Combien coûte un cheval à l’année ?

News : J’ai créé un Horse Cost Calculator pour simplifier votre vie et cet article !

Attention, ça va parler chiffre !

Ne vous inquiétez pas, aucune formule de physique quantique, juste des additions et multiplications. On est bien obligé de passer par là pour parler budget.

Quel budget à l’année pour un cheval ?

Pour répondre à cette question, il faut répondre selon certaines conditions : un cheval pour faire des concours ? Un cheval laissé à “l’abandon” ? Un cheval peut coûter cher comme “rien du tout”.

Je vais donc essayer d’expliquer tous les tarifs possibles. Du moins cher au plus cher.

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Je ne vais pas prendre en compte les urgences vétérinaires (ou autres) même s’il semble évident qu’il faut prévoir un budget de plus de 1000 euros ou une assurance pour ces dernières. Nous allons faire comme s’il n’y avait jamais problème, que vous aviez déjà tout le matériel nécessaire et une pension qui s’occupe très bien de vos chevaux. Exit les dépenses en plus.

Je précise que mes prix ne sont pas fixes ni les mêmes dans toutes les régions. Je fais une “moyenne du minimum”, si on peut appeler cela ainsi. Ces tarifs peuvent osciller facilement dans une fourchette de 500 euros.

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Tarif minimum sans soin : 1200 euros par an.

Le tarif minimum c’est une pension pré sans autre coût. Si on cherche très bien et loin des grandes villes, cela peut revenir à du 100 euros x 12 mois soit 1200 euros l’année.

Bon, un cheval qui ne coûte que ce tarif à l’année, c’est utopique car il faudrait une pension parfaite où les pieds se parent seuls, par exemple.

Tarif minimum en respectant le bien-être de son cheval : 1810 euros par an.

On garde une pension pré dans les 100 euros, on ajoute :

  • un pareur tous les 2 mois 40 euros = 240 €
  • un passage vétérinaire annuel pour le vaccin et le check up = 70 €
  • un passage dentiste annuel = 70 €
  • un passage ostéopathe par an = 90 €
  • 2 coprologies (ou vermifuges) par an = 40 €
  • des compléments (alimentaire, drainage ou autre) = 100 €

Ce qui fait un total de 1810 €.

Cela est un tarif minimal. En région parisienne, cela me semble impossible.

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Tarif minimum en Île de France avec installations (douche, sellerie, éclairage, carrière, etc.) : 3010 euros par an.

On trouve une pension pré dans les 200 euros, on laisse les dépenses nécessaires (parage, vétérinaires, etc.).

2400 + 240 + 140 + 90 +40 + 100 = 3010 euros.

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Tarif minimum si concours et cours : 5486 €

Au tarif du haut, 3010 euros, on ajoute :

Si vous avez votre camion (sans compter son coût d’achat ni assurance) :

36 euros la licence cavalier + minimum 20 euros l’engagement sans coach 2 fois par mois + 20 euros l’essence par sortie par personne.

3010 + 36 + 960 = 4006 €

 

Si vous n’avez pas de camion, la location revient souvent à 40 euros minimum par personne. 

4006 + 960 = 4966 €

 

Si vous souhaitez prendre des cours, il faudra ajouter une cotisation annuelle pour le club (120 euros en général) et une carte de cours illimités à 400 euros l’année. J’invente le tarif des cours, c’est bien plus cher et jamais illimité. C’est souvent par trimestre. J’utilise juste un tarif que les gens sont prêts à accepter pour prendre des cours collectifs avec leur propres chevaux. Certains cours particulier coûtent plus de 50 euros l’heure !

4966 + 120 + 400 = 5486 €

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Tarifs minimum si box :

Un box, en région parisienne, c’est souvent minimum 600 euros… Pour des prestations plus que moyenne, voire lamentable. On va donc faire une moyenne pour la France, ce qui reviendrait à 400 euros par mois.

Si concours et cours : 5486 + 2400 = 7886 €

Si juste cours : 2400 + 3010 + 120 + 400 = 5930 €

Si juste concours : 4066 + 2400 = 6466 €

Si juste box : 3010 + 2400 = 5410 €

Pour conclure, un cheval, ça coûte… Bah… C’est méga variable selon ce que vous en faites. Si vous le laisser à l’abandon, ça va c’est pas trop cher mais, dès que vous souhaitez aller un peu plus loin, il y a un beau budget à prévoir.

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Mon cas : 

Aujourd’hui ma jument me coûte dans les 4500 euros par an.

C’est raisonnable mais on ne fait plus de compétition et très rarement de cours. Sa moyenne annuelle est exactement de 6100 euros sur 8 ans, si je prends en compte ses années boxs/paddocks. Les débuts ont coûté très cher en box/paddock… Pour une jument pas spécialement heureuse.

 

« C’est ça qui est bien avec l’équitation, rendre son cheval heureux coûte beaucoup moins cher !”

Depuis que je l’ai, son année la plus chère à été de 10902,91 euros (première année, box et beaucoup de problèmes divers) et son année la moins chère a été de 3387,61 euros.

En réduisant au maximum les dépenses mais toujours pour son bien-être optimal, en région parisienne, avec une pension à 3 180 €/an, je me retrouve aujourd’hui dans les 4 000 euros par an.

C’est correct par rapport au passé mais ce n’est pas un budget qu’un étudiant peut se permettre et encore moins qu’on peut se permettre de faire ajouter à nos parents…

Je prend en compte dans mon calcul : pension, ferrure ou parage, vétérinaire, ostéopathe, dentiste, vermifuge, cours, concours, coprologie, cotisation, alimentation, transport, travail du cheval.

Je n’ai jamais pris en compte :

  • Carottes
  • Matériel pour ma jument ou moi en rapport à l’équitation (tapis, couverture, brosse, pantalon, etc)
  • Essence pour la voiture.
  • Le temps passé. Et oui, mon temps utilisé pour ma jument, c’est de l’argent perdu (je rigole, hein).

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Vous pouvez toujours prendre une demi pensionnaire afin de réduire les frais.

Cependant, je précise que si vous prenez une demi pension, ce qu’il y a de plus raisonnable est de mettre une proportion par rapport au nombre de jours montés sur le prix de la pension. Il faut des installations disponibles pour son confort (carrière, manège, proposer davantage que des séances de plat, etc). Il faut aussi permettre à votre DP d’avoir toujours de l’argent pour prendre des cours afin de ne pas faire n’importe quoi avec votre cheval.

En gros, si vous voulez une bonne demi pensionnaire, le prix sera grand maximum la moitié de la pension. Jamais plus. Il ne faut pas ajouter les coûts du vétérinaire ou dentiste.

Il ne faut donc pas compter sur une dp pour faire des économies. On en prend une pour le bien-être de son cheval, pas pour réduire ses dépenses et encore moins pour se faire de l’argent.

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Ainsi, que votre cheval coûte 500 ou 10 000 euros à l’achat, il coûtera le même prix à l’année et cela pourra durer une trentaine d’années.

Rien que 1 000 euros par an, ça fait une belle voiture au bout de 30 ans. Pas une Tesla je crois… Je ne m’y connais tellement pas en voiture… En tous cas, cela fait de belles dépenses.

Si ma jument continue de me coûter 4 500 euros par an et qu’elle vit une vie normal de cheval, on pourra dire qu’elle m’aura coûter plus de 100 000 euros ! 

Ce n’est donc pas un achat anodin. On peut faire tellement de choses avec 100 000 euros. Il faut vraiment aimer l’équitation et/ou les chevaux.

Un cheval c’est cher, réfléchissez-y bien avant de passer à l’achat et avant d’avoir un revenu intéressant.

Alors oui, on peut toujours les revendre mais comment dire, on ne sait jamais où ils terminent…

Si vous comptez acheter un cheval, n’hésitez pas à me dire si vous aviez estimé un de ces budgets. De même, n’hésitez pas à me dire si vous trouvez que mes budgets sont bien trop irréalistes. Ce sont des budgets dûs à mon expérience et mes connaissances. Principalement en région parisienne.

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On se retrouve le mois prochain pour le prochain article. N’hésitez pas à commenter en attendant. A très vite !

Mon expérience avec l’écurie seconde chance

Lien vers leur site : http://www.ecuriesecondechance.com

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Tout le monde ne connaît peut-être pas cette écurie donc je vais la présenter.

Aujourd’hui, c’est une écurie spécialisée dans la reconversion de chevaux de courses. Elle vend des chevaux sélectionnés selon plusieurs critères (âge, tempérament, etc.) pour le « sport », des juments pour la gestation et des chevaux pour le loisir ou la compagnie. Les prix vont de 300 à 5000 euros.

À mon époque c’était un peu moins connu, un peu moins gros mais le même concept. Seulement, il n’y avait que des ventes de chevaux bien sélectionnés pour le travail/sport.

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C’est très délicat de se lancer dans ce sujet car, soit je finis par faire une pub gratuite, soit je finis par faire de l’anti pub/diffamation.

Je vais donc essayer de dire ma vérité et il y aura sûrement autant de positif que de négatif.

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Pourquoi cet article ?

J’ai ce besoin de rédiger cet article car, étant abonnée à la page Facebook de cette écurie, tous les jours, je vois à quel point les gens sont heureux en compétition avec leur réformés et j’en viens à me poser pleins de questions.

Pourquoi je ne me sens pas légitime à partager l’évolution de ma jument ?

J’ai un milliard de réponses, dont de nombreuses logiques, mais la première qui me vient est que j’ai l’impression d’avoir, soit raté ma réformée car on ne fait pas de concours, soit d’avoir eu un « mauvais » réformé.

Attention, j’utilise le terme « mauvais » mais cela ne veut pas dire que je souhaiterais me séparer de ma jument. Malgré les nombreux problèmes que l’on a rencontré, elle a une personnalité si attachante, elle si vivante et si gentille, que j’en suis totalement accro. Je souhaite juste apporter mon expérience avec cette écurie.

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Mon expérience date de septembre 2011. Cela fait longtemps donc ça permet de donner un réel avis, d’avoir laisser du temps afin de prendre du recul.

Pour commencer, ma jument faisait partie des chevaux « sélectionnés ». Les chevaux sans défaut pour faire des compétitions.

Elle avait été débourrée à la monte classique. Quand on regardait sa vidéo, c’est tout simple on aurait dit le poney parfait. Petite, rapide, aimant sauter, mignonne comme tout. Le parfait poney de compet’. C’est tout simple, c’était un craquage complet pour elle comme pour sa sœur, d’un an de moins.

Ce n’était pas du tout prévu que j’achète un cheval, c’était un réel coup de cœur. J’hésitais entre elle et sa soeur. Deux coup de coeurs. Je les appellerai ici Luza1 et Luza2. Avec un peu de recherches, vous pouvez trouver leur vrais noms facilement.

 

 

J’y suis donc allée, sans être accompagnée d’un pro, juste de ma mère -qui n’a jamais monté à cheval-, pour voir ces deux bêtes.

Nous avons été accueillis par le propriétaire des lieux. Accueil très froid et commercial niveau 0. Nous n’y voyons aucune méchanceté, juste une personne sûrement très réservée, ce doit être sa personnalité donc nous n’y tenons pas compte.

Nous sommes arrivées en retard et n’avons pas pu voir Luza1 et Luza2 au pré. Nous avons juste vu un très beau pur sang, nommé Saint Augustin. 

Ils insisteront beaucoup pour que je l’essaye mais, il est trop parfait, aucun coup de cœur. Je ne souhaite essayer que les deux “poneys”. J’ai déjà plus de 18 ans à l’époque mais toujours bornée comme un enfant à ce que je vois…

Un homme essaye ma future jument avant moi. Il lui trouve des défauts que j’estime travaillable à l’époque (difficulté à une main). Je trouve sa monte très dure !

À mon tour… Oh p***** ! Je crois que le club ne m’a rien appris ! Jamais monté un cheval aussi énergique de ma vie ! Je l’essaye pour sauter, etc. Une flèche, j’ai du travail pour apprendre à canaliser cette bête féroce ! Mais j’adore ! Elle a peur a un endroit de la carrière, ne veut pas aller sur une bâche mais, ignorante comme je suis, je ne me pose aucune question. Ils me disent, de plus, que c’est parce qu’il y a un chat vers le fond de la carrière. Aujourd’hui, je sais que c’était faux, c’est juste une énorme froussarde.

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Viens le tour d’essayer sa sœur. Elle sort d’une tendinite ou autre problème dans le genre. J’avoue que cela me freine dans l’achat. On ne peut pas leur retirer leur sincérité. 

Ils ne souhaitent pas que je l’essaye sans être tenue en longe car elle a été très peu travaillée. 

Cela m’effraie un peu ! Pour faire court, je monte dessus, je fais ce qu’ils me disent… Pire que l’autre jument ! Encore plus d’énergie et elle a l’air vraiment incontrôlable. Je n’ai pas le niveau, je le sens… Je préfère descendre. Je n’ai rencontré aucun problème mais je sais que je ne la veux plus.

Je souhaite ainsi Luza1 mais je me dis qu’il faut un peu réfléchir avant de faire un tel achat.

Seulement voilà, c’est une petite bombe, c’est la seule jument que toutes les personnes ont souhaité essayer ce jour là (je ne dis pas qu’ils l’a voulait encore après l’avoir essayé… ), il va falloir que je me décide vite.

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Pour avoir cette jument, il faut justifier d’un galop 6. C’est bon. Aujourd’hui je dirais même qu’il faut justifier d’un galop 7… Du moins, d’un niveau galop 7. Pas le galop 7 donné en club… Ils devraient imposer un bien meilleur niveau.

Peu de temps passe, visite véto concluante, elle est à moi.

J’ai maintenant un réforme sélectionné de l’Ecurie seconde chance !

Photo de ma jument avant l’achat :

Une belle encolure comme on ne les aime pas.

Photo de ma jument 8 ans plus tard :

Toujours sa petite tête de poulain qui me fait craquer.

 

Et bien sincèrement , c’est un très beau cheval ! Je l’admire tous les jours ! Et sa personnalité, j’adore !

Mais voilà… Voilà… Avec quoi je me suis retrouvée. J’estime que je n’avais ni le niveau ni la connaissance pour avoir cette belle jument.

  • Les deux premiers hivers, j’avais peur de poser une fesse dessus.
  • Elle ne pouvait ni marcher (trottinait non stop), ni être en tête, ni être seule en balade.
  • Elle refusait tout nouvel obstacle dont barre au sol… Cependant, elle adorait les obstacle qu’elle connaissait…
  • Elle avait peur de tout et c’était dangereux car elle faisait des écarts violents ou partait au galop sans prévenir.
  • Elle est méga fragile : colique si box, blessures pour rien, etc. Je ne compte plus les frais vétos, j’avais du l’assurer à l’époque.
  • Je ne peux pas la faire galoper en longe sans que ses neurones se déconnectent. J’ai abandonné car il y a un moment où on préfère passer du bon temps avec son cheval que chercher à résoudre un problème dont on n’a pas réellement besoin. Galoper en longe n’est pas si bon…
  • Aujourd’hui encore, si je souhaite la longer, cela peut finir juste par « essayer d’obtenir un cercle au pas sans qu’elle s’énerve ».
  • Elle a des problèmes de concentration énormes liées à ses peurs.
  • Elle se traumatise pour un rien. Je pense qu’elle n’a pas eu le plus beau des traitements dans le passé car elle a très peur si on s’énerve et elle a une très belle marque de fouet/coup de cravache sur les fesses. Toujours là alors que cela fait plus de 8 ans que je l’ai.
  • J’ai abandonné les idées de concours, elle stresse trop et inutile de lui faire ce mal (sauf endurance, elle adore mais je n’en fais pas pour d’autres raisons -pas de camions-). On finissait éliminés tout le temps en cso comme en dressage.

Voilà mon cheval Seconde Chance… Comment vous dire que c’était tout ce que je ne voulais pas. Une erreur d’inexpérience… 

Quand je vois ma jument, je me dis que je ne veux surtout pas racheter un PS… Jamais ! Quelle horreur cette fragilité difficile…

Après, j’ai connu des PS avec un vrai mental de guerrier. Elle n’est juste pas comme eux.

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Alors, je vais relativiser quand même car on dirait le pire cheval…

Pour commencer, presque tous ses problèmes sont corrigés.

Elle a toujours sa personnalité de peureuse mais ne fait que sauter sur place et adore prendre le temps d’affronter l’objet de sa peur. C’est très agréable !

Aujourd’hui j’en ai fais le cheval parfait d’extérieur ! Elle peut tout faire aux trois allures et même si un cheval, qui vient de nul part, la croise au grand galop, elle ne fera rien ! J’en ai une confiance dingue ! Je peux partir à pied ou à cheval, je sais que je ne crains rien. Même s’il lui arrive encore d’avoir ses déconnexion neuronale, si je lâche tout , elle se calme instantanément.

Puis, sa personnalité… J’insiste sur ce sujet. Elle est tellement gentille et chiante à la fois ! Elle est drôle. J’admire toutes ses bêtises. Le fait qu’on dirait le cheval le plus doux et nonchalant à pied alors que je la décrit comme une pile électrique, etc. On est compatible à 100%. Je la comprends, on dirait qu’elle me comprend. Elle ne fonctionne qu’au renforcement positif, comme moi quoi.

C’est la seule qui vient me voir dans le pré, je pense qu’elle me tolère (et mes carottes) dans sa vie. C’est ma princesse, c’est ma jument . Mon seule objectif équestre est de la rendre heureuse. Rien que d’imaginer ses petites (enfin énorme) oreilles, j’ai envie d’aller la voir en écrivant ces lignes.

Ce que je peux dire c’est que la Seconde Chance qu’elle a eu n’a rien de sportive et rien d’intéressant dans une publication Facebook de reconversion mais, je pense pouvoir dire que j’ai un cheval que je rend heureux et qui me rend heureuse.

Elle est belle, bien dans sa tête, peut-être un peu grosse et parfaitement heureuse. Loin du pur sang acheté en 2011.

Serait-ce une réussite au final ? Loin des premiers prix de compétitions (même si l’endurance me tente toujours… )  mais une vie pleine de bonheur ?

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Est ce que je conseillerais cette écurie ?

Alors oui et non.

Oui, aux personnes qui ont déjà eu un cheval, ont une réel expérience dans le domaine, un réel niveau s’il souhaite monter et/ou un encadrement réel très bon.

Non, aux cavaliers de clubs qui se croient bons (comme moi à l’époque…), aux personnes qui pensent que le box c’est bien, aux personnes qui veulent un cheval tout parfait sans travail. Je ne dis pas que cela ne peut pas exister mais, j’ai craqué sur ma jument lors de l’essai car elle était bien « chez elle ». Au final, elle a été un tout autre cheval… J’ai dû m’adapter à elle.

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Si vous voulez un réformé, que vous savez qu’il y aura dans 90% des cas des ulcères à traiter, que vous savez qu’ils ne peuvent pas vivre au box, que vous savez qu’ils ont un passé ancré en eux, oui, c’est l’écurie par laquelle il faut passer.

Car oui, il faut essayer le pur sang avant de l’acheter.

Eux même me l’ont expliqué à l’époque. Certains chevaux ne peuvent pas être réformés, tellement leur passé a eu une conséquence sur eux.

Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas leur offrir une belle retraite au pré bien que, nous n’avons pas tous les moyens de sauver tous les chevaux, malheureusement.

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L’avantage de cette écurie est que la sélection est déjà faite donc il y a plus de sécurité. Moins de risque. Ce sont de vrais professionnels.

L’argent “perdu” dans le cheval que l’on pourrait trouver directement en sortie de course moins cher, n’est pas du tout perdu. Surtout que, ce qui coûte cher chez un cheval n’est jamais le coût d’achat. Un cheval, c’est cher à vie.

 

Et vous, avez-vous un cheval qui vient de cet écurie ? Il était exactement comme vous le pensiez ? J’aurais eu “le cas à part” ? L’exception qui confirme la règle ? N’hésitez surtout pas à commenter et donner votre témoignage. Qu’il vient de cette écurie ou d’une autre association d’ailleurs.

On se retrouve en novembre pour le prochain article !

Acheter un étalon ou laisser son poulain entier, est-ce un risque ?

Ce sujet ne traite pas de l’achat de “part d’étalon” pour faire du business. Ce sujet parle de l’achat d’un cheval pour une activité de loisir ou de compétition.

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Tout d’abord, pour comprendre l’article, il faut différencier les termes “étalon” et “entier”. Un entier, c’est simplement un cheval qui n’a pas été castré. Un étalon, quant à lui, est un entier inscrit comme reproducteur dans son studbook. L’un reproduit, l’autre ne devrait pas. En pratique, c’est une autre histoire…

J’utiliserai, ainsi, le terme entier pour parler de ces chevaux.

On entend souvent que l’étalon est plus dangereux que l’entier car il connaît son rôle et que l’entier resterait ignorant. Il ne saurait pas qu’il doit saillir. Drôle d’idée.

Or, tout se joue via les hormones. Ils sont pareils. Des tests ont été fait sur des juments et hongres : des hormones mâles (androgènes) leur ont été injectés. Ces derniers se sont retrouvés avec les comportements d’entier flagrants.

 

 

Comment décrire un entier, hormis le fait qu’il ne soit pas castré ?

Physiquement, il a une masse musculaire bien plus importante, une agressivité visible selon la situation, un comportement de “chef de famille”, un comportement sexuel bien plus accentué.

 

Toutefois, il existe des exceptions. Si on cherche bien, on doit pouvoir trouver de doux et calmes entiers. Cependant, ils ont une bien mauvaise réputation.

Aujourd’hui, j’ai eu la malchance, sur moins d’une vingtaine d’entiers croisés, de ne rencontrer que ceux qui répondaient à tous les préjugés.

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Quelles sont ces préjugés ? 

  • Gros problème de concentration.
  • Ne peuvent pas vivre en groupe.
  • Difficilement contrôlable.
  • Très bruyants.
  • Deviennent fous quand ils voient une jument.

Bref, beaucoup de choses négatives.

 

 

Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas rendre des entiers sociables, même entre eux. Tant qu’il n’y a pas de jument dans les parages, bien sûr…

Regardez cette vidéo :

 

Ce que nous pouvons voir dans cette vidéo est que la rencontre commence de façon très “étalonesque” mais, que, au final, tout se passe très bien. Ils s’acceptent entre entier et ont l’air de simples chevaux bien dans leur tête.

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Pour quelles raisons certains laissent leur chevaux entiers ?

 

La première raison est simple :

C’est la nature. On n’imagine pas une seule seconde castrer les hommes (bien que certains le mériteraient…). Par conséquent, si c’est si “inhumain”, pourquoi devrions nous le faire aux chevaux ? Pourquoi ne pas les laisser comme ils sont nés ?

 

La deuxième raison :

Ce serait tout simplement pour pouvoir faire de la reproduction. Chacun a ses raisons, que l’on peut approuver ou non, là n’est pas la question… En ce qui me concerne, je suis davantage pour le sauvetage que l’élevage. Garder son cheval entier reste une énorme utilité si l’on souhaite se mettre à la reproduction.

 

La dernière raison :

Ce serait pour le travail. Un entier a plus de prestance qu’une jument ou qu’un hongre, est souvent bien plus énergique et “vivant” qu’un hongre.

Quand l’on voit tous les grands “artistes” du monde du cheval qui font des spectacles avec des étalons… Regardez Jean-François Pignon pour n’en citer qu’un. On en vient à se demander si ces animaux ne sont pas plus réceptifs, coopérateurs, intéressés, joueurs, etc.

Attention, je ne viens nullement dire que les hongres sont des robots. Mais… ils restent plus doux que les juments et étalons, c’est indéniable. 

 

 

Puis les juments… bah… Elles ont beau avoir le même niveau sportif (CCE, CSO, dressage, course, etc)… Elles ont leur humeurs… Elles peuvent changer du tout au rien lors de leurs chaleurs. Je ne peux rien demander à ma jument pendant ses chaleurs qui devient un petit ange tout mou.

 

 

Puis, les entiers sont plus impressionnant pour le public cible de ce genre de spectacles et peut-être plus frimeurs.

 

 

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Le soucis des entiers :

 

Tout d’abord, ne pas castrer son cheval peut laisser places à des pathologies importantes telles que des tumeurs, torsions, etc.

En second lieu, il peut être difficile, voire impossible de lui offrir des conditions de vie adaptées. Déjà que c’est très difficile pour une jument ou pour un hongre… N’en parlons pas pour les entiers…

Énormément d’écuries refusent catégoriquement les entiers pour éviter tout problèmes : gestion des prés, risque d’accidents avec les juments, risque de sauter/casser les clôtures pour une jument, etc. Le choix, souvent très limité à la base, devient ultra limité.

Ensuite, beaucoup d’entiers, quand acceptés, se retrouvent mis à l’écart. Ils se retrouvent avec des conditions de vie non adaptées car seuls au paddock, par exemple. Leur comportement ne peuvent qu’empirer par vie malheureuse.

Qui dit étalon dans une région non adaptée (alors qu’ils peuvent très bien vivre aux prés avec des hongres sans jument autour), dit étalon malheureux et frustré, dit risque de comportements négatifs.

De plus, ils peuvent être très difficiles à gérer à la moindre vue d’une jument. S’ils sont bien dans leur tête, ils seront, heureusement, normaux dans toutes autres situations.

 

 

Pour conclure, je dirais que si vous n’avez jamais eu de chevaux et que vous ne visez pas la reproduction, n’achetez surtout pas d’entier ! Vous n’aurez que des problèmes et inquiétudes tous les jours. C’est un trop gros risque à prendre, que ce soit pour vous ou le cheval.

Puis, je vous demanderais bien : pourquoi se compliquer la vie ? Il existe tellement d’hongres et juments à sauver, rien qu’en France, pourquoi aller récupérer un entier d’élevage ? Ou pourquoi ne pas castrer le cheval/poulain que vous souhaitez pour qu’ils puisse vivre épanoui, pleins de copains et surtout, sans risque ?

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Un entier, il faut se le dire, si on n’est pas professionnel: ça a beau être tout impressionnant et puissant, ce n’est pas du tout raisonnable.

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Je peux comprendre que certains propriétaires d’entiers tombent sur cet article et ne soient pas d’accord. N’hésitez surtout pas à partager votre point de vu. Je suis ouverte à toute discussion. J’aime apprendre et comprendre.

À très vite dans dans les commentaires ou dans un prochain article !

Ulcères gastriques chez le cheval, mes conseils

Ceci n’est pas un article explicatif sur les ulcères. L’article arrivera prochainement.

Ceci est un article sur mon expérience avec ma jument et ses ulcères.

Cet article est là pour aider et rassurer les personnes qui ont un cheval avec des ulcères.

Je préviens que je ne me prétends vétérinaire en aucun cas et je rappelle que tous les vétérinaires ne se valent pas.

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Même si je ne compte pas expliquer en détails ce que sont les ulcères, je suis obligée de définir ce terme pour que tout soit plus clair pour vous. Un ulcère gastrique est une lésion de la muqueuse de l’estomac, principalement lié à une sur-acidité de ce dernier. La lésion peut être très profonde ou superficielle. Je vais parler ici des ulcères qui ont un impact sur la vie du cheval soit, des vrais ulcères.

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La première question à se poser est :

Comment être certain que son cheval a un ulcère gastrique ?

Réponse : Il faut faire une gastroscopie.

Pourquoi nous mettons-nous à faire ce test ? En général, c’est parce que notre cheval est bien trop mince et ne prend pas de poids malgré une suralimentation. Nous avons, de plus, fait une coprologie qui écarte la présence de vers et le cheval n’a aucune maladie en particulier. Si tout cela est exclu, la seule cause restante de cette minceur est souvent l’ulcère.

 

Sans faire de gastroscopie, certains symptômes peuvent confirmer les ulcères :

  • Bâillement
  • Manque d’appétit
  • Coliques “faciles”
  • Côtes apparentes
  • Grincements de dents
  • Crottins mous
  • Sensibilité au toucher à des points précis.

 

 

Rien n’est très flagrant, ce sont les symptômes de beaucoup de problèmes possibles. Seules des suppositions peuvent se conclure. Nous n’avons pas à nous mettre à paniquer au moindre bâillement.

Pour faire simple, si votre cheval n’a que le bâillements en symptôme, il y a de forte chances qu’il n’ait rien du tout et soit juste fatigué ou ennuyé d’être attaché depuis 30 minutes sans rien faire. 

 

 

En revanche, s’il est mince et que tout autre problème est exclu, nous pouvons être certain à 99% que c’est un ulcère.

Comment atteindre les 100% ? La fameuse gastroscopie qui permet de voir l’estomac et sa muqueuse clairement…

Mais voilà… Il y a un problème… C’est cher. Il faut souvent déplacer le cheval en clinique et ça peut revenir très cher. Puis, le traitement lié si les ulcères sont confirmés… n’en parlons pas. Encore plus cher ! 150 la gastroscopie + les nombreux coûts autour…

 

 

Pourquoi je me sens légitime à conseiller sur les ulcères ?

Ma jument a eu des ulcères. Aujourd’hui tout va beaucoup mieux. Je ne me pose plus de questions.

 

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On peut voir sur ces photos que j’ai pas mal réussi à traiter son cas.

 

 

Au début, rien ne fonctionnait. J’ai essayé tout et n’importe quoi, conseillés par les cavaliers et/ou pros (vétérinaire, etc). 

Suite à la colique de trop, j’ai fait faire une gastroscopie qui m’a prouvé l’existence d’ulcères. À partir de ce moment, je me suis remise en question -même si ses ulcères venait des courses et qu’elle en avait à son arrivée- .

J’ai évité d’écouter tout le monde qui me disait qu’un PS devait être mince. J’ai fait le réel traitement à l’omeprazole puis, le naturel à l’aloe vera.

J’ai fait en sorte de lui offrir le meilleur environnement possible.

Mon but : que ma jument soit heureuse avec un bien-être optimal. Cela a été une révélation.

J’ai enfin eu des résultats. Maintenant, j’ai le problème inverse tous les printemps… Ce qui est bien pire pour un pur sang…

 

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Voici donc mes conseils :

 

Avant tout traitement :

Il faut un mode de vie 100% adapté à votre cheval, 0 déclencheur de stress et une alimentation non agressive pour l’estomac.

 

Pendant le traitement et après :

Si vraiment votre cheval est mince et que financièrement, vous hésitez sur le Gastrogard, ce qui est tout à fait normal, il y a des solutions mais ça va être compliqué.

Vu mon expérience négative sur tous les produits annexes conseillés par les vétérinaires ou autres pros, le seul traitement que je conseillerais et qui a eu de l’effet, c’était de donner du phosphalugel avant le repas pour tapisser l’estomac, de l’aloe vera et du riz… Je ne suis pas certaine que je donnerai du riz aujourd’hui. Le riz avait pour but de diminuer l’acidité. Je me pencherai davantage sur l’aloe vera pour ses vertues magiques : cicatrisantes et diminuent l’acidité.

 

 

Cependant, comme nous ne sommes pas certains de la magie de l’aloe vera, c’est l’assimilation des aliments qui sera traitée. Nous ne pourrons prouver la réelle cicatrisation de l’ulcère sans faire de gastroscopie. Tout sera apaisé, tapissé, etc. donc le cheval prendra du poids et redeviendra normal. Une rechute au moindre écart, tel que le stress, sera plus que probable. Pour une vraie cicatrisation des ulcères, il faudrait des mois et des mois. Que ces ulcères soient épargnés -suite à l’environnement, l’apaisement et l’alimentation 100% adaptée- pour qu’ils puissent cicatriser dans leur coin naturellement et complètement. Je ne pense pas que ce soit impossible. Tout est possible.

 

Dans mon cas, j’ai soigné ma jument au Gastrogard mais son environnement n’était pas adapté pendant ce traitement donc il y a dû y avoir qu’une cicatrisation partielle. J’ai ensuite testé aloe vera et riz. Son estomac a été plus que soulagé. Pour la première fois ma jument prenait du poids.
Je n’ai jamais fait de gastroscopie de vérification, les résultats étant là et surtout, le prix étant trop cher à l’époque.

 

Je constate aujourd’hui des signes d’ulcères quand tout n’est pas rose pour elle. Abcès, temps très froid et pluie qui dure, par exemple. Quand tout va bien, elle est ronde comme un ballon, voire beaucoup trop ronde, ce qui est dangereux pour sa race.

 

 

Je sais que ses ulcères ont cicatrisé mais je suis persuadée qu’il reste une trace, c’est obligé. Stressée comme elle, elle doit se faire bobo de l’intérieur seule.

Toutefois, comme son environnement et son alimentation lui conviennent, elle est bien. Fini les problèmes de maigreur, les questionnements, les suppléments. Tout va bien.

 

 

J’espère que mon texte vous a rassuré si votre cheval a aussi des ulcères. J’espère que vous n’êtes plus perdus dans les 1 milliards de traitements à faire à la place du Gastrogard et face aux milliers de conseils que l’on vous a donné. 

Allez, bam ! Un conseil de plus venant de moi ! Désolée. 

Surtout, ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt du passé !

Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez absolument pas en commentaire.

Le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Cette question peut paraître simple mais peut surtout permettre de prendre de bonnes décisions pour son cheval.

Pour commencer, je vous pose la question : que préférez-vous ? Hiver ou été ?

Je sens que vous allez me répondre selon le moment de l’année où vous tomberez sur cet article.

 

 

En hiver vous préférez l’été et en été, l’hiver ? N’est-ce pas ? C’est mon cas. Bien que, en réalité, je n’aime ni l’un ni l’autre et je ne souhaite que du printemps/automne.

 

 

Revenons à nos amis équidés.

Pour faire une comparaison sans divers facteurs qui font tourner autour du pot, la question va changer : sans vent, ni pluie, ni neige, le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Et puis, pour aller encore plus loin, le cheval préfère l’hiver ou l’été, sans vent, ni pluie, ni neige, en France ?

Car oui, je suppose que, comme nous, il aura du mal à apprécier quoi que ce soit l’hiver en Sibérie ou l’été dans la vallée de la mort, au Nevada.

Bref…

Maintenant que nous sommes précis, je peux répondre. Contrairement à nous, le cheval préfère largement l’hiver !

 

Pourquoi ?

 

Car en été :

  • ses poils lui tiennent beaucoup trop chaud.
  • le soleil tape et l’oblige à se mettre à l’abris et arrêter de manger.
  • la chaleur le fatigue.
  • la zone de confort du cheval est entre 5°C et 25°C. En gros, le temps hivernal français est souvent “confortable”, et sans vrai froid, alors que l’été est bien trop souvent au dessus de sa zone de confort.
  • il est harcelé par les insectes.
  • il transpire pour la moindre séance de travail et a vite trop chaud.

 

Car en hiver :

  • il n’a ni froid ni chaud.
  • il n’y a pas d’insecte.
  • il peut manger son foin à volonté dans beaucoup d’écuries et se régaler d’herbes peu nourrissantes, afin d’éviter tout problème de fourbure ou autre.
  • quand il travaille en hiver, ils se réchauffe.

Alors, oui, l’automne, le printemps, c’est toujours mieux que l’hiver. Mais, l’été est vraiment la pire saison pour les chevaux.

Faites attention à ce que votre cheval ait de quoi se mettre à l’ombre, à le protéger des insectes (emouchine naturelle par exemple), qu’il ait tout le temps de quoi boire, et n’hésitez pas à le rafraîchir par une douche dès que vous pouvez. Travaillez le moins et ménagez-le. Adaptez-vous et écoutez-le bien.

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Et vous, que faites vous pour aider votre cheval en hiver comme en été ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire.

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