Comment faire grossir un cheval ? Faire disparaître les côtes apparentes

Votre cheval est trop mince voire trop maigre ? Il a les côtes apparentes ? Vous souhaitez le faire grossir ? Vous êtes tombés sur l’article qu’il vous faut !

Cette introduction fait un peu vieille pub cette mais promis, cet article est gratuit et utile.

 

 

Pour faire prendre du poids à son cheval, il y a 6 règles simples à suivre dans l’ordre. Si toutes les règles sont appliquées, votre cheval devrait grossir très vite.

 

  1. Faites un check-up complet de votre cheval

Pour que votre cheval puisse grossir, il faut s’assurer qu’il n’ait aucun problème de santé. Il faut faire venir un vétérinaire pour une prise de sang (vérifier lyme, piroplasmose ou autre problème), faire une coprologie (pour voir si vermifuges à faire) et vérifier s’il a des ulcères. L’idéal pour ce point est une gastroscopie mais, vu le prix, je peux comprendre que vous hésitez. Ce type de vidéo donne des idées afin de savoir si un cheval a des ulcères. Attention cependant, cela n’indique en rien le taux de gravité des ulcères.

 

 

Une fois que tous les problèmes de santé seront exclus (et/ou réglés), vous pourrez passer à la suite.

Il est évident que vous pouvez commencer cette “suite” dès le début mais prenez en compte que la prise de gras et de muscles sera amoindrie tant que votre cheval aura des problèmes.

 

2. Faites vivre votre cheval dans un environnement adapté à son bien-être

Un cheval doit manger tout le temps, doit avoir des copains, doit marcher tout le temps, doit pouvoir se mettre à l’abri. La base.

S’il manque un de ces critères, le cheval sera stressé et mangera moins, son transit fonctionnera moins bien, son estomac créera plus d’acidité, il utilisera davantage d’énergie. C’est tout ce que l’on souhaite éviter.

Si vous ne me croyez pas, allez voir des chevaux dans un pré en troupeau et constater leur état (souvent bien trop gros) puis allez dans un club de ville 100% box dans lequel plus de 70% des chevaux auront des côtes bien trop apparentes.

Un cheval heureux et non stressé aura beaucoup moins de mal à prendre du poids.

Je ne dis pas que les chevaux de club sont malheureux mais les chevaux de box…🤭

 

 

3. Arrêtez de travailler votre cheval

Cela ne veut pas dire d’arrêter de le sortir afin de lui changer les idées avec une petite balade à pied mais, oui, simplement d’arrêter de le longer, de monter dessus, etc.

Il a besoin de prendre du poids. Comment voulez-vous qu’il prenne du poids s’il dépense autant de calories ? Je ne dis pas que c’est impossible mais pour un résultat rapide, ce ne sera pas la meilleure solution que de continuer son travail.

Sans réelle activité sportive, il n’aura que ça à faire que de manger et stocker du gras.

 

 

On néglige souvent ce point, on pense toujours qu’on “doit le muscler”, “maintenir sa forme” mais de un, une vraie balade à pied ça peut très bien le maintenir en forme et de deux, j’ai jamais vu une personne trop maigre avoir de beaux muscles. Quand le corps n’a pas assez de gras, il puise dans les muscles. Bref, laissez votre cheval en vacances (sans l’abandonner) et il grossira très vite. Vous pourrez le muscler après.

 

 

4. Ne sur-nourrissez pas votre cheval

Oui, un cheval a besoin de compléments autre que son herbe pour éviter toutes sortes de carences mais cela ne veut pas dire qu’il peut manger 3 repas ultra lourds tous les jours.

Un cheval lambda ne peut pas assimiler plus de 2 litres par repas. Pour vulgariser grossièrement cette théorie, si vous donnez plus de 2 litres d’un coup à votre cheval, il utilisera plus d’énergie à digérer le tout et, au-delà de deux litres, tout finira en crottin.

En gros, trop nourrir son cheval, ça ne sert à rien, c’est même mauvais et ça peut le faire maigrir encore plus.

De plus, sachez que même le plus mince des chevaux n’aura pas spécialement besoin de grains au printemps à cause de la richesse de l’herbe. Il aura simplement besoin de compléments alimentaires.

 

 

5. Soyez patient en hiver

En hiver il fait froid. A moins que vous ayez un chauffage dans votre écurie, votre cheval dépense beaucoup d’énergie pour se réchauffer. Il aura ainsi du mal à prendre du poids s’il est mince.

 

 

Ne vous inquiétez pas si son évolution est faible à cette période. Dès l’arrivée du printemps, si vous respectez tous les points, il gonflera comme une baleine. Attention cependant, être une baleine est pire que d’être mince pour un cheval. Les conséquences de l’obésité sont bien plus néfastes.

 

6. Votre cheval doit être à l’herbe ou au foin à volonté si pas assez d’herbe. S’il a assez d’herbe, il ne mangera pas le foin qui sera gâché.

Voila la recette miracle, la recette principale, la plus importante. Il doit pouvoir manger quand il le souhaite. Il n’a pas besoin d’un complément x ou y comme de l’huile de tournesol, du tourteau de soja ou n’importe quel autre produit soit disant miracle qui ne fonctionne pas. Il a juste besoin de pouvoir manger tout le temps de l’herbe et/ou du foin de qualité.

Si vous respectez tous les points mais pas celui ci, faire grossir votre cheval sera très compliqué. J’ai testé et ça ne marche pas ou c’est méga galère. Une fois au pré, c’est bizarre, tout devient magique. Vraiment, n’hésitez pas une seule seconde si c’est le seul point qui vous manque.

 

 

Point bonus : N’écoutez pas trop ce que disent les gens (même moi 😝) et renseignez vous par vous même

En apprenant, en comprenant vous verrez que c’est assez simple de faire grossir votre cheval. Vous verrez que ce n’est pas instantané, que cela ne sert à rien de mettre tout votre argent dans divers produits et que cela reste possible juste avec les solutions les plus évidentes.

Pour illustrer le tout, voici une photo avant/après de ma jument, une pur sang anglaise.

 

pur sang prise de poids

 

Le “avant” était quand j’écoutais tout le monde et que je ne respectais aucun point. Je pensais pourtant bien faire…

Le “après” c’est une photo d’aujourd’hui (plein été, pas de foin, pas d’herbe du printemps bien). Elle va bien, depuis plusieurs années, depuis que je respecte ces simples points. Elle est complémentée en CMV de mars à septembre et environ 1L par jour de grains le reste de l’année.

 

J’espère que cet article vous aidera et n’hésitez pas à poser des questions si vous en avez. N’hésitez pas à partager votre expérience si vous êtes passé par là avec votre cheval. A très vite dans un prochain article !

Comment faire maigrir son cheval ou comment éviter que son cheval grossisse ?

Je ne pensais pas devoir faire un article sur ce sujet vu que j’ai une pur sang anglaise mais j’ai constaté un truc : quand votre cheval ne fait rien (suite à une convalescence ou autre raison), que le printemps est là, il grossira à une vitesse exponentielle !

 

 

Il y a des races plus propices à l’embonpoint mais même un pur sang anglais peut devenir beaucoup trop gros. Ce petit problème m’a fait me poser des questions pour éviter que ma jument devienne obèse comme ses colocataires de pré. Le meilleur exemple étant un fjord dont on ne pouvait même plus sentir ses côtes en appuyant tellement il était gros. Heureusement il n’a jamais eu de soucis mais d’autres ont déclaré des problèmes bien avant d’atteindre son niveau de graisse…

 

 

Cet article traite de deux sujets : 

  • Comment éviter que son cheval grossisse ? 
  • Comment faire maigrir son cheval ?

 

Je précise que je ne suis pas vétérinaire et que je ne parle qu’en fonction de mes connaissances, recherches et expériences sur ce sujet.

 

 

Comment éviter que mon cheval grossisse ?

 

Alors c’est assez simple et c’est comme pour les humains : on évite de trop manger et on bouge son c**. Rien d’autre.

Merci de m’avoir lu et à la prochaine ! 👋

 

 

Ne partez pas, je rigolais. Oui, la théorie est très simple mais la pratique, c’est une autre histoire.

Je suppose que si vous lisez cet article, votre cheval vit dans un pré plein d’herbe… Et on sait tous que cela est un facteur à obésité et/ou fourbure… Mais on ne peut pas non plus aller mettre son cheval au box.

 

Si votre cheval ne peut pas travailler pour une raison x ou y, peut-il au moins marcher ? Marchez le autant que vous pourrez, cela lui fera un minimum de sport et un grand bien au moral.

 

 

Laissez le également au pré pour qu’il puisse marcher toute la journée. S’il a tendance à grossir très vite, on évite toute friandises ultra transformées (vous pouvez donner des carottes, c’est bon ça les carottes🥕🥕) et s’il a besoin d’oligo-éléments ou vitamines à cause de la faible variétés d’herbe/foin dans son pré, vous pouvez donnez des CMV. Pas besoin de donner de rations, ce sera beaucoup trop riche. Même les rations sans céréales. Le mieux est de faire des prises de sang pour connaître les carences de votre cheval et le must du must, de faire analyser votre terrain et votre foin. Bon, je sais pas pour vous, mais, en ce qui me concerne, je n’ai jamais fait ça, je me contente des prises de sang. Ne culpabilisez surtout pas si vous ne faites pas analyser tout ça, ce n’est qu’un conseil pour les plus courageux.

 

 

Je dirais que l’idéal est que votre cheval puisse vivre dans une sorte de paddock paradise pour faciliter le mouvement ou dans un pré à herbe haute (moins riche en sucre) mais tout cela est rarement possible. Si vous n’avez rien de tout ça dans votre région, travaillez le un max (pas trop non plus, dans le respect de son poids) et il ne devrait pas trop grossir. Du moins… Pas atteindre l’obésité.

Et si jamais c’est trop tard ? Votre cheval a atteint un embonpoint bien certain ?

 

 

Comment faire maigrir son cheval ?

 

Tout d’abord, je n’irais jamais dire de mettre votre cheval au box ou dans un paddock de terre avec foin rationné. Créer de l’acidité dans son estomac ou un quelconque mal être pourra le faire maigrir, certainement, mais cela créera bien d’autres problèmes.

En outre, l’éloigner de ses copains et le changer d’environnement ne l’aidera pas à suivre cette période de régime déjà bien difficile.

Il va falloir reprendre le sport. Car, ne venez pas me dire qu’un cheval qui travaille régulièrement peut devenir obèse. Jamais vu ça. Bien sûr qu’il doit exister des exceptions mais je n’ai jamais vu un cheval devenir trop gros lorsqu’il était beaucoup travaillé. Où c’est peut être mon expérience l’exception ? 

 

 

Souvent, les plus gros sont ceux qui ne font strictement rien et les plus minces sont ceux qui travaillent bien trop –avec les cavaliers qui ne comprennent toujours pas pourquoi leur cheval ne prend pas de poids…

 

 

Bref… Avec l’aide d’un vétérinaire, essayez de faire reprendre le sport à votre cheval sans y aller trop brutalement. Ce dernier a peut-être perdu tout son cardio et tout son physique de bodybuilder. 

 

 

Commencez par de courtes balades à pied, monter une fois que vous le sentez, allez-y très progressivement. Je ne peux pas donner un programme de travail exact car tout dépend du cheval, de sa vie, de son âge, de nombreux facteurs. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des idées de programme “reprise de travail”.

C’est ce travail qui aidera votre cheval à retrouver sa forme.

 

 

L’autre chose à faire, la base, est bien sûr d’arrêter de le complémenter votre cheval si vous le faites (hormis cmv).

Puis, si bien sûr vous le pouvez, évitez les prés à herbes rases, beaucoup trop sucrées.

 

 

Si jamais vous ne pouvez pas travailler votre cheval (trop gros, fourbu, ne peut pas marcher, etc), la solution la moins compliquée pour son mental (et pour vous) serait d’acheter un panier de type Greenguard ou Thinline.

 

Ces paniers ne sont pas à mettre 24h/24, 365 jours/365. Ils ne sont à mettre que si vous n’avez pas le choix: impossibilité de travailler le cheval, cheval fourbu, cheval vraiment obèse ça devient dangereux, etc.

 

 

Vous pourrez, dans un premier temps, possiblement le mettre 24h/24 si quelqu’un peut passer tous les jours vérifier si le panier est toujours mis correctement.

Le nombre de fois où j’ai vu les chevaux faire des bêtises avec. Ces paniers demandent de la surveillance. Ils blessent également pas mal quand trop mis donc n’hésitez pas à fixer de la moumoute ou autre protection sur tout le licol.

 

 

Au début, vous pouvez tenter une semaine avec le panier puis, si tout se passe bien, le cheval devrait commencer à maigrir. Surtout si vous commencez à le bouger en dehors de son pré. Vous pourrez ensuite le mettre un jour sur deux, deux jours sur trois, etc. A votre guise, en fonction de l’évolution du poids de votre cheval et des recommandations de professionnels.

 

 

Attention, un cheval c’est comme un humain, le gras ne va pas s’évaporer en quelque jours, il faut savoir être patient et ne rien brutaliser. Toute fonte ultra rapide n’est pas du tout normale et vous ne devriez jamais vous en réjouir. De plus, le cheval regrossira aussi rapidement s’il a maigrit d’un coup.

 

 

Faites très attention, il s’agit de sa santé. Le problème est qu’on ne peut pas parler à nos chevaux et leur expliquer que trop manger c’est mal. On doit donc composer avec cette énorme frustration que l’on leur crée. Faire du sport mais pas trop (car trop gros), rationner sa nourriture mais pas trop (car très mauvais pour l’estomac), donner moins (voire pas du tout) de friandises sucrées, mettre un panier, etc. Quelque soit la solution, cela créera un mal-être et c’est à nous de faire attention à bien compenser entre les différentes solutions possibles.

 

 

Tout ce que je peux vous dire c’est que ce n’est pas si compliqué de faire maigrir son cheval. C’est faisable avec de la patience (et de l’amour). Cela demande de s’en occuper un peu plus qu’un cheval normal mais que pour du positif.

 

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas dans les commentaires. 

Si vous avez de meilleures solutions ou que vous souhaitez partager votre expérience, n’hésitez pas non plus.

Prochainement, je ferai un article sur le problème inverse (ma spécialité grâce au passé de ma jument) : comment faire grossir son cheval ? A très vite dans le prochain article !

Les conditions de vie idéales d’un cheval

Vous vous demandez si votre cheval vit dans des conditions idéales pour son bien-être, cet article est là pour répondre à votre question.

Outre les besoins classiques, dont presque tous les être vivants nécessitent, tel que le sommeil, le besoin de lumière, de combattre les températures chaudes ou froides, etc., le cheval a des besoins bien spécifiques : s’alimenter toute la journée, se déplacer toute la journée et ne pas être seul.

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Alimentation :

Un cheval doit avoir accès à l’eau à volonté car ce dernier peut boire jusqu’à 40L d’eau par jour. Bien plus en fonction du temps et de son activité.

Le cheval doit pouvoir manger toute la journée. Il mange jusqu’à 18h heures par jour. La première raison est qu’il a un petit estomac, ce qui l’oblige à ne manger qu’en petite quantité. Comment faire pour nourrir un animal de plus de 400kg en petite quantité… La seule solution est de le nourrir toute la journée. La seconde raison est que l’estomac du cheval ne doit jamais être vide pour éviter de créer toute acidité, source principale des ulcères.

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Déplacement :

Sans parler du côté psychologique bienfaiteur de la marche, le cheval doit être libre de marcher pour pomper son coeur et pour faire fonctionner son transit. Les chevaux sauvages peuvent marcher jusqu’à 18km par jour. Se déplacer est un besoin vital pour leur bien-être. De plus, c’est le seul moyen pour eux de garder une forme physique et musculaire minimale.

 

En troupeau :

De part son fort instinct grégaire, le cheval doit pouvoir « communiquer » avec un autre cheval à tout instant. Un troupeau (même un petit troupeau de deux) est plus qu’une obligation pour lui. Il se sentira rassuré, évitera de stresser et sera en sécurité. Un cheval qui se retrouve seul ne pensera même plus à assouvir ses autres besoins primaires.

Cette situation est facile à analyser. Mettez un cheval seul dans un pré. Il galopera le long du pré à en faire une tranchée le temps que ses copains reviennent.

Alors, oui, on peut les habituer car on peut habituer un cheval à tout mais cela ne veut pas dire que c’est bon pour autant.

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Avec ces trois besoins primaires, s’ajoutent plusieurs éléments. Car même si les 3 critères sont présent pour un cheval donné, pleins d’autres facteurs peuvent rendre son environnement désagréable.

Un cheval doit ainsi se retrouver avec :

  • Un environnement sans stresse
  • Une vie avec des habitudes et routines régulières
  • Une santé optimale
  • Des pieds stimulés et parés
  • Une dentition correcte
  • De l’ombre
  • Pas trop de nourriture
  • Un minimum de travail musculaire

 

Quand nous lisons ces points, nous pouvons facilement conclure que le box est à exclure. Que rien ne pourra approuver la vie au box face aux besoins naturels et fondamentaux des chevaux. Il y aura toujours des conséquences négatives. Par miracle, certaines conséquences n’apparaîtront que très tard mais, le box est à proscrire. Je ne parle pas des rares exceptions.

 

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le pré est loin d’être l’environnement idéal. Il peut l’être sous certaines conditions mais ce n‘est pas le meilleur choix.

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Quels sont les inconvénients du pré ?

Je vais parler du cas des prés avec abris et eau à volonté.

  • Les sabots sont très peu stimulés hormis en été. Les sols mous ne stimulent pas grand chose. Un parage régulier est donc nécessaire car les pieds poussent et, contrairement aux chevaux sauvages, la paroi ne s’use pas ou très peu.
  • Si le pré n’est pas très grand, en hiver, le foin est souvent placé à côté de l’eau. Le cheval marche donc très peu, ce qui n’est pas spécialement bon pour son physique.
  • Quand l’herbe est bien verte, les prés sont un vrais danger pour les chevaux. L’herbe est un aliment trop sucré.

 

 

Quel est donc l’environnement idéal si on ne peut plus mettre nos chevaux aux prés ?

 

Le paddock paradise

Si on vient s’occuper tous les jours de notre cheval, le paddock paradise est la solution idéale.

Qu’est ce que c’est ? C’est un espace aménagé de couloirs dans le but de stimuler les pieds des chevaux et leur permettre de manger lentement toute la journée. Souvent, pleins de filet à foin à petite mailles sont répartis dans le paddock. Cela demande beaucoup d’organisations et d’entretien. Un article plus détaillé sur ce sujet arrive prochainement. Je vous préviendrai via la newsletter.

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Une sorte de forêt

Si on veut être tranquille car on n’a pas autant de temps pour s’occuper tous les jours de nos chevaux, la meilleure solution semble être une forêt.

Et oui, dans une forêt, il n’existe pas de terrains aussi herbeux que les prés. Nous trouvons tout de même de l’herbe, des arbres pour s’abriter, tout types de terrains et le principal, l’obligation pour le cheval de beaucoup bouger pour trouver de quoi manger. 

Les chevaux se retrouvent dans l’environnement parfait pour leur poids, leur pieds et leur physique. C’est, je pense, la meilleure solution. Cela ne veut pas dire que nous pouvons les laisser à l’abandon dans cet environnement car un arbre peut toujours tomber… Mais, la forêt reste la solution parfaite pour leur environnement idéal.

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Qu’est ce que vous pensez de la solution d’espace boisé style forêt ? Pensez vous qu’il existe une meilleure solution ? Que le pré n’est pas si mauvais si on s’occupe bien de nos chevaux ? Je précise que ma jument vit au pré et que je n’ai pas prévu de la changer d’endroit.

 À très vite pour un prochain article.

Ulcères gastriques chez le cheval, mes conseils

Ceci n’est pas un article explicatif sur les ulcères. L’article arrivera prochainement.

Ceci est un article sur mon expérience avec ma jument et ses ulcères.

Cet article est là pour aider et rassurer les personnes qui ont un cheval avec des ulcères.

Je préviens que je ne me prétends vétérinaire en aucun cas et je rappelle que tous les vétérinaires ne se valent pas.

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Même si je ne compte pas expliquer en détails ce que sont les ulcères, je suis obligée de définir ce terme pour que tout soit plus clair pour vous. Un ulcère gastrique est une lésion de la muqueuse de l’estomac, principalement lié à une sur-acidité de ce dernier. La lésion peut être très profonde ou superficielle. Je vais parler ici des ulcères qui ont un impact sur la vie du cheval soit, des vrais ulcères.

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La première question à se poser est :

Comment être certain que son cheval a un ulcère gastrique ?

Réponse : Il faut faire une gastroscopie.

Pourquoi nous mettons-nous à faire ce test ? En général, c’est parce que notre cheval est bien trop mince et ne prend pas de poids malgré une suralimentation. Nous avons, de plus, fait une coprologie qui écarte la présence de vers et le cheval n’a aucune maladie en particulier. Si tout cela est exclu, la seule cause restante de cette minceur est souvent l’ulcère.

 

Sans faire de gastroscopie, certains symptômes peuvent confirmer les ulcères :

  • Bâillement
  • Manque d’appétit
  • Coliques “faciles”
  • Côtes apparentes
  • Grincements de dents
  • Crottins mous
  • Sensibilité au toucher à des points précis.

 

 

Rien n’est très flagrant, ce sont les symptômes de beaucoup de problèmes possibles. Seules des suppositions peuvent se conclure. Nous n’avons pas à nous mettre à paniquer au moindre bâillement.

Pour faire simple, si votre cheval n’a que le bâillements en symptôme, il y a de forte chances qu’il n’ait rien du tout et soit juste fatigué ou ennuyé d’être attaché depuis 30 minutes sans rien faire. 

 

 

En revanche, s’il est mince et que tout autre problème est exclu, nous pouvons être certain à 99% que c’est un ulcère.

Comment atteindre les 100% ? La fameuse gastroscopie qui permet de voir l’estomac et sa muqueuse clairement…

Mais voilà… Il y a un problème… C’est cher. Il faut souvent déplacer le cheval en clinique et ça peut revenir très cher. Puis, le traitement lié si les ulcères sont confirmés… n’en parlons pas. Encore plus cher ! 150 la gastroscopie + les nombreux coûts autour…

 

 

Pourquoi je me sens légitime à conseiller sur les ulcères ?

Ma jument a eu des ulcères. Aujourd’hui tout va beaucoup mieux. Je ne me pose plus de questions.

 

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On peut voir sur ces photos que j’ai pas mal réussi à traiter son cas.

 

 

Au début, rien ne fonctionnait. J’ai essayé tout et n’importe quoi, conseillés par les cavaliers et/ou pros (vétérinaire, etc). 

Suite à la colique de trop, j’ai fait faire une gastroscopie qui m’a prouvé l’existence d’ulcères. À partir de ce moment, je me suis remise en question -même si ses ulcères venait des courses et qu’elle en avait à son arrivée- .

J’ai évité d’écouter tout le monde qui me disait qu’un PS devait être mince. J’ai fait le réel traitement à l’omeprazole puis, le naturel à l’aloe vera.

J’ai fait en sorte de lui offrir le meilleur environnement possible.

Mon but : que ma jument soit heureuse avec un bien-être optimal. Cela a été une révélation.

J’ai enfin eu des résultats. Maintenant, j’ai le problème inverse tous les printemps… Ce qui est bien pire pour un pur sang…

 

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Voici donc mes conseils :

 

Avant tout traitement :

Il faut un mode de vie 100% adapté à votre cheval, 0 déclencheur de stress et une alimentation non agressive pour l’estomac.

 

Pendant le traitement et après :

Si vraiment votre cheval est mince et que financièrement, vous hésitez sur le Gastrogard, ce qui est tout à fait normal, il y a des solutions mais ça va être compliqué.

Vu mon expérience négative sur tous les produits annexes conseillés par les vétérinaires ou autres pros, le seul traitement que je conseillerais et qui a eu de l’effet, c’était de donner du phosphalugel avant le repas pour tapisser l’estomac, de l’aloe vera et du riz… Je ne suis pas certaine que je donnerai du riz aujourd’hui. Le riz avait pour but de diminuer l’acidité. Je me pencherai davantage sur l’aloe vera pour ses vertues magiques : cicatrisantes et diminuent l’acidité.

 

 

Cependant, comme nous ne sommes pas certains de la magie de l’aloe vera, c’est l’assimilation des aliments qui sera traitée. Nous ne pourrons prouver la réelle cicatrisation de l’ulcère sans faire de gastroscopie. Tout sera apaisé, tapissé, etc. donc le cheval prendra du poids et redeviendra normal. Une rechute au moindre écart, tel que le stress, sera plus que probable. Pour une vraie cicatrisation des ulcères, il faudrait des mois et des mois. Que ces ulcères soient épargnés -suite à l’environnement, l’apaisement et l’alimentation 100% adaptée- pour qu’ils puissent cicatriser dans leur coin naturellement et complètement. Je ne pense pas que ce soit impossible. Tout est possible.

 

Dans mon cas, j’ai soigné ma jument au Gastrogard mais son environnement n’était pas adapté pendant ce traitement donc il y a dû y avoir qu’une cicatrisation partielle. J’ai ensuite testé aloe vera et riz. Son estomac a été plus que soulagé. Pour la première fois ma jument prenait du poids.
Je n’ai jamais fait de gastroscopie de vérification, les résultats étant là et surtout, le prix étant trop cher à l’époque.

 

Je constate aujourd’hui des signes d’ulcères quand tout n’est pas rose pour elle. Abcès, temps très froid et pluie qui dure, par exemple. Quand tout va bien, elle est ronde comme un ballon, voire beaucoup trop ronde, ce qui est dangereux pour sa race.

 

 

Je sais que ses ulcères ont cicatrisé mais je suis persuadée qu’il reste une trace, c’est obligé. Stressée comme elle, elle doit se faire bobo de l’intérieur seule.

Toutefois, comme son environnement et son alimentation lui conviennent, elle est bien. Fini les problèmes de maigreur, les questionnements, les suppléments. Tout va bien.

 

 

J’espère que mon texte vous a rassuré si votre cheval a aussi des ulcères. J’espère que vous n’êtes plus perdus dans les 1 milliards de traitements à faire à la place du Gastrogard et face aux milliers de conseils que l’on vous a donné. 

Allez, bam ! Un conseil de plus venant de moi ! Désolée. 

Surtout, ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt du passé !

Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez absolument pas en commentaire.

Le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Cette question peut paraître simple mais peut surtout permettre de prendre de bonnes décisions pour son cheval.

Pour commencer, je vous pose la question : que préférez-vous ? Hiver ou été ?

Je sens que vous allez me répondre selon le moment de l’année où vous tomberez sur cet article.

 

 

En hiver vous préférez l’été et en été, l’hiver ? N’est-ce pas ? C’est mon cas. Bien que, en réalité, je n’aime ni l’un ni l’autre et je ne souhaite que du printemps/automne.

 

 

Revenons à nos amis équidés.

Pour faire une comparaison sans divers facteurs qui font tourner autour du pot, la question va changer : sans vent, ni pluie, ni neige, le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Et puis, pour aller encore plus loin, le cheval préfère l’hiver ou l’été, sans vent, ni pluie, ni neige, en France ?

Car oui, je suppose que, comme nous, il aura du mal à apprécier quoi que ce soit l’hiver en Sibérie ou l’été dans la vallée de la mort, au Nevada.

Bref…

Maintenant que nous sommes précis, je peux répondre. Contrairement à nous, le cheval préfère largement l’hiver !

 

Pourquoi ?

 

Car en été :

  • ses poils lui tiennent beaucoup trop chaud.
  • le soleil tape et l’oblige à se mettre à l’abris et arrêter de manger.
  • la chaleur le fatigue.
  • la zone de confort du cheval est entre 5°C et 25°C. En gros, le temps hivernal français est souvent “confortable”, et sans vrai froid, alors que l’été est bien trop souvent au dessus de sa zone de confort.
  • il est harcelé par les insectes.
  • il transpire pour la moindre séance de travail et a vite trop chaud.

 

Car en hiver :

  • il n’a ni froid ni chaud.
  • il n’y a pas d’insecte.
  • il peut manger son foin à volonté dans beaucoup d’écuries et se régaler d’herbes peu nourrissantes, afin d’éviter tout problème de fourbure ou autre.
  • quand il travaille en hiver, ils se réchauffe.

Alors, oui, l’automne, le printemps, c’est toujours mieux que l’hiver. Mais, l’été est vraiment la pire saison pour les chevaux.

Faites attention à ce que votre cheval ait de quoi se mettre à l’ombre, à le protéger des insectes (emouchine naturelle par exemple), qu’il ait tout le temps de quoi boire, et n’hésitez pas à le rafraîchir par une douche dès que vous pouvez. Travaillez le moins et ménagez-le. Adaptez-vous et écoutez-le bien.

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Et vous, que faites vous pour aider votre cheval en hiver comme en été ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire.

Un cheval peut-il vivre seul ?

Il est tout à fait normal de se poser la question.

Les chiens ont bien l’air de pouvoir vivre seul, les chats aussi. La majorité des rongeurs aussi. Donc pourquoi pas le cheval me direz-vous ?

Tout d’abord, c’est faux, peu d’animaux peuvent vivre seuls.

 

 

C’est la raison pour laquelle les chiens attendent leur maître avec impatience ou les chats réclament souvent de l’attention ou une simple présence. Oui, ils peuvent supporter d’être seuls de temps en temps ou bien s’adapter à une vie qu’on leur impose. Oui de rares exceptions seront solitaires mais, comme la majorité des êtres vivants, si on leur laisse le choix, ils ne resteront pas seuls. Ils ont un instinct grégaire.

Qu’est-ce que l’instinct grégaire ?

C’est une caractéristique qui pousse des individus d’une même espèce à se rassembler et à adopter un même comportement.

 

 

En général, pour un cheval domestiqué, rester seul est bien pire que pour les autres animaux domestiqués.

En effet, le chien, même s’il se retrouve sans meute de sa propre espèce, aura souvent un humain auprès de lui. Il prendra l’humain pour référent de sa meute. Le cheval, ne pouvant vivre dans notre maison ou appartement, par manque de place et d’herbe, se retrouvera extrêmement seul bien trop longtemps. Hormis, bien sûr, la seule heure ou un humain viendra s’occuper de lui… Enfin, pour la majorité des humains, plutôt “profiter” de lui…

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Le cheval n’est pas fait pour vivre seul. Ni même à deux au final. Car il ne peut pas non plus s’entendre avec n’importe quel cheval. Comme nous, au final. Le cheval est fait pour vivre en troupeau.

Il a besoin de manger, de dormir, de boire et d’avoir des relations sociales pour se sentir bien. Ce sont ses besoins primaires.

 

Un cheval qui acceptera d’aller contre ce besoin de vie en groupe n’est pas bien dans sa tête. Il sera résigné, déprimé ou aura, quoi qu’il arrive, un problème lié à une imposition humaine du passé.

On peut apprendre à un cheval à se retrouver seul une heure -bien qu’à éviter un maximum- mais ce n’est surtout pas à faire pour les 23 autres heures restante d’une journée.

 

 

Il lui faut, si ce ne peut être un autre cheval, au moins un autre être vivant pour se sentir correctement. Un âne, mouton ou poule sont déjà mieux que rien.

Laisser un cheval seul fonctionnera à merveille pour le faire dépérir et créer pleins d’autres problèmes en conséquence. Exemple : ulcères gastriques puis colique.

Même le moins social des chevaux, aura juste besoin d’une présence distante constante d’un autre être vivant.

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La réponse est donc non, un cheval ne peut absolument pas vivre seul.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un avis contraire et connaissez un cheval qui vit seul et heureux. J’en serais curieuse et je reste ouverte pour toutes discussions.

A bientôt pour un prochain article !

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