Quelles friandises donner à son cheval : conseils et erreurs à éviter

Pourquoi donner des friandises à son cheval?

Il existe une multitude de raisons valables pour donner des friandises à son cheval. Il n’y a pas besoin de se justifier : même simplement vouloir lui faire plaisir est une bonne raison. Dans certaines situations, on peut même dire qu’elles sont nécessaires. Le cheval ne comprendra pas toujours la récompense si elle est donnée au mauvais moment, mais lorsqu’elle est bien utilisée, la friandise peut être extrêmement efficace pour obtenir ce que l’on souhaite, sans recourir à un moyen de pression négatif, ni pour lui, ni pour nous. C’est ce que l’on appelle le renforcement positif.

 

Heart Love GIF by Pudgy Penguins

 

Le principe est simple : le cheval fait quelque chose que vous souhaitez, hop, une friandise immédiate, et il comprendra très vite ce qu’il doit faire pour en obtenir une nouvelle. On peut ainsi lui apprendre des « tours de cirque », mais aussi des choses plus courantes comme des exercices de dressage, entrer dans un van, donner les pieds à la simple demande, etc. Avec des friandises, presque tout est possible, surtout si le cheval est gourmand.

Les friandises peuvent aussi être utiles face à des blocages. Par exemple, si un cheval a peur de passer sur un chemin, utiliser sa friandise préférée pour l’attirer peut débloquer la situation. Autre exemple : une friandise pour attirer un cheval qui ne se laisse pas attraper. La gourmandise fonctionne très bien dans ce genre de cas !

Ainsi, les friandises ne servent pas uniquement à faire plaisir, mais constituent également un outil très pratique (et non vicieux) pour obtenir gain de cause avec son cheval.

Il est donc tout à fait normal d’y avoir recours… Cependant, il ne faut pas exagérer, et tout n’est pas bon à donner. Les chevaux, comme nous, ont besoin d’une alimentation raisonnée et adaptée. Et cela peut devenir difficile dans un monde de surconsommation, je vous l’accorde.

 

TV gif. Kaliko Kauahi as Sandra from Superstore looks overencumbered walks through a parking lot with her hands full of shopping bags. She drops some bags and stops, staring at them on the ground.

 

Le piège de la société de consommation

Qui n’a jamais eu envie d’acheter ces énormes pots de 5 kg de friandises colorées au salon du cheval ? Comment résister face à une offre si attractive et amusante ? C’est très difficile ! Et qui n’a jamais été tenté par les gros paquets de friandises Fouganza qui sentent bon ? (D’ailleurs, ça se vend encore, ça ?) Comme beaucoup de cavaliers, j’étais attirée par le prix, les bonnes odeurs et les belles couleurs. Jusqu’à ce que… je devienne propriétaire de mon propre cheval. Cela m’a poussée à me remettre sérieusement en question.

C’est cool de faire des économies, c’est pratique d’avoir un stock, mais… c’est beaucoup moins cool pour la santé de nos chevaux.

 

TV gif. Alf laying up on a couch, surrounded by pillows and blankets and many different bottles of cold medicine, sneezing into a tissue.

 

Éviter les AUT (aliments ultra transformés)

Pour nourrir un cheval, il faut se poser les mêmes questions que pour nourrir un être humain. Qu’est-ce qui est vraiment le mieux pour lui ? La règle est très simple : il ne faut pas donner d’aliments ultra transformés (AUT) à nos chevaux. Nous, les humains, avons le choix de consommer n’importe quoi, quitte à en subir les conséquences (cancers, obésité, inflammations diverses et autres maux). Mais imposer cela à son cheval ? C’est un grand non.

Donc, si vous ne comprenez pas la liste des ingrédients de la friandise, mieux vaut ne pas la donner. Aujourd’hui, les marques font de plus en plus d’efforts pour améliorer leurs produits, mais un problème persiste : le sucre. Ce fléau, bien que nécessaire en petites quantités pour la survie, reste ultra addictif et nocif en trop grande quantité.

 

Age Of Mythology Cheer GIF by Xbox

 

Éviter le sucre

Le sucre, en tant que friandise pour un cheval, est complètement inutile. Il en consomme déjà naturellement dans l’herbe, grâce à ses enzymes qui digèrent les fibres différemment de nous, humains.

À de rares occasions, cela peut être envisageable, mais sincèrement, il vaut mieux éviter tout ce qui contient du sucre sous quelque forme que ce soit, tant que c’est possible. Notamment la fameuse mélasse que l’on retrouve partout dans l’alimentation des chevaux. Les fruits font également partie du problème : les pommes bien sucrées, par exemple, sont caloriques et peuvent vite poser problème si elles sont données en excès.

L’alimentation des chevaux étant déjà compliquée à équilibrer, le plus simple est de partir du principe que le sucre, c’est non.

 

Muppets gif. Kermit the Frog sits at a desk with his feet up, holding a phone in one hand and shaking his head in disbelief.

 

La quantité

Donner une friandise en guise de récompense, c’est tout à fait acceptable, mais… il y a une limite. Il ne faut pas donner une carotte toutes les cinq secondes, cela va de soi. J’exagère avec cet exemple, mais vous voyez où je veux en venir. Il faut rester raisonnable et donner en petite quantité.

Si vous avez besoin d’encourager votre cheval, quelle que soit la raison, coupez de petits morceaux de carottes. Il sera tout aussi content sans avoir besoin d’être « gavé ». Trop de friandises, même naturelles, peuvent être problématiques. La modération est essentielle.

 

Muppets gif. Kermit the Frog sits at a desk with his feet up, holding a phone in one hand and shaking his head in disbelief.

 

Conseils pour bien choisir et bien faire

Résumons : les aliments ultra transformés (AUT), le sucre et les quantités excessives sont les trois éléments qui doivent nous faire peur (à nous aussi, humains, d’ailleurs, même si cet article n’est pas là pour aborder nos propres troubles alimentaires… désolée par avance, mais si je n’étais pas concernée, cet article n’existerait sans doute pas).

Alors, que faut-il donner en friandises ? Le plus simple, c’est de donner des légumes. Le meilleur reste la carotte : c’est pratique, peu cher, et adoré par quasiment tous les chevaux. Votre cheval sera parfaitement heureux avec des carottes uniquement. Il n’a pas besoin de diversifier son microbiote comme nous. D’ailleurs, la régularité dans son alimentation est conseillée pour éviter tout trouble digestif. C’est l’inverse de nous, mais pour des raisons bien différentes.

Vous pouvez également donner d’autres légumes comme le céleri, le navet, le concombre, la betterave, le fenouil ou la courgette. Cela peut demander un peu plus d’organisation, mais c’est tout à fait possible.

Attention cependant : comme pour certaines plantes, certains légumes peuvent être toxiques pour les chevaux, comme les pommes de terre, les oignons ou les poireaux. Il est toujours préférable de vérifier une liste exhaustive (Google peut être utile pour cela) avant de diversifier leurs friandises.

Une autre option intéressante est d’utiliser les compléments minéraux et vitaminiques (CMV). Si votre cheval est gourmand, la meilleure façon de lui donner ses CMV peut être sous forme de récompenses, ce qui permet d’associer utilité et plaisir. Il recevra ainsi les apports nécessaires pour une santé optimale tout en appréciant ses friandises.

Dans ce cas, il est essentiel de respecter les recommandations en matière de dosage pour éviter tout excès ou déséquilibre. Les CMV ne doivent pas être pris à la légère. Et, comme pour tout produit, le must reste de comprendre la liste des ingrédients afin de s’assurer de leur qualité.

 

Disney Aladdin GIF

 

Conclusion

Donner des friandises à son cheval peut être un vrai plaisir, tant pour lui que pour vous, à condition de rester raisonnable. Privilégiez les aliments simples et naturels comme les légumes, évitez les produits transformés et sucrés, et pensez toujours à modérer les quantités. En respectant ces principes, vous prendrez soin de sa santé tout en renforçant votre complicité.

À très vite pour le prochain article !

Pourquoi le monde du cheval n’évolue pas : quand les vieilles pratiques persistent et que les nouveautés sont dangereuses Partie 2/2

Stop ! Avez-vous lu la première partie ? Elle est disponible ici. Elle est essentielle pour comprendre la suite et fin de cet article.

Dans la précédente, j’énumérais la multitude de choses qui ont peu ou pas évolué dans le monde du cheval. Mais je n’ai pas encore parlé des vrais changements car… il y en a eu. Je n’ai pas non plus expliqué en détail pourquoi les choses ne bougent pas assez vite. Nous y arrivons. Attention, cette partie risque de provoquer quelques réactions. J’énumère des faits et j’analyse des situations. Vous êtes libres de ne pas être d’accord, mais les insultes ne seront pas acceptées si vous n’appréciez pas ce que vous lisez. Car oui, je vais dire des choses que je ne devrais peut-être pas dire si je ne voulais pas me faire critiquer par la filière équine.

 

TV gif. Kermit the Frog from The Muppets chews on his frog fingers as if he has fingernails and trembles in fear.

 

Les changements qui vont dans la mauvaise direction

Il y a eu des changements rien qu’en 20 ans dans l’équitation ! Beaucoup de pratiques restent ancrées, mais de nombreuses nouveautés ont aussi émergé. Certaines sont rejetées par une grande partie des cavaliers, tandis que d’autres sont, malheureusement, trop facilement acceptées alors qu’elles ne devraient pas l’être. On peut parler de phénomènes de mode, mais aussi d’une nouvelle approche du bien-être animal. De plus en plus de personnes comprennent qu’il faut mettre son cheval au pré, lui fournir les soins nécessaires, une alimentation adaptée, et qu’il n’y a pas forcément besoin de fers, de mors, etc. Cela semble être de plus en plus répandu.

Cependant, ces cavaliers sont souvent qualifiés d’ »extrémistes », en partie parce qu’ils peuvent se montrer assez agressifs dans leurs critiques des méthodes qui ne correspondent pas aux leurs. En conséquence, au lieu de promouvoir positivement ces bonnes pratiques, certains provoquent des résistances et bloquent l’évolution de l’équitation dans la bonne direction. C’est bien dommage.

Par contre, de manière étonnante, il y a des pratiques douteuses qui se répandent dans le monde du cheval et cela commence à devenir inquiétant…

 

SpongeBob SquarePants gif. SpongeBob holds his hands to his ears, blinking and sweating and gritting his teeth with anxiety.

 

La popularité des pratiques mystiques

J’appelle « pratiques mystiques » tout ce qui n’est pas reconnu par la science. Qu’est-ce qui n’est pas reconnu par la science ? Les pratiques dont les études ne sont pas reproductibles à grande échelle. Pour vulgariser de manière très simple : on teste une pratique placebo face à la pratique que l’on veut évaluer. Si les différences sont significatives, on valide la pratique, sinon, elle devient aussi utile qu’un placebo. Je parle, par exemple, ici de l’ostéopathie, ici de la communication animale ou encore ici de l’homéopathie.

Ces dernières années, je vois de plus en plus de personnes faire appel à la communication animale, aux magnétiseurs, au shiatsu, à l’acupuncture, à l’ostéopathie, etc. J’en oublie sûrement beaucoup, et je suis très inquiète de constater qu’il y a de moins en moins de cavaliers qui réalisent que ces pratiques ne sont pas vraiment efficaces. Pire encore, elles peuvent parfois devenir dangereuses.

 

Movie gif. Coraline from the movie Coraline rubs her hands down her face with worry.

 

Les dangers de ces approches 

Le principal problème de ces approches réside parfois dans l’incompétence professionnelle : un ostéopathe qui fait n’importe quoi, un acupuncteur qui pique n’importe comment, etc. Mais ce sont des erreurs humaines, et en général, ces métiers sont plutôt inoffensifs dans leur pratique. Un bon massage peut rarement faire du mal, et même apporter du bien-être. Appelez cependant un masseur, c’est moins cher… Je ne vais donc pas m’attarder sur les erreurs humaines, qui restent rares dans ces professions.

Le vrai problème est ailleurs : un retard considérable dans les soins vétérinaires. Car oui, aujourd’hui, si un cheval est bloqué, on appelle d’abord l’ostéopathe, on fait une communication animale, et le vétérinaire devient le dernier recours. Mais soyons clairs : l’homéopathie ne guérira jamais une infection qui nécessite des antibiotiques. L’infection se propagera, le petit problème deviendra grand, et il sera parfois trop tard… Le vétérinaire devrait toujours être le premier interlocuteur, mais avec tous ces nouveaux métiers, beaucoup de propriétaires prennent de mauvaises décisions pour leurs chevaux. Même s’il n’y a presque jamais de mauvaises intentions (hormis chez certains vrais charlatans), c’est bien dommage. Et je ne sais pas comment stopper ce changement qui s’est répandu à une vitesse exponentielle.

Donc alors, d’accord, les métiers dans l’équitation évoluent, mais pourquoi certaines pratiques ne changent-elles toujours pas ?

Je l’avais rapidement abordé dans la première partie et nous allons, ici, détailler les raisons liées à l’incohérence fondamentale et à l’impact économique.

 

story of stuff power GIF

 

Une incohérence fondamentale

Nous aimons les chevaux, mais en les montant, nous les exploitons. C’est un fait. Un fait difficile à accepter. Les biais cognitifs… Nous devenons alors incohérents en cherchant à assurer le bien-être animal tout en poursuivant notre propre plaisir. Je fais moi-même partie de cette incohérence. Prendre conscience de cela est une chose, mais changer est beaucoup plus compliqué…

Quand on veut augmenter les hauteurs des barres, obtenir des résultats en concours, rendre son cheval tout beau pour une épreuve de dressage, ou prendre du plaisir en course ou en endurance, on peut dire qu’on aime nos chevaux (et c’est vrai !), mais on les exploite malgré tout. Nous prenons plaisir dans le sport, et non plus dans le cheval. Certes, on a compris que la violence avec la cravache est à éviter, mais les coups de talons et les éperons restent encore bien trop présents sur les terrains de concours. Rien ne change, car il est difficile d’admettre, qu’en réalité, on ne devrait peut-être même pas monter nos chevaux.

Le cheval doit rester mince, être en excellente forme physique, ferré, etc., pour nous, et non pour lui. Nous le gardons au box pour éviter qu’il ne se blesse ou ne se salisse avant un concours… Il pourrait faire trop de bêtises au pré. Nous devenons alors incohérents dans notre pratique du sport. J’ai beaucoup évolué sur ce sujet, mais je continue de monter ma jument, soi-disant pour qu’elle garde la ligne une fois par semaine. Mais, au fond de moi, n’est-ce pas simplement parce que j’aime monter ? Ai-je du mal à évoluer moi-même, et est-ce pour cela que le domaine du cheval n’évolue pas assez ?

Cette remise en question est très inconfortable, et peut-être que changer les choses signerait la fin de l’équitation telle qu’on la connaît.

 

Happy Fun GIF by Ahlan Simsim

 

Un fort impact économique

La filière équine… Plus d’un million d’équidés en France, 3e sport national, 9,6 milliards d’euros de paris sportifs, 11 milliards d’euros de flux financiers générés, plus de 66 000 emplois en activité principale (source). C’est une industrie importante, elle est énorme !

Comment changer cela ? Comment pourrions-nous dire : « Rasons tous les boxes des centres équestres, éliminons tous les emplois qui deviendraient inutiles, arrêtons de trop solliciter nos chevaux » ? On ruinerait tellement de personnes. Que ferions-nous de tous ces chevaux ? Que faire de l’élevage ? Changer les choses drastiquement pour le bien-être animal reviendrait à détruire l’économie tout entière. Ne serait-ce pas là la raison principale du manque de changement ? La rigidité d’un secteur ancré depuis de nombreuses années. Alors oui, la technologie évolue, même dans ce domaine, mais il y a encore beaucoup trop d’éléments plus simples qui ne sont pas prêts de changer.

J’espère que cette analyse vous amènera à vous poser les bonnes questions sur l’évolution du monde équestre. Le changement est nécessaire, même s’il est difficile. À très vite pour le prochain article !

Pourquoi le monde du cheval n’évolue pas : quand les vieilles pratiques persistent et que les nouveautés sont dangereuses – Partie 1/2

Le monde évolue, le monde change. Certains changements sont positifs, d’autres moins. Certains sont discrets, d’autres sont radicaux. Les gens n’aiment pas le changement, se plaignent, mais souvent, finissent par s’adapter. Comparons simplement les années 2000 aux années 2020 : entre l’essor de l’IA et des réseaux sociaux, nous ne vivons plus du tout la même vie.

 

The Jetsons Television GIF

 

Pourtant, il y a un univers dans ce monde qui n’a pas l’air de changer assez vite : le monde du cheval. Quand je compare le centre équestre de mon enfance à aujourd’hui, je suis choquée par le peu d’évolution. Je ne comprends pas. Et pourtant, c’est l’un des centres équestres qui a le plus changé. J’y ai vu quelques petits changements agréables comme l’utilisation d’un mini-escalier pour éviter de casser le dos des chevaux, la réduction des heures de travail, ou encore la mise au paddock, et pas seulement en été. C’est mieux que rien, et c’est déjà pas mal. Mais en attendant, les chevaux sont maigres, vivent au box, ne mangent pas assez et travaillent trop.

Les cavaliers se concentrent toujours sur l’esthétique, cherchant le plus joli des tapis au lieu d’essayer de monter leur cheval mou sans éperons. Pourquoi ? Et j’ai une autre question : pourquoi les « nouveautés » dans ce monde sont-elles souvent mystiques ? Entre la communication animale, l’ostéopathie, l’homéopathie, pourquoi autant de pratiques réfutées (aujourd’hui) par la science ? Beaucoup de questions auxquelles nous allons essayer de répondre. Je ne garantis pas que nous aurons de bonnes réponses, mais nous allons analyser tout cela.

 

Analyse Big Brother GIF by Channel 7

 

Les vieilles pratiques qui persistent

Combien de vieilles pratiques sont encore beaucoup trop répandues ? Je n’ose les compter, mais vous allez voir qu’elles sont encore bien trop souvent considérées comme normales dans le monde du cheval.

 

L’environnement du cheval

Si vous lisez mes articles depuis un moment, vous savez ce qui, pour moi, constitue un environnement idéal pour un cheval. Il y a trois fondamentaux : un cheval doit pouvoir bouger librement, sociabiliser, et manger en continu. S’il a tout cela, son environnement est adapté. Pas parfait, car on peut toujours améliorer, mais au moins adapté à son bien-être de base. 

C’est assez simple, pourtant… Il existe encore beaucoup trop de box en France. Beaucoup trop de personnes n’offrent pas ces trois éléments essentiels à leurs chevaux.

Les croyances perdurent, les gens projettent leurs propres besoins de confort sur leurs chevaux. Un box, c’est plus chaud, plus doux. Mais pendant ce temps, dans son box, un cheval ne peut ni être avec ses congénères, ni bouger, ni manger librement. Il mange d’ailleurs souvent trop de céréales, alors qu’il devrait consommer davantage de fibres.

Le box est néfaste pour sa santé et son bien-être. Il suffit de regarder les troubles visibles qui en découlent : agressivité ou apathie, tics, coliques, ulcères gastriques, maigreur, problèmes respiratoires. La liste est longue, et je ne parle même pas des problèmes invisibles.

 

Les méthodes d’entraînement

Comment se fait-il que les enrênements soient encore autant utilisés aujourd’hui, en 2024 ? Pourquoi voit-on encore, sur les terrains de concours club, autant de mors sévères, de gogues, d’éperons, etc. ? Je dirais que, grâce à l’arrivée de jeunes cavaliers, c’est dans ce domaine que l’on observe de nombreuses nouveautés (monte sans mors, en cordelette, etc.), mais ces innovations se limitent à quelques comptes Instagram. Et quand on sort de notre bulle idéale… Regardez les derniers JO de Paris, beaucoup de cavaliers n’ont toujours pas prévu de changer leurs mauvaises habitudes, notamment concernant l’usage des mors sévères. On continue de monter avec sévérité et/ou sans patience nos chevaux, et c’est bien dommage.

On sait aujourd’hui que la musculature d’un cheval évolue jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans, pourtant les débourrages commencent encore à 3 ans ! Trois ans ! Certains chevaux ressemblent encore à des poulains à cet âge. Et je ne parle même pas du monde des courses, où, sans vouloir exagérer, ils sont déjà considérés comme trop vieux à 3 ans… Oui, j’exagère un peu, mais les cycles classiques pour les chevaux de 4 ans, c’est quoi ce délire ? Le monde de la compétition de haut niveau m’étonnera toujours. Les cavaliers continuent de monter leurs chevaux trop tôt et leur demandent bien trop d’efforts trop rapidement. Rien ne change, même si, autour de nous, dans le loisir et en petit comité, des évolutions positives se font. Tant qu’il y aura des concours destinés aux jeunes chevaux, ce monde n’évoluera pas…

 

Pokémon gif. Pikachu hangs his head as we slowly zoom in towards him, then he looks up with a sad expression on his face.

 

La ferrure

Le dernier point, ce sont les fers ! Les fers en métal ! Pourquoi tant de personnes continuent-elles cette pratique moyenâgeuse sur les chevaux ? Pourquoi les « chaussures » pour chevaux ne sont-elles pas plus développées et répandues ?

Car oui, je l’admets, le pied nu reste délicat selon l’utilisation du cheval (cf cet article). Mais des fers, encore aujourd’hui, c’est la pratique persistante que je comprends le moins. La rigidité de ce matériau empêche toute souplesse et tout amorti. C’est comme faire du VTT sur des gravillons sans amortisseurs… Bonjour la casse !

Cette pratique n’a aucun sens, et je suis étonnée que les chevaux aient pu se développer aussi bien avec cet objet de torture. Le rôle d’un fer en métal est simplement de compenser l’usure excessive des sabots, qui était bien plus importante lorsque nos chevaux marchaient et travaillaient beaucoup plus, dans les siècles passés…

Ça fait quand même beaucoup de pratiques qui ne changent pas, ou très peu. Mais alors, pourquoi cette résistance au changement, à l’évolution ?

 

Serie A Reaction GIF by AS Roma

 

Pourquoi cette résistance au changement, à l’évolution ?

Il y a deux explications claires qui freinent ce domaine : l’impact économique énorme que représenterait un changement global pour le bien-être des chevaux, et une incohérence fondamentale : l’amour des chevaux vs leur exploitation… Mais, je détaillerai tout cela dans la partie 2 de cet article. J’y parlerai notamment des évolutions qui vont dans la mauvaise direction… Un peu de suspense ! L’article sortira exactement le 4 octobre 2024, donc notez-le dans vos agendas.

D’ailleurs, pour ceux qui attendent l’article sur les hipposandales, je suis toujours en train de les tester et suis encore en plein doute, donc l’article sur ce sujet sortira bien plus tard. Je ne souhaite vraiment pas dire n’importe quoi.

A très bientôt pour la partie 2 !

Passer son cheval pieds nus : pourquoi certains chevaux ne s’adapteront jamais ?

Euh… C’est quoi cet article venant d’une « pro pieds nus extrémiste anti fer » ? Que s’est-il passé ? Pourquoi décider d’écrire un tel article ?

Eh bien en fait, c’est assez simple… Cela fait plus de 6 ans que j’ai passé ma jument pieds nus. Cela s’était d’ailleurs très mal passé les premiers mois (voir article : https://hoofspire.com/ma-jument-enfin-sans-fers/) et, aujourd’hui, après 6 ans de sensibilité bien trop visible, j’ai décidé de prendre une autre route avec ses sabots. J’ai décidé d’accepter que malgré les belles améliorations, elle sera toujours sensible sur les cailloux.

Attention, je ne dis pas que je vais referrer ma jument ! Je continue de penser qu’un morceau de fer n’a aucun sens et je ne comprends toujours pas ce système MAIS… je commence un peu trop tard à réaliser que les pieds nus… Ce n’est pas non plus toujours la solution… Les explications arrivent ! Ne commencez pas à vous énerver, je vais tout vous expliquer calmement.

Après plusieurs recherches et analyses, j’ai trouvé exactement 4 groupes de raisons pour lesquelles un cheval peut ne jamais s’adapter au passage pieds nus. Certaines raisons sont adaptables mais d’autres… Nous ne pouvons rien changer. Nous avons ainsi la génétique, la santé, l’usage et le terrain.

 

stop motion paper GIF by Massive Science

 

La génétique

Le premier critère sur lequel on ne peut strictement rien changer est la génétique. La génétique influence plusieurs éléments : la structure, la forme et la solidité des sabots. Ainsi, un cheval peut hériter de sabots solides et résistants, tandis qu’un autre peut hériter de sabots sensibles et fragiles. On pourrait ainsi comparer les robustes sabots des chevaux mustangs face aux fragiles sabots des pur-sang anglais. Ces deux races ne naissent pas égales en sabots (et d’ailleurs sur plein d’autres sujets… mais ce n’est pas le sujet de l’article… encore un coup de la superbe sélection génétique humaine).

L’hérédité influera donc sur la résistance, la forme, le taux de croissance des sabots, la solidité, etc. et on ne peut changer cela sur un animal qui est déjà né.

Pour faire une vulgarisation très rapide : si votre cheval a des pieds pourris et fragiles de base, ils resteront pourris et fragiles. À moins que vous passiez votre vie à le faire marcher des heures et des heures sur des cailloux tous les jours, il y a peu de chance que, par exemple, sa sensibilité disparaisse. Un petit renforcement quotidien n’aidera malheureusement pas. Un sabot non adapté, c’est génétique.

 

Sassy Whoops GIF by Ovation TV

 

La santé

Entre les fourbures, le syndrome naviculaire, les pieds bots, les seimes, les fissures, les fractures, d’autres types d’inflammations chroniques, ou n’importe quelles nouvelles infections, il peut y avoir des centaines de raisons qui empêcheront un cheval de rester pieds nus et qui lui feront plus de mal que de bien en tentant toute adaptation.

Ces décisions sont toujours à prendre avec l’avis d’un (ou plusieurs) vétérinaire(s) et jamais seul.

C’est embêtant mais c’est la vie. Il vaut mieux un cheval ferré qui ne souffre pas. Attention, je ne dis pas qu’il faut referrer un cheval fourbu ou un cheval atteint d’un autre problème. Je dis qu’il y a des cas qui imposent la ferrure (ou tout autre type de protection) selon les vétérinaires. Parfois, il faut savoir aller contre ses principes pour le bien-être physique et moral d’un animal.

 

dog must GIF

 

L’usage

Quand j’entends usage, j’entends ce que l’on fait de son cheval. Si le cheval reste au pré, en général, il n’y a aucune raison pour que le passage pieds nus se passe mal. Mais, si vous avez prévu d’enchaîner les courses d’endurance de 160 km toutes les semaines, peut-être que les sabots s’useront vite, voire trop vite. Un sabot, c’est un fait, ça s’use.

Plus vous travaillerez un cheval, plus la stimulation du sabot se fera (et c’est très bien pour le sabot), mais plus la paroi s’usera. Si vous avez prévu d’en faire beaucoup, les pieds nus ne seront clairement jamais suffisants. C’est pour cette raison qu’on a inventé les fers, hipposandales et autres protections pour les sabots. L’avantage de ce point est que si on veut laisser son cheval pieds nus, on a juste à s’adapter à ce qui est physiquement possible.

Je parle de ce point, l’usage, mais je sais pertinemment que, normalement, personne ne surutilise son cheval. Vous ne devriez même pas avoir à vous poser cette question si vous êtes en train de lire cet article. J’espère tout de même que votre cheval va bien si c’est le cas ahah.

 

Cartoon gif. Two animated watermelon people tremble with anticipation while one scratches a lottery ticket and the other waits to see the results.

 

Le terrain

Le terrain… alors, on a beau dire que le sabot d’un cheval s’adaptera à force de marcher tous les jours sur des cailloux, je vous l’annonce tout de suite : spoiler alert, NON. Voilà, c’est faux. De mon côté, c’est testé depuis 6 ans et ce n’est pas du tout approuvé. Un cheval peut rester sensible toute sa vie sur les cailloux. Je parle de « décider », mais je sais très bien que cela ne peut pas être que dans sa tête.

Donc… si vous vivez dans un environnement ultra caillouteux (un environnement dans lequel vous ne pouvez même pas marcher pieds nus) et que votre cheval est toujours sensible, il est possible qu’il… reste sensible toute sa vie. C’est vraiment contraignant, je vous l’accorde, mais c’est un fait possible. Arrêtez de vous acharner (comme je l’ai malheureusement fait) et de vous dire qu’un jour ça ira. Que l’homéostasie, la construction des tissus, blablabla…

Non, il est possible que ça n’aille jamais. Abandonnez l’idée en laissant votre cheval tranquille. Au final, ce n’est pas du tout grave et il existe plein de solutions pour parer à ce problème.

 

Denzel Washington Reaction GIF

 

Les différentes solutions

 

Solution 1 : L’environnement idéal

La première solution serait de fournir un environnement de vie parfait à son cheval. Exit le box et les prairies de vaches. Trouvons une sorte de Paddock Paradise dans une forêt avec une variété alimentaire à en rendre jaloux les autres propriétaires de chevaux. Des chevaux qui mangent bien, qui marchent beaucoup sur des terrains variés. L’idéal. Je vous l’accorde, cette solution n’est pas la plus simple à trouver et est un peu trop rêveuse, donc explorons d’autres options.

 

Solution 2 : Le laisser au pré

La deuxième solution serait de ne pas travailler son cheval, le laisser au pré. Il ne marchera plus sur les terrains « douloureux » et sera heureux. Il pourra rester pieds nus sur son herbe confortable et vous aussi, par la même occasion. Il y a un défaut avec cette solution : il risque de grossir à ne plus rien faire. Ce n’est peut-être pas non plus la meilleure option, passons à d’autres possibilités…

 

Sports gif. Will Ferrell pensively strokes his chin while watching a basketball game, then stares coldly at us.

 

Solution 3 : Travailler sur des terrains appropriés

Une troisième solution est de ne travailler son cheval que sur des terrains qui lui conviennent. Cela enlève le fun et la variété du travail, mais c’est une solution assez simple. On évite les cailloux et on ne travaille que sur sable, route en bitume et herbe. C’est contraignant, mais c’est possible. C’est ce que je fais aujourd’hui.

 

Solution 4 : Alternatives aux fers et aux pieds nus

La dernière solution est de trouver des alternatives aux fers et aux pieds nus. On peut monter avec des hipposandales par exemple, ou mettre des protections qui ne sont pas en fer. Le cheval sera soulagé et pourra de nouveau marcher instantanément sans gêne sur tous types de terrains. Un article arrive le mois prochain sur le sujet de ces alternatives car je suis en plein test. Je ne veux pas proposer quelque chose qui, si je le réalise, ne serait pas une bonne solution. J’y ai déjà trouvé plusieurs points négatifs… Mais je ne vais pas spoiler mon article… Plus intéressant qu’un épisode de série TV bien sûr…

 

Movie gif. Alicia Silverstone as Cher in Clueless stares pensively into space, lost in thought, fluffy pen in hand.

 

Conclusion 

N’oublions jamais que tous les chevaux sont différents. Ce serait cette phrase que vous devriez retenir de cet article. Ce n’est pas parce que mon cheval ou celui d’un autre restera sensible toute sa vie que le vôtre le restera, s’il l’est aujourd’hui.

Entourez-vous toujours de professionnels (je parle de vétérinaires, pas de coachs ni de moi), pour avoir de réels avis scientifiques. Consultez, écoutez, réfléchissez, analysez, et vous saurez si votre cheval peut être pieds nus ou non. Je ne suis pas du tout contre les pieds nus et compte laisser ma jument pieds nus, mais… Je dois m’adapter à sa génétique et accepter qu’elle ne peut pas être pieds nus au travail. Mieux vaut tard que jamais et c’est pour ça que j’espère que vous ne perdrez pas autant de temps que moi à attendre qu’une magie opère et penser que c’est normal si le cheval est sensible. Je l’ai toujours laissé choisir son terrain, c’est déjà ça, mais je compte l’aider avec les cailloux quand il n’y a pas d’autre choix que de passer par là.

J’espère que mon article vous aura fait réfléchir et vous aura aidé sur le sujet.

On se retrouve le mois prochain !

 

Leaving See Ya GIF by True and the Rainbow Kingdom

 

Masques Anti-Mouches pour Chevaux : Pourquoi il ne Faut Pas les Mettre 24h/24 ? Les Risques

Il y a beaucoup de choses que je n’ai jamais comprises dans le monde du cheval… Beaucoup de choses… Beaucoup trop de choses… Je ne vais pas énumérer ces « choses » car je suis là pour en parler d’une seule : les chevaux qui ont tout le temps un masque sur la tête, sans raisons médicales comme les ulcères, les uvéites ou d’autres problèmes divers.

J’ai l’impression d’être la seule à me demander comment gérer le masque anti-mouche. L’été, les mouches arrivent et hop, les chevaux masqués débarquent en masse ! De mon côté, je me pose des questions, regarde la météo, analyse la tête de ma jument. Je me tâte, je me lance, j’hésite, je recule. Je bloque, je ne sais pas quoi faire. Pourquoi cela ?

 

Confused Where Are We GIF by Republic Records

 

Parce que, si je laisse le masque plus de 24 heures de suite sur ma jument, cette dernière se retrouve protégée des mouches, oui, en effet, mais surtout, sa tête sous le masque change de couleur, ses yeux coulent et sont chargés, et elle a des blessures sur la tête car elle doit se gratter. Rien ne va. Elle a l’air sale, poussiéreuse, avec plein de saletés sous les yeux. Elle a des irritations dues au masque, pourtant, j’ai pris la meilleure marque possible.

Rien ne va avec ce masque ! Mais… Car oui, il y a un énorme mais ! Quand je lui enlève le masque… Elle secoue la tête non-stop pour chasser les mouches bêtement alors qu’il y en a peu. Elle ne supporte pas les mouches… Ni le masque… Je suis perdue…

 

Confused Spongebob Squarepants GIF

 

Je me suis donc toujours demandé si le masque était vraiment la solution et si parfois ne rien mettre n’était pas mieux. Je suis donc partie mener ma petite enquête de détective équin pour vous rédiger un rapport sur ce qu’il faut vraiment faire avec un masque anti-mouches.

Alors, masque ou pas masque ? Suspense… qui ne va durer que le temps de cette ligne…

 

Pop Tv Surprise GIF by Schitt's Creek

 

Voilà la règle très simple : il ne faut jamais mettre un masque anti-mouches 24h/24 ! Dans le meilleur des mondes, il faudrait le mettre uniquement en journée et le retirer la nuit, car il n’y a pas de mouches la nuit. Cela permettrait d’éviter tous les inconvénients du port du masque anti-mouches, qui sont, étonnamment, plutôt nombreux.

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Les inconvénients

Risque de blessures

Tout d’abord, il y a les risques de blessures. Le frottement du masque, comme tout objet porté longtemps, crée des irritations. De plus, si le masque ne cède pas, les risques de blocages peuvent avoir des conséquences graves, voire mortelles, pour le cheval. Il est connu qu’on ne doit rien laisser sur un cheval au pré 24h/24. En mettant quelque chose sur un cheval, on prend ce risque, même quand c’est pour son bien-être.

Problèmes d’hygiène

Un masque en été, ça tient chaud. Le cheval transpire et les saletés s’accumulent. Les infections peuvent vite arriver. De plus, les grilles du masque laissent passer poussières et débris qui ne partent jamais sauf si on enlève le masque. Pour finir, le masque lui-même se salit, et les saletés persistent. Également, le nettoyage des yeux n’étant pas possible, les infections oculaires peuvent vite arriver.

 

Googly Eyes GIF

 

Impact sur le bien-être moral

Un masque empêche de bien voir, ça démange, c’est galère. Imaginez-vous en porter un 24h/24. Votre vue est réduite et c’est désagréable sur le long terme. C’était parfait quand vous étiez entouré de mouches, mais il fait nuit maintenant et il n’y a plus de mouches.

Certains chevaux le montrent en les retirant tout le temps, d’autres fuient quand ils voient les masques arriver. C’est un signe d’inconfort. Tous les chevaux ne supportent pas le port du masque, c’est un fait. Nous n’allons pas parler des exceptions, oui il y a toujours des exceptions, je suis d’accord avec vous.

Ces trois points – blessures, hygiène et bien-être moral – sont très importants. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut jamais mettre de masque ! Je dis qu’il faut savoir alterner et le mettre quand c’est vraiment nécessaire. Le moment optimum est en journée, quand il y a beaucoup de mouches et un gros soleil sans nuage.

 

Good Morning Sun GIF by patternbase

 

Les masques ont tout de même beaucoup d’avantages non négligeables.

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Les avantages

 

Protection contre les insectes

La fonction première des masques anti-mouches est de permettre aux chevaux de se retrouver tranquilles face aux insectes. Ils ont été créés pour cette raison. Les mouches deviennent très vite insupportables et c’est invivable pour un cheval qui n’a pas la chance d’avoir un toupet fourni pour le protéger.

Prévention des infections

Les masques protègent les yeux des insectes, donc des infections. Nuançons cela ! Si le masque est porté trop longtemps, les yeux ne seront jamais nettoyés et les infections risquent de se développer. Il y a une juste balance à trouver dans le port du masque pour protéger les yeux. Les soins vétérinaires en cas de maladies des yeux comme les ulcères demandent de passer 3-4 fois par jour au minimum pour faire les soins. Cela n’a donc rien à voir avec un port du masque classique sans soins.

Réduction du stress

Les chevaux ne secouent plus la tête dans tous les sens et ne se préoccupent plus des mouches. Leur confort est amélioré, ils ne stressent plus.

 

chicken fly GIF by happydog

 

Protection contre les UV

Il faut absolument prendre un masque anti-UV pour protéger les yeux des chevaux du soleil. C’est une nouvelle utilité du masque qui le rend très intéressant en été, même quand il y a peu de mouches. Les yeux des chevaux, comme ceux des humains, sont très fragiles. Encore une fois, ce type de protection ne sert plus à rien la nuit.

Pour conclure, oui il faut mettre un masque. Je ne suis pas contre le port du masque, mais il faut absolument le rincer tous les jours (ou le changer) et l’enlever la nuit. Le mettre de préférence les jours de fort soleil sans nuage et les jours où les mouches sont les plus nombreuses. Ne sortez pas le masque pour deux mouches sous la pluie. Dans ce genre de cas, c’est complètement inutile et seuls les effets négatifs du masque s’appliqueraient. Mais bon, il en va de la logique, je ne sais même pas pourquoi je cite ce cas extrême. Comme d’habitude, tout est bien quand utilisé de manière raisonnée et réfléchie.

 

proud groundhog day GIF

 

À très vite pour un prochain article sur un sujet complètement différent.

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