l’Oregon. Nous suivons les aventures d’un jeune adolescent, Charley Thompson, 15 ans, pauvre, qui a besoin de travailler si jeune pour vivre. Ou plutôt survivre… Mère morte, père irresponsable et tante à l’autre bout des US : voilà toute sa grande famille.

Ce jeune garçon va se lier d’attachement à un cheval de course décrit comme rouillé : Lean on Pete.

Raconté ainsi, cela ressemble à une histoire banale pour jeune public mais, en essayant d’éviter le spoil, il va lui arriver quelque chose qui va l’obliger de voyager avec Lean on Pete.

 

 

Ce film montre les dessous de l’Amérique qu’on a la chance de ne pas connaître. La difficulté de vie, la dureté des milieux pauvres américains mais aussi, l’entraide. Il rappelle la chance qu’on a de vivre aussi sécurisé en France, sans le moindre effort, quand on ne rencontre pas d’imprévu, bien sûr. On ne souhaite que le bon pour ce jeune homme qui a la malchance de rencontrer tous les problèmes du monde. Peu d’adultes pourraient endurer son mode de vie.

Ce film est magnifique et prenant. D’un point de vu réalisation et scénariste, la qualité est plus que présente. Le film a d’ailleurs eu plusieurs prix et ses critiques ne sont pas à palire.

Il reste cependant inconnu du grand public français, comme tous les bons films indépendants passionnants qui manquent de budget marketing. Bien que je l’ai vu dans un Gaumont…

Pour comparer, il y le très bon Florida Projet dans le même style et le même univers mais, qui n’est pas du tout autour des chevaux. Ces films se font connaître aux US mais ont du mal à percer en France.

Je ne conseillerai d’ailleurs pas ce film qu’aux amateurs de chevaux. Même si ces derniers vont se retrouver beaucoup plus attachés à l’histoire, toujours à tout analyser et, en même temps, à se mettre à la place du héros, à s’attacher à ce dernier et surtout, à « son » cheval, Lean on Pete.

 

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Niveau film équins, j’avais trouvé Jappeloup très sympa et il était une de mes seules références de film équestre à voir. J’avais également apprécié le bon film Cheval de guerre de Steven Spielberg. C’est tout à ma connaissance…

Lean on Pete est bien au dessus niveau qualité. Plus indépendant, plus prenant, moins film où « tout est facile à la blockbuster », plus vrai quoi. C’est un film très profond sur la dureté de la vie. C’est passionnant et cela permet de se remettre en question sur les petits problèmes sans importances du quotidien.

 

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Foncez voir ce film autour de ce petit quater horse de course. Vous ne le regretterez absolument pas.

Attention, je préviens que c’est un film très dur. Âmes sensibles s’abstenir. C’est un film qui marque pour l’histoire mais aussi pour certaines scènes…

J’espère que je vous aurais convaincu.

 

On enlève les hipposandales !

Le podologue est passé 4 semaines après son premier passage et a trouvé que les pieds de ma jument poussaient très vite. Il avait l’air positif mais m’a montré qu’un de ses deux abcès n’avait pas été bien soigné. Il a mis du Hoof-Stuff et fait le parage.

Le Hoof-Stuff est une sorte de mastic naturel. Pour faire un résumé très simple : comme pour les murs, on en met là où il y a des trous. Il permet d’éliminer les bactéries et champignons et protège la zone atteinte tout en permettant la cicatrisation.

 

 

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Le podologue devra revenir dans 5 semaines et m’explique qu’il faudra encore 3 mois pour que tout soit parfait. Sur le moment, je ne suis pas rassurée car il m’avait déjà dit la même chose lors de sa précédente venue.

Juste après son passage, ma jument s’est retrouvé un peu plus sensible mais les jours qui ont suivi, le changement a été incroyable.

J’ai tenté de ne plus mettre les hipposandales lors de ses promenades à pieds, tout évitant les cailloux. Ma jument ne boitait pas et marchait plutôt correctement ! J’ai même tenté une balade sur béton, en ayant mes hipposandales Tubbeases de secours dans un Tote-bag, et tout s’est passé à merveille !

Je peux donc conclure que son dernier abcès encore sensible était le problème ! Encore une erreur de ma part ! Le podologue l’a soigné et ma jument pose enfin parfaitement sa jambe gauche à l’arrêt ! Cette jambe jamais stable…

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Tout se passe très bien donc je décide de faire venir l’ostéopathe pour réparer la bête maintenant qu’elle peut marcher pieds nus presque normalement !

Elle a surtout bien repris physiquement, en moins d’un mois, depuis que ses pieds vont mieux. Elle va donc pouvoir bientôt reprendre le travail.

Lors de son passage, l’ostéopathe m’explique que le pied antérieur droit, malgré la partie de son talon en moins, est bien plus renforcé que le gauche. Il faudra beaucoup de temps avant que le gauche se renforce. Mais il reste positif et dit que ma jument pourra reprendre le travail doucement.

Cela fait presque 4 mois d’arrêt, c’est, il me semble, une consigne cohérente.

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Je ne remonte pas tout de suite car je veux tester encore ma pieds nus.

Tout se passe très bien, beaucoup de balade à pieds, aucune boiterie, un pas allant et même beaucoup de bêtises quand la jument s’agite sur bitume !

Je suis très confiante, j’ai l’impression que ma jument n’aura pas besoin d’avoir des hipposandales. Sauf si haut niveau d’endurance…

Je me suis même retrouvée à devoir marcher sur des cailloux par manque de choix et ma jument n’avait plus l’air de marcher sur des œufs. Bien que, pour l’instant, je continue de les éviter.

 

 

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Après plusieurs jours avec une jument bien dans ses pieds, ne pouvant pas longer comme je le souhaite (cf article sur la longe et les chevaux dits difficile, à venir), j’ai tenté de la monter et tout s’est très bien passé. Elle peut donc reprendre le travail en carrière tranquillement, sans hipposandales, pieds nus et, je continue les longues sorties extérieurs à pieds.

Quand elle aura repris sa forme sportive – Elle doit déjà l’avoir vu ses bêtises au pré humhum- , je tenterai enfin ma première balade montée, pieds nus. Je ne suis pas pressée car j’adore les balades à pied (cf article sur les bienfaits des balade à pieds à venir ).

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Pour conclure cet article, je peux enfin le dire, ma PS peut être pieds nus et cela se passe bien ! Elle a rattrapé son retard et semble au même niveau que les autres chevaux en transition pieds nus.

Hâte de finir le 5e mois pour le troisième passage du nouveau podologue. Cinquième passage, tous podologues confondus !

 

Pour connaitre la suite, c’est ici !

On essaye les hipposandales !

Vaste sujet les hipposandales…

Cliquez ici pour connaître mon opinion sur ces dernières pour la pratique « loisir » (article à venir).

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Après de nombreuses recherches, je tente d’acheter des hipposandales. Le prix est extrêmement élevé ! Quand je vois le prix des chaussures pour humains qu’on use moins vite, je suis assez choquée.

Exemple de prix pour celles que je souhaitais : plus de 200 euros la paire de Renegade !

 

Hipposandales Renegade

 

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Pour choisir mes hipposandales, j’ai appelé le site SOS sabots car j’ai lu partout que c’est le meilleur moyen d’être conseillé. Contrairement à tout ce que j’ai entendu, je n’ai pas eu de conseils utiles. Rien de plus que ce que j’ai lu sur les divers forums. Je pense d’ailleurs que la vendeuse aurait dû me dire de ne rien acheter vu que les pieds de ma jument n’ont pas encore leur taille définitive. Passons…

Elle m’a conseillé les seuls hippos que je redoutais: les Ultra Jogging All Terrain

 

 

Ces hippos sont, pour moi, les plus moches du marché, bien que tout aussi chers que ses concurrentes designs.

Le grand avantage de ces hippos est qu’elles n’ont pas besoin d’être réglées parfaitement à la taille du sabot car se mettent comme des chaussures. Si on ferme bien les scratchs, les chaussures tiennent même si le sabot ne fit pas au millimètre près.

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Avant de me lancer dans cet achat conséquent, et surtout, car elles n’étaient pas en stock – aujourd’hui je remercie le destin, cela aurait été un gros regret  ! -, j’ai demandé à une propriétaire qui a, par le plus grand des hasards, la marque exacte conseillée de la taille exacte conseillée (13 slim), de me les prêter pour les essayer sur ma jument. Très gentille de sa part, elle accepte. Je me dis sur le moment que j’ai une chance de dingue malgré tous les problèmes de ma jument !

En les essayant, le miracle est là ! Ma jument ne boite plus du tout, ne marche plus sur des œufs, elle redécouvre la marche ! Son énergie réapparaît ! C’est de la magie !

Je peux faire enfin une conclusion qui me réjouit : elle n’aura pas besoin de retrouver des fers! Les hipposandales seront la solution ?

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Les jours défilent avec ces hippos et tout va bien. On recommence à faire de longues sorties. Les sorties sont à pieds car la jambe gauche de ma jument ne semble toujours pas prendre appui normalement. Si on pousse son genoux, il se pli directement. J’ai du mal à savoir quoi penser.

Malgré cela ma jument redécouvre la vie et je suis positive.

Je regrette cependant toutes mes actions passées. Je regrette d’avoir mis autant de temps à agir !

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En attendant que ma jument ait une taille de pied définitive, j’ai décidé de lui acheter des hippos de secours de la marque Tubbease. 20 euros au lieu de 200 c’est quand même plus facile pour prendre une décision.

 

 

Ce ne sont pas des hippos pour travailler mais pour marcher à pieds. Ma jument y est aussi à l’aise que dans les hippos ultra jogging. La vraie fonctionnalité de ces hippos est que ce sont des chaussures de soins lors d’abcès ou autres problèmes.

Avant d’avoir mes Tubbeases, j’ai créé des chaussons avec un tapis de yoga et du scotch. Je les ai très mal fait mais je trouve qu’ils ont bien soulagé ma jument qui n’est toujours pas à l’aise pieds nus.

Ces chaussons me permettent de décaler mon projet d’achat d’hipposandales qui n’est pas une décision à prendre à la légère.

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Ces dernières semaines de tests m’ont fait me poser une multitude de questions sur les hipposandales et je réalise qu’il n’est peut-être pas nécessaire d’en acheter maintenant. J’espère même que je n’aurai jamais à en acheter.

Sauf si on se met à faire de l’endurance de 60km et plus. Ce qui a peu de chance d’arriver vu qu’on n’en fait jamais … Même pas des 20km… Sans camion, on ne peut pas faire grand chose… Et les weekends à 200 euros pour gagner un licol, j’ai assez donné dans le passé…

 

 

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Quand je vois tous les chevaux pieds nus sans hippos, je ne vois pas pourquoi la mienne n’en serait pas capable… Ah si, c’est une Pur sang…

La suite est ici !

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