Les conditions de vie idéales d’un cheval

Vous vous demandez si votre cheval vit dans des conditions idéales pour son bien-être, cet article est là pour répondre à votre question.

Outre les besoins classiques, dont presque tous les être vivants nécessitent, tel que le sommeil, le besoin de lumière, de combattre les températures chaudes ou froides, etc., le cheval a des besoins bien spécifiques : s’alimenter toute la journée, se déplacer toute la journée et ne pas être seul.

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Alimentation :

Un cheval doit avoir accès à l’eau à volonté car ce dernier peut boire jusqu’à 40L d’eau par jour. Bien plus en fonction du temps et de son activité.

Le cheval doit pouvoir manger toute la journée. Il mange jusqu’à 18h heures par jour. La première raison est qu’il a un petit estomac, ce qui l’oblige à ne manger qu’en petite quantité. Comment faire pour nourrir un animal de plus de 400kg en petite quantité… La seule solution est de le nourrir toute la journée. La seconde raison est que l’estomac du cheval ne doit jamais être vide pour éviter de créer toute acidité, source principale des ulcères.

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Déplacement :

Sans parler du côté psychologique bienfaiteur de la marche, le cheval doit être libre de marcher pour pomper son coeur et pour faire fonctionner son transit. Les chevaux sauvages peuvent marcher jusqu’à 18km par jour. Se déplacer est un besoin vital pour leur bien-être. De plus, c’est le seul moyen pour eux de garder une forme physique et musculaire minimale.

 

En troupeau :

De part son fort instinct grégaire, le cheval doit pouvoir « communiquer » avec un autre cheval à tout instant. Un troupeau (même un petit troupeau de deux) est plus qu’une obligation pour lui. Il se sentira rassuré, évitera de stresser et sera en sécurité. Un cheval qui se retrouve seul ne pensera même plus à assouvir ses autres besoins primaires.

Cette situation est facile à analyser. Mettez un cheval seul dans un pré. Il galopera le long du pré à en faire une tranchée le temps que ses copains reviennent.

Alors, oui, on peut les habituer car on peut habituer un cheval à tout mais cela ne veut pas dire que c’est bon pour autant.

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Avec ces trois besoins primaires, s’ajoutent plusieurs éléments. Car même si les 3 critères sont présent pour un cheval donné, pleins d’autres facteurs peuvent rendre son environnement désagréable.

Un cheval doit ainsi se retrouver avec :

  • Un environnement sans stresse
  • Une vie avec des habitudes et routines régulières
  • Une santé optimale
  • Des pieds stimulés et parés
  • Une dentition correcte
  • De l’ombre
  • Pas trop de nourriture
  • Un minimum de travail musculaire

 

Quand nous lisons ces points, nous pouvons facilement conclure que le box est à exclure. Que rien ne pourra approuver la vie au box face aux besoins naturels et fondamentaux des chevaux. Il y aura toujours des conséquences négatives. Par miracle, certaines conséquences n’apparaîtront que très tard mais, le box est à proscrire. Je ne parle pas des rares exceptions.

 

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le pré est loin d’être l’environnement idéal. Il peut l’être sous certaines conditions mais ce n‘est pas le meilleur choix.

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Quels sont les inconvénients du pré ?

Je vais parler du cas des prés avec abris et eau à volonté.

  • Les sabots sont très peu stimulés hormis en été. Les sols mous ne stimulent pas grand chose. Un parage régulier est donc nécessaire car les pieds poussent et, contrairement aux chevaux sauvages, la paroi ne s’use pas ou très peu.
  • Si le pré n’est pas très grand, en hiver, le foin est souvent placé à côté de l’eau. Le cheval marche donc très peu, ce qui n’est pas spécialement bon pour son physique.
  • Quand l’herbe est bien verte, les prés sont un vrais danger pour les chevaux. L’herbe est un aliment trop sucré.

 

 

Quel est donc l’environnement idéal si on ne peut plus mettre nos chevaux aux prés ?

 

Le paddock paradise

Si on vient s’occuper tous les jours de notre cheval, le paddock paradise est la solution idéale.

Qu’est ce que c’est ? C’est un espace aménagé de couloirs dans le but de stimuler les pieds des chevaux et leur permettre de manger lentement toute la journée. Souvent, pleins de filet à foin à petite mailles sont répartis dans le paddock. Cela demande beaucoup d’organisations et d’entretien. Un article plus détaillé sur ce sujet arrive prochainement. Je vous préviendrai via la newsletter.

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Une sorte de forêt

Si on veut être tranquille car on n’a pas autant de temps pour s’occuper tous les jours de nos chevaux, la meilleure solution semble être une forêt.

Et oui, dans une forêt, il n’existe pas de terrains aussi herbeux que les prés. Nous trouvons tout de même de l’herbe, des arbres pour s’abriter, tout types de terrains et le principal, l’obligation pour le cheval de beaucoup bouger pour trouver de quoi manger. 

Les chevaux se retrouvent dans l’environnement parfait pour leur poids, leur pieds et leur physique. C’est, je pense, la meilleure solution. Cela ne veut pas dire que nous pouvons les laisser à l’abandon dans cet environnement car un arbre peut toujours tomber… Mais, la forêt reste la solution parfaite pour leur environnement idéal.

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Qu’est ce que vous pensez de la solution d’espace boisé style forêt ? Pensez vous qu’il existe une meilleure solution ? Que le pré n’est pas si mauvais si on s’occupe bien de nos chevaux ? Je précise que ma jument vit au pré et que je n’ai pas prévu de la changer d’endroit.

 À très vite pour un prochain article.

Ulcères gastriques chez le cheval, mes conseils

Ceci n’est pas un article explicatif sur les ulcères. L’article arrivera prochainement.

Ceci est un article sur mon expérience avec ma jument et ses ulcères.

Cet article est là pour aider et rassurer les personnes qui ont un cheval avec des ulcères.

Je préviens que je ne me prétends vétérinaire en aucun cas et je rappelle que tous les vétérinaires ne se valent pas.

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Même si je ne compte pas expliquer en détails ce que sont les ulcères, je suis obligée de définir ce terme pour que tout soit plus clair pour vous. Un ulcère gastrique est une lésion de la muqueuse de l’estomac, principalement lié à une sur-acidité de ce dernier. La lésion peut être très profonde ou superficielle. Je vais parler ici des ulcères qui ont un impact sur la vie du cheval soit, des vrais ulcères.

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La première question à se poser est :

Comment être certain que son cheval a un ulcère gastrique ?

Réponse : Il faut faire une gastroscopie.

Pourquoi nous mettons-nous à faire ce test ? En général, c’est parce que notre cheval est bien trop mince et ne prend pas de poids malgré une suralimentation. Nous avons, de plus, fait une coprologie qui écarte la présence de vers et le cheval n’a aucune maladie en particulier. Si tout cela est exclu, la seule cause restante de cette minceur est souvent l’ulcère.

 

Sans faire de gastroscopie, certains symptômes peuvent confirmer les ulcères :

  • Bâillement
  • Manque d’appétit
  • Coliques “faciles”
  • Côtes apparentes
  • Grincements de dents
  • Crottins mous
  • Sensibilité au toucher à des points précis.

 

 

Rien n’est très flagrant, ce sont les symptômes de beaucoup de problèmes possibles. Seules des suppositions peuvent se conclure. Nous n’avons pas à nous mettre à paniquer au moindre bâillement.

Pour faire simple, si votre cheval n’a que le bâillements en symptôme, il y a de forte chances qu’il n’ait rien du tout et soit juste fatigué ou ennuyé d’être attaché depuis 30 minutes sans rien faire. 

 

 

En revanche, s’il est mince et que tout autre problème est exclu, nous pouvons être certain à 99% que c’est un ulcère.

Comment atteindre les 100% ? La fameuse gastroscopie qui permet de voir l’estomac et sa muqueuse clairement…

Mais voilà… Il y a un problème… C’est cher. Il faut souvent déplacer le cheval en clinique et ça peut revenir très cher. Puis, le traitement lié si les ulcères sont confirmés… n’en parlons pas. Encore plus cher ! 150 la gastroscopie + les nombreux coûts autour…

 

 

Pourquoi je me sens légitime à conseiller sur les ulcères ?

Ma jument a eu des ulcères. Aujourd’hui tout va beaucoup mieux. Je ne me pose plus de questions.

 

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On peut voir sur ces photos que j’ai pas mal réussi à traiter son cas.

 

 

Au début, rien ne fonctionnait. J’ai essayé tout et n’importe quoi, conseillés par les cavaliers et/ou pros (vétérinaire, etc). 

Suite à la colique de trop, j’ai fait faire une gastroscopie qui m’a prouvé l’existence d’ulcères. À partir de ce moment, je me suis remise en question -même si ses ulcères venait des courses et qu’elle en avait à son arrivée- .

J’ai évité d’écouter tout le monde qui me disait qu’un PS devait être mince. J’ai fait le réel traitement à l’omeprazole puis, le naturel à l’aloe vera.

J’ai fait en sorte de lui offrir le meilleur environnement possible.

Mon but : que ma jument soit heureuse avec un bien-être optimal. Cela a été une révélation.

J’ai enfin eu des résultats. Maintenant, j’ai le problème inverse tous les printemps… Ce qui est bien pire pour un pur sang…

 

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Voici donc mes conseils :

 

Avant tout traitement :

Il faut un mode de vie 100% adapté à votre cheval, 0 déclencheur de stress et une alimentation non agressive pour l’estomac.

 

Pendant le traitement et après :

Si vraiment votre cheval est mince et que financièrement, vous hésitez sur le Gastrogard, ce qui est tout à fait normal, il y a des solutions mais ça va être compliqué.

Vu mon expérience négative sur tous les produits annexes conseillés par les vétérinaires ou autres pros, le seul traitement que je conseillerais et qui a eu de l’effet, c’était de donner du phosphalugel avant le repas pour tapisser l’estomac, de l’aloe vera et du riz… Je ne suis pas certaine que je donnerai du riz aujourd’hui. Le riz avait pour but de diminuer l’acidité. Je me pencherai davantage sur l’aloe vera pour ses vertues magiques : cicatrisantes et diminuent l’acidité.

 

 

Cependant, comme nous ne sommes pas certains de la magie de l’aloe vera, c’est l’assimilation des aliments qui sera traitée. Nous ne pourrons prouver la réelle cicatrisation de l’ulcère sans faire de gastroscopie. Tout sera apaisé, tapissé, etc. donc le cheval prendra du poids et redeviendra normal. Une rechute au moindre écart, tel que le stress, sera plus que probable. Pour une vraie cicatrisation des ulcères, il faudrait des mois et des mois. Que ces ulcères soient épargnés -suite à l’environnement, l’apaisement et l’alimentation 100% adaptée- pour qu’ils puissent cicatriser dans leur coin naturellement et complètement. Je ne pense pas que ce soit impossible. Tout est possible.

 

Dans mon cas, j’ai soigné ma jument au Gastrogard mais son environnement n’était pas adapté pendant ce traitement donc il y a dû y avoir qu’une cicatrisation partielle. J’ai ensuite testé aloe vera et riz. Son estomac a été plus que soulagé. Pour la première fois ma jument prenait du poids.
Je n’ai jamais fait de gastroscopie de vérification, les résultats étant là et surtout, le prix étant trop cher à l’époque.

 

Je constate aujourd’hui des signes d’ulcères quand tout n’est pas rose pour elle. Abcès, temps très froid et pluie qui dure, par exemple. Quand tout va bien, elle est ronde comme un ballon, voire beaucoup trop ronde, ce qui est dangereux pour sa race.

 

 

Je sais que ses ulcères ont cicatrisé mais je suis persuadée qu’il reste une trace, c’est obligé. Stressée comme elle, elle doit se faire bobo de l’intérieur seule.

Toutefois, comme son environnement et son alimentation lui conviennent, elle est bien. Fini les problèmes de maigreur, les questionnements, les suppléments. Tout va bien.

 

 

J’espère que mon texte vous a rassuré si votre cheval a aussi des ulcères. J’espère que vous n’êtes plus perdus dans les 1 milliards de traitements à faire à la place du Gastrogard et face aux milliers de conseils que l’on vous a donné. 

Allez, bam ! Un conseil de plus venant de moi ! Désolée. 

Surtout, ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt du passé !

Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez absolument pas en commentaire.

Le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Cette question peut paraître simple mais peut surtout permettre de prendre de bonnes décisions pour son cheval.

Pour commencer, je vous pose la question : que préférez-vous ? Hiver ou été ?

Je sens que vous allez me répondre selon le moment de l’année où vous tomberez sur cet article.

 

 

En hiver vous préférez l’été et en été, l’hiver ? N’est-ce pas ? C’est mon cas. Bien que, en réalité, je n’aime ni l’un ni l’autre et je ne souhaite que du printemps/automne.

 

 

Revenons à nos amis équidés.

Pour faire une comparaison sans divers facteurs qui font tourner autour du pot, la question va changer : sans vent, ni pluie, ni neige, le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Et puis, pour aller encore plus loin, le cheval préfère l’hiver ou l’été, sans vent, ni pluie, ni neige, en France ?

Car oui, je suppose que, comme nous, il aura du mal à apprécier quoi que ce soit l’hiver en Sibérie ou l’été dans la vallée de la mort, au Nevada.

Bref…

Maintenant que nous sommes précis, je peux répondre. Contrairement à nous, le cheval préfère largement l’hiver !

 

Pourquoi ?

 

Car en été :

  • ses poils lui tiennent beaucoup trop chaud.
  • le soleil tape et l’oblige à se mettre à l’abris et arrêter de manger.
  • la chaleur le fatigue.
  • la zone de confort du cheval est entre 5°C et 25°C. En gros, le temps hivernal français est souvent “confortable”, et sans vrai froid, alors que l’été est bien trop souvent au dessus de sa zone de confort.
  • il est harcelé par les insectes.
  • il transpire pour la moindre séance de travail et a vite trop chaud.

 

Car en hiver :

  • il n’a ni froid ni chaud.
  • il n’y a pas d’insecte.
  • il peut manger son foin à volonté dans beaucoup d’écuries et se régaler d’herbes peu nourrissantes, afin d’éviter tout problème de fourbure ou autre.
  • quand il travaille en hiver, ils se réchauffe.

Alors, oui, l’automne, le printemps, c’est toujours mieux que l’hiver. Mais, l’été est vraiment la pire saison pour les chevaux.

Faites attention à ce que votre cheval ait de quoi se mettre à l’ombre, à le protéger des insectes (emouchine naturelle par exemple), qu’il ait tout le temps de quoi boire, et n’hésitez pas à le rafraîchir par une douche dès que vous pouvez. Travaillez le moins et ménagez-le. Adaptez-vous et écoutez-le bien.

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Et vous, que faites vous pour aider votre cheval en hiver comme en été ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire.

Un cheval peut-il vivre seul ?

Il est tout à fait normal de se poser la question.

Les chiens ont bien l’air de pouvoir vivre seul, les chats aussi. La majorité des rongeurs aussi. Donc pourquoi pas le cheval me direz-vous ?

Tout d’abord, c’est faux, peu d’animaux peuvent vivre seuls.

 

 

C’est la raison pour laquelle les chiens attendent leur maître avec impatience ou les chats réclament souvent de l’attention ou une simple présence. Oui, ils peuvent supporter d’être seuls de temps en temps ou bien s’adapter à une vie qu’on leur impose. Oui de rares exceptions seront solitaires mais, comme la majorité des êtres vivants, si on leur laisse le choix, ils ne resteront pas seuls. Ils ont un instinct grégaire.

Qu’est-ce que l’instinct grégaire ?

C’est une caractéristique qui pousse des individus d’une même espèce à se rassembler et à adopter un même comportement.

 

 

En général, pour un cheval domestiqué, rester seul est bien pire que pour les autres animaux domestiqués.

En effet, le chien, même s’il se retrouve sans meute de sa propre espèce, aura souvent un humain auprès de lui. Il prendra l’humain pour référent de sa meute. Le cheval, ne pouvant vivre dans notre maison ou appartement, par manque de place et d’herbe, se retrouvera extrêmement seul bien trop longtemps. Hormis, bien sûr, la seule heure ou un humain viendra s’occuper de lui… Enfin, pour la majorité des humains, plutôt “profiter” de lui…

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Le cheval n’est pas fait pour vivre seul. Ni même à deux au final. Car il ne peut pas non plus s’entendre avec n’importe quel cheval. Comme nous, au final. Le cheval est fait pour vivre en troupeau.

Il a besoin de manger, de dormir, de boire et d’avoir des relations sociales pour se sentir bien. Ce sont ses besoins primaires.

 

Un cheval qui acceptera d’aller contre ce besoin de vie en groupe n’est pas bien dans sa tête. Il sera résigné, déprimé ou aura, quoi qu’il arrive, un problème lié à une imposition humaine du passé.

On peut apprendre à un cheval à se retrouver seul une heure -bien qu’à éviter un maximum- mais ce n’est surtout pas à faire pour les 23 autres heures restante d’une journée.

 

 

Il lui faut, si ce ne peut être un autre cheval, au moins un autre être vivant pour se sentir correctement. Un âne, mouton ou poule sont déjà mieux que rien.

Laisser un cheval seul fonctionnera à merveille pour le faire dépérir et créer pleins d’autres problèmes en conséquence. Exemple : ulcères gastriques puis colique.

Même le moins social des chevaux, aura juste besoin d’une présence distante constante d’un autre être vivant.

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La réponse est donc non, un cheval ne peut absolument pas vivre seul.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un avis contraire et connaissez un cheval qui vit seul et heureux. J’en serais curieuse et je reste ouverte pour toutes discussions.

A bientôt pour un prochain article !

Soigner de simples plaies

La solution : le MIEL

Vous vous attendiez à un long article explicatif ? Et bien non, désolée.

 

 

Pour soigner des plaies ouvertes qui ne nécessitent pas de recoudre – envoyez une photo à votre vétérinaire si vous avez un doute-, il suffit de badigeonner la blessure de miel de thym bio.

Pas besoin de bétadine ou d’acheter un produit cher ultra sophistiqué. Encore moins besoin d’utiliser un flacon de bétadine ouvert depuis plusieurs mois et qui n’est plus stérile.

 

 

Si votre cheval a une plaie, nettoyez à l’eau clair -encore mieux si vous avez de l’eau oxygénée- pour enlever les saletés visibles puis, mettez du miel de thym partout.

Même si on est en été et qu’il y a des mouches ! Elle n’atteindront jamais la blessure. Si jamais il y a vraiment un problème, vous pouvez faire un pansement mais à éviter.

 

Le miel fait office de :

  • Désinfectant
  • Cicatrisant
  • Antiseptique
  • Hydratant. Oui, ce point ne sert à rien pour soigner une plaie.

 

Il existe peu de produit qui font tout cela d’un coup.

Le problème des autres produits est qu’il faut désinfecter puis, “antisepter” puis, mettre un cicatrisant. Pendant toutes ces étapes il faut éviter l’infection… Mon Dieu que c’est compliqué… Les chevaux vivent dans la boue, le crottin, les insectes, etc. C’est l’étape la plus compliqué.

De plus, on sait que la bétadine empêche la cicatrisation mais qu’on est obligée de la mettre pour désinfecter…

Trop compliqué ! Je ne sais pas pour vous mais je me perds ! Je me prends la tête, c’est un risque pour mon cheval et je dépense trop d’argent pour divers produits. Que de galère !

Avec le miel, on arrête de se poser des questions !

 

 

C’est un produit miracle, plus que “magique”, qui simplifie les soins et donc tout !

Il faut aussi savoir que le miel fait des miracles sur les grands brûlés . Allez voir cet article.

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Je précise que je n’ai osé le miel sur vraie blessure non superficielle qu’après une validation d’une vétérinaire suite à une grosse ouverture de la joue de ma jument.

 

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Tout ça à cause d’un râtelier à foin abîmé. Heureusement, le râtelier à foin a été changé juste après.

Cette blessure ne m’a inquiétée que pendant une petite semaine. Cicatrisation ultra rapide, aucune gêne pour la jument, aucune conséquence (infection ou autre) et repousse des poils normale. La blessure n’ayant jamais été recousue, il reste aujourd’hui un trait de blessure de guerre que l’on peut voir en été sous les poils si on fait attention. Cicatrice de pirate quoi. Ça donne du style à ma jument.

 

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Trêve de plaisanterie, le miel, le vrai miel, pas celui fabriqué par les américains ou les chinois en usine, le vrai miel de thym bio est un produit magique et je vous le recommande les yeux fermés.

 

 

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous pensez du miel et si vous osez l’utiliser ? Il faut oser franchir ce cap c’est vrai. Mais que du bénéfice. Je précise que je n’ai aucun partenariat avec aucun fabricant de miel.

À très vite pour un prochain article !

Le pouvoir de l’habitude chez le cheval

Voilà un petit moment que je voulais écrire un petit article sur le sujet le plus important en équitation.

Je précise “petit” devant article car il n’y a pas grand chose à expliquer, mais “article” tout de même car c’est, je pense, le sujet le plus primordial à connaître dans ce domaine. Voilà pourquoi ce pouvoir mérite un article.

 

 

Pour parler de ce formidable pouvoir, il faut que je définisse ce terme : “habitude”.

 

“Habitude :  Manière d’agir acquise par la répétition.”

 

C’est tout.

 

En quoi c’est un pouvoir magique ? Bon bah, déjà… Ce n’est pas magique dans le sens sorcellerie mais c’est un pouvoir dans le sens où il peut résoudre tous vos problèmes avec votre cheval. Oui, je dis bien tous !

 

Comment ça ?

Vous dites toujours que votre cheval n’aime pas cela, préfère cela, n’est pas facile pour cela, très compliqué pour cela et ne parlons pas pour cette situation ?

Et bien, en fait, il existe un concept tout simple pour lui faire tout accepter dans le calme et surtout, la patience : l’habituer.

Et oui, c’est tout con.

En gros, quand vous vous fatiguez à essayer de lui faire donner les pieds et que vous vous dites que c’est impossible mais que, bizarrement, un an plus tard, il les donne, ce n’est pas parce que vous avez trouvé la bonne technique qui tue méga-efficace, c’est juste, qu’à force d’avoir essayé tous les jours, c’est devenu une simple habitude pour lui.

Cette habitude s’est faite inconsciemment. Au départ, vous lui preniez les pieds en le poussant, puis vous n’arriviez pas. Puis, tous les jours, vous avez essayé de prendre un pieds par ruse et de ne pas le lâcher puis, etc. Aucune méthode miracle. Le cheval, à force de l’avoir embêté avec ça, a compris tout seul le problème, puis a appris de lui même, par habitude, à donner ses pieds.

C’est si simple que ça en devient difficile à expliquer.

 

 

Donc, oui, si vous pensez avoir un problème impossible à résoudre, dites vous que tout viendra avec le temps et l’habitude.

Rien n’est impossible et tout s’apprend. Encore plus chez le cheval pour qui l’habitude et la routine sont extrêmement importantes pour lui.

Le cheval est un animal qui a besoin d’une routine très stable. Laissez-le dans son pré 3 mois sans le sortir et vous aurez du mal à le sortir. Commencez par le sortir simplement 5 minutes tous les jours et cela deviendra une habitude pour lui. Il prendra un plaisir car rien ne viendra perturber sa routine.

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L’exemple le plus probant pour l’habitude est celui des balades. Beaucoup de personnes ont un cheval qui ne va pas devant, qui ne va que devant, qu’il ne faut pas doubler, qui ne part pas seul, etc. Et bien, sachez que toutes ces mauvaises habitudes peuvent se contrer avec une grande facilité, en à peine trois ou quatre balades ou vous l’habituerez à faire ce qu’il ne sait pas faire.

Je parle en connaissance de causes car ma jument ne partait pas seule en balade et ne pouvait pas faire une foulée de pas en groupe.

En gros : j’avais le pire cheval pour les balades. C’est tout simple, je l’ai sortie et sortie pour l’habituer aux balades en groupe, je l’ai mise en tête quelques mètres (très difficilement mais on ne faisait pas un pas si elle ne voulait pas être devant), etc.

En seulement 6 mois, comme par magie, par simple habitude de tout le temps faire des balades, elle est devenue le cheval de balades des rêves de tout le monde. En tête, au milieu, derrière, seule, aux trois allures, se faire doubler au galop, croiser un cheval au galop, etc. Je me suis retrouvée avec un cheval “facile” de balade. Quand on me demandait comment j’avais fait, je ne savais pas quoi répondre car je n’avais eu aucune méthode particulière. Seul le temps était la méthode. Soit, l’habitude.

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Ainsi, ne désespérez pas et sachez que le temps viendra aider tout vos problèmes.

N’en demandez jamais trop, récompensez beaucoup. Avec l’habitude, votre cheval surmontera très facilement ce problème.

Cela concerne tous les domaines équins : se retrouver seul au pré (même si jamais bon…), accepter un aliment, sortir en balade tranquillement, apprendre une figure de dressage, être tranquille à pieds, etc. Avec du temps et de la patience, votre cheval n’aura, très vite, plus le problème que vous rencontrez actuellement.

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À vous ! Avez vous constaté, vous aussi qu’il n’y avait pas meilleure leçon que l’habitude ? Répétition et temps sont maîtres mots. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire dans cet article.

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