Acheter un étalon ou laisser son poulain entier, est-ce un risque ?

Ce sujet ne traite pas de l’achat de “part d’étalon” pour faire du business. Ce sujet parle de l’achat d’un cheval pour une activité de loisir ou de compétition.

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Tout d’abord, pour comprendre l’article, il faut différencier les termes “étalon” et “entier”. Un entier, c’est simplement un cheval qui n’a pas été castré. Un étalon, quant à lui, est un entier inscrit comme reproducteur dans son studbook. L’un reproduit, l’autre ne devrait pas. En pratique, c’est une autre histoire…

J’utiliserai, ainsi, le terme entier pour parler de ces chevaux.

On entend souvent que l’étalon est plus dangereux que l’entier car il connaît son rôle et que l’entier resterait ignorant. Il ne saurait pas qu’il doit saillir. Drôle d’idée.

Or, tout se joue via les hormones. Ils sont pareils. Des tests ont été fait sur des juments et hongres : des hormones mâles (androgènes) leur ont été injectés. Ces derniers se sont retrouvés avec les comportements d’entier flagrants.

 

 

Comment décrire un entier, hormis le fait qu’il ne soit pas castré ?

Physiquement, il a une masse musculaire bien plus importante, une agressivité visible selon la situation, un comportement de “chef de famille”, un comportement sexuel bien plus accentué.

 

Toutefois, il existe des exceptions. Si on cherche bien, on doit pouvoir trouver de doux et calmes entiers. Cependant, ils ont une bien mauvaise réputation.

Aujourd’hui, j’ai eu la malchance, sur moins d’une vingtaine d’entiers croisés, de ne rencontrer que ceux qui répondaient à tous les préjugés.

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Quelles sont ces préjugés ? 

  • Gros problème de concentration.
  • Ne peuvent pas vivre en groupe.
  • Difficilement contrôlable.
  • Très bruyants.
  • Deviennent fous quand ils voient une jument.

Bref, beaucoup de choses négatives.

 

 

Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas rendre des entiers sociables, même entre eux. Tant qu’il n’y a pas de jument dans les parages, bien sûr…

Regardez cette vidéo :

 

Ce que nous pouvons voir dans cette vidéo est que la rencontre commence de façon très “étalonesque” mais, que, au final, tout se passe très bien. Ils s’acceptent entre entier et ont l’air de simples chevaux bien dans leur tête.

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Pour quelles raisons certains laissent leur chevaux entiers ?

 

La première raison est simple :

C’est la nature. On n’imagine pas une seule seconde castrer les hommes (bien que certains le mériteraient…). Par conséquent, si c’est si “inhumain”, pourquoi devrions nous le faire aux chevaux ? Pourquoi ne pas les laisser comme ils sont nés ?

 

La deuxième raison :

Ce serait tout simplement pour pouvoir faire de la reproduction. Chacun a ses raisons, que l’on peut approuver ou non, là n’est pas la question… En ce qui me concerne, je suis davantage pour le sauvetage que l’élevage. Garder son cheval entier reste une énorme utilité si l’on souhaite se mettre à la reproduction.

 

La dernière raison :

Ce serait pour le travail. Un entier a plus de prestance qu’une jument ou qu’un hongre, est souvent bien plus énergique et “vivant” qu’un hongre.

Quand l’on voit tous les grands “artistes” du monde du cheval qui font des spectacles avec des étalons… Regardez Jean-François Pignon pour n’en citer qu’un. On en vient à se demander si ces animaux ne sont pas plus réceptifs, coopérateurs, intéressés, joueurs, etc.

Attention, je ne viens nullement dire que les hongres sont des robots. Mais… ils restent plus doux que les juments et étalons, c’est indéniable. 

 

 

Puis les juments… bah… Elles ont beau avoir le même niveau sportif (CCE, CSO, dressage, course, etc)… Elles ont leur humeurs… Elles peuvent changer du tout au rien lors de leurs chaleurs. Je ne peux rien demander à ma jument pendant ses chaleurs qui devient un petit ange tout mou.

 

 

Puis, les entiers sont plus impressionnant pour le public cible de ce genre de spectacles et peut-être plus frimeurs.

 

 

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Le soucis des entiers :

 

Tout d’abord, ne pas castrer son cheval peut laisser places à des pathologies importantes telles que des tumeurs, torsions, etc.

En second lieu, il peut être difficile, voire impossible de lui offrir des conditions de vie adaptées. Déjà que c’est très difficile pour une jument ou pour un hongre… N’en parlons pas pour les entiers…

Énormément d’écuries refusent catégoriquement les entiers pour éviter tout problèmes : gestion des prés, risque d’accidents avec les juments, risque de sauter/casser les clôtures pour une jument, etc. Le choix, souvent très limité à la base, devient ultra limité.

Ensuite, beaucoup d’entiers, quand acceptés, se retrouvent mis à l’écart. Ils se retrouvent avec des conditions de vie non adaptées car seuls au paddock, par exemple. Leur comportement ne peuvent qu’empirer par vie malheureuse.

Qui dit étalon dans une région non adaptée (alors qu’ils peuvent très bien vivre aux prés avec des hongres sans jument autour), dit étalon malheureux et frustré, dit risque de comportements négatifs.

De plus, ils peuvent être très difficiles à gérer à la moindre vue d’une jument. S’ils sont bien dans leur tête, ils seront, heureusement, normaux dans toutes autres situations.

 

 

Pour conclure, je dirais que si vous n’avez jamais eu de chevaux et que vous ne visez pas la reproduction, n’achetez surtout pas d’entier ! Vous n’aurez que des problèmes et inquiétudes tous les jours. C’est un trop gros risque à prendre, que ce soit pour vous ou le cheval.

Puis, je vous demanderais bien : pourquoi se compliquer la vie ? Il existe tellement d’hongres et juments à sauver, rien qu’en France, pourquoi aller récupérer un entier d’élevage ? Ou pourquoi ne pas castrer le cheval/poulain que vous souhaitez pour qu’ils puisse vivre épanoui, pleins de copains et surtout, sans risque ?

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Un entier, il faut se le dire, si on n’est pas professionnel: ça a beau être tout impressionnant et puissant, ce n’est pas du tout raisonnable.

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Je peux comprendre que certains propriétaires d’entiers tombent sur cet article et ne soient pas d’accord. N’hésitez surtout pas à partager votre point de vu. Je suis ouverte à toute discussion. J’aime apprendre et comprendre.

À très vite dans dans les commentaires ou dans un prochain article !

Le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Cette question peut paraître simple mais peut surtout permettre de prendre de bonnes décisions pour son cheval.

Pour commencer, je vous pose la question : que préférez-vous ? Hiver ou été ?

Je sens que vous allez me répondre selon le moment de l’année où vous tomberez sur cet article.

 

 

En hiver vous préférez l’été et en été, l’hiver ? N’est-ce pas ? C’est mon cas. Bien que, en réalité, je n’aime ni l’un ni l’autre et je ne souhaite que du printemps/automne.

 

 

Revenons à nos amis équidés.

Pour faire une comparaison sans divers facteurs qui font tourner autour du pot, la question va changer : sans vent, ni pluie, ni neige, le cheval préfère t-il l’hiver ou l’été ?

Et puis, pour aller encore plus loin, le cheval préfère l’hiver ou l’été, sans vent, ni pluie, ni neige, en France ?

Car oui, je suppose que, comme nous, il aura du mal à apprécier quoi que ce soit l’hiver en Sibérie ou l’été dans la vallée de la mort, au Nevada.

Bref…

Maintenant que nous sommes précis, je peux répondre. Contrairement à nous, le cheval préfère largement l’hiver !

 

Pourquoi ?

 

Car en été :

  • ses poils lui tiennent beaucoup trop chaud.
  • le soleil tape et l’oblige à se mettre à l’abris et arrêter de manger.
  • la chaleur le fatigue.
  • la zone de confort du cheval est entre 5°C et 25°C. En gros, le temps hivernal français est souvent “confortable”, et sans vrai froid, alors que l’été est bien trop souvent au dessus de sa zone de confort.
  • il est harcelé par les insectes.
  • il transpire pour la moindre séance de travail et a vite trop chaud.

 

Car en hiver :

  • il n’a ni froid ni chaud.
  • il n’y a pas d’insecte.
  • il peut manger son foin à volonté dans beaucoup d’écuries et se régaler d’herbes peu nourrissantes, afin d’éviter tout problème de fourbure ou autre.
  • quand il travaille en hiver, ils se réchauffe.

Alors, oui, l’automne, le printemps, c’est toujours mieux que l’hiver. Mais, l’été est vraiment la pire saison pour les chevaux.

Faites attention à ce que votre cheval ait de quoi se mettre à l’ombre, à le protéger des insectes (emouchine naturelle par exemple), qu’il ait tout le temps de quoi boire, et n’hésitez pas à le rafraîchir par une douche dès que vous pouvez. Travaillez le moins et ménagez-le. Adaptez-vous et écoutez-le bien.

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Et vous, que faites vous pour aider votre cheval en hiver comme en été ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire.

Est-ce une bonne idée d’acheter un pur sang anglais réformé des courses ? Les préjugés. Partie 2/2

Ceci est la suite de cet article. Foncez le lire avant de lire celui-ci.

Continuons sur les préjugés des PS…

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Un PS c’est fou :

Il y a de tout.

Malheureusement, par leur passé difficile, ils peuvent vite avoir un problème de transmission neuronale.

 

 

Sincèrement, ma jument a des problèmes, des traumatismes qui ne partiront jamais. Je sais que tout cela est dû à son passé. En attendant elle n’est pas folle, sans vice et adorable.

Si on leur apporte le mode de vie qui leur convient pour un maximum de bien-être, il y a peu de chance pour que le côté “fou” du cheval reste. Il redeviendra très vite bien dans sa tête.

 

 

C’est à nous de les habituer, de ne pas les brusquer dans nos demandes ( à pieds, comme à cheval) et il redeviendront des chevaux “normaux”. Que ce soit à pieds ou dans le travail, tout peut se faire avec énormément d’habitudes et de la patience. Un cheval qui charge, qui éjecte, qui attaque, etc. cela peut très vite passer, entouré des bonnes personnes, de bons livres et surtout, de notre patience.

Par conséquent, pour répondre : non, un PS n’est pas plus fou qu’un autre animal et oui, tout animal “traumatisé” peut avoir des problèmes. Mais cela n’est aucunement lié à la race. Il y a doit même pas y avoir 1/10e (chiffre complètement aléatoire qui vient de mon cerveau…) de PS à réels problèmes. 

 

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Un PS, ce n’est pas cher :

En effet, à l’achat…

Mais, dites vous que si le PS que vous achetez ne coûte rien à l’achat, c’est que derrière il y a un problème. Il y aura d’autres frais… Désolée…

Il peut y avoir des frais santé : cheval avec beaucoup de problèmes de santé divers. Mal de dos, tendinite, gros ulcères, coliques, etc. que vous serez obligés de prendre en charge si vous tenez un minimum à ce cheval. Les frais vétérinaires montent très vite.

Il peut également y avoir des frais de travails : cheval très difficile ou très vert, qui, si vous n’avez pas un excellent niveau, vous forcera à prendre de vrais bons coach pour de nombreux cours. Des cours, que ce soit à pieds ou à cheval, pour éviter de faire des erreurs et pour partir dans la bonne direction.

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Tout cela pour dire, un PS qui ne coûte pas cher peut souvent coûter bien plus cher qu’un PS un peu plus cher mais, sans problème de santé et surtout, déjà près pour des concours. Si tel est votre but.

Si bien travaillé, un pur sang anglais peut faire de très bonnes choses grâce à son endurance et sa vitesse. On en retrouve mêmes aux JO. Si vous en prenez un “pas cher”, il y a de fortes chances qu’il y est un problème.

 

 

Je ne nies pas, l’action de sauver est merveilleuse, je l’ai moi même fait. Mais, hormis pour conserver ce cheval à ne rien faire au pré (ce qui est parfait d’ailleurs, je le fait aussi…), si vous le voulez pour du travail et n’avez pas de la patience, un excellent encadrement ou niveau, vous risquez d’avoir de mauvaises surprises.

Ce que j’entends par “peu cher” est moins de 1000 euros. Encore une fois, je ne parle pas des exceptions.

Je précise, de plus, qu’un PS a plus de 2000 euros peut s’avérer aussi avoir des problèmes. C’était le cas de la mienne, acheté pour le CSO, parfaite à l’essai, qui s’est avérée regardante sur des barres au sol (ça existe !) et très peureuse. Heureusement, je lui ai trouvé une autre activité à son goût (endurance).

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Un PS c’est beau :

Pour ce point, on va dire, chacun ses gouts… Mais oui, il y a de très beaux chevaux dans cette race.

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Concluons :

Acheter un PS, c’est une très mauvaise idée :

  • Si vous n’avez pas le niveau ou l’encadrement nécessaire.
  • Si vous ne comptez pas offrir un mode de vie adapté à ces animaux (vie en groupe au pré ou paddock paradise) pour leur éviter tout problème.

Ces animaux sont souvent verts dans le travail classique et ont énormément d’énergie. Ils ne sont pas à donner entre toutes les mains.

 

 

Acheter un PS, c’est une très bonne idée :

Si vous cherchez à avoir un cheval et vous voulez faire une bonne action.

Pourquoi acheter dans un élevage quand il existe des milliers de chevaux à sauver ?

Seulement, offrez lui le meilleur environnement possible. Car, oui, il ne pourra probablement pas rester au box sans foin, sans faire de colique. Oui, il vous en fera baver au travail mais oui, il sera souvent adorable et mérite une seconde chance.

 

 

À vous, avez-vous un réformé des courses ? Comment l’avez vous trouvé ?

Je parle de PS ici mais il y a aussi les trotteurs. N’hésitez pas à laisser votre témoignage pour aider les gens à savoir s’ils sont prêts ou pas à se lancer dans cette aventure.

Est-ce une bonne idée d’acheter un pur sang anglais réformé des courses ? Les préjugés. Partie 1/2

L’achat d’un PS peut être tentant pour diverses raisons. Cependant, nous entendons beaucoup d’idées reçues. Sont-elles fondées ?

 

 

Les idées reçues les plus communes sont : “un PS, c’est fou”, “un PS ,c’est fragile”, “un PS ce n’est pas cher”, “un PS, c’est beau”.

Les idées reçues de ceux qui ont eu la chance de connaître le parfait PS sont : “c’est faux ce n’est pas fragile”, “ce sont des gens qui n’y connaissent rien qui disent ça”, “y’a un PS dans mon club, c’est le meilleur”, “un PS c’est rapide et c’est trop bien pour gagner des CSO ou CCE”.

Je ne sais pas pour vous mais voilà tout ce que j’ai toujours lu ou entendu sur les pur sang anglais.

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Maintenant que j’ai côtoyé de nombreux pur sang, et que j’en ai un, qu’est-ce que j’en pense ? Qui a raison ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ?

 

 

Avant que l’on me lance des tomates pourries, je vous précise que je ne donne que mon avis, qu’il existera toujours des exceptions pour tout et que tous les chevaux sont différents, avec leur personnalité. Il y en a des froids, des chauds, des peureux, des courageux, on trouvera toujours de tout.

Je rappelle également que je parle des PS réformés des courses.

 

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Commençons par le premier point, un PS c’est “fragile” :

Bon alors, là, je demande à n’importe quel propriétaire de PS qui a couru de me prouver l’inverse : oui, c’est fragile !

Oui, ça ne pourra jamais vivre comme un poney du nord robuste ! Il maigrira s’il ne mange pas assez et sera en fourbure s’il est un peu trop gros ! Un PS ne sera jamais en forme dans un environnement non adapté à son bien-être.

Pourquoi donc ? Déjà, il y a son passé. Il a couru, il a vécu “à la dure” dès son plus jeune âge. Nourri au grain, vécu au box, monté très jeune (2 ans de janvier soit souvent 1 an et x mois), etc.

 

 

Il n’a pas commencé facilement. Il se retrouve avec “pleins” de problèmes dès son plus jeune âge, qui devront le suivre tout le reste de sa vie.

Sans parler de problèmes psychologiques pour certains, plus de 90% auront développé des ulcères suite à un mode de vie non adapté : nourriture agressive, acidité suite à estomac vide sans herbe, médicaments en masse, stress, effort physique trop intense, mode de vie non adapté.

Je ne blâme pas les propriétaire qui ne sont simplement pas “au courant” de ce qui est mieux pour un cheval.

On retrouve ainsi des PS toujours trop minces. À ce propos, je vous répondrai toujours : si on voit les côtes d’un PS, ce n’est pas du tout normal. Un PS ne doit pas avoir les cotes apparentes comme on vous le répète, pour vous rassurer. Oui, un PS c’est fin mais ça ne veut pas dire que ça doit être maigre. Il a soit des ulcères, soit des vers. Mais oui, il est souvent assez nourri voire mal gavé.

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En dehors de sa vie passé, le PS est fragile car c’est un animal “créé” par l’homme.

Son but : un cheval au sang chaud rapide. Son tempérament fera qu’il sera plus stressé de nature et plus sujet aux problèmes tel que coups de sang, etc.

Son physique fera qu’il ne pourra pas porter de trop gros poids (dont lui même s’il est trop gros).

Une de ses particularités est qu’il ne pourra jamais faire du bon cuir… Je dis n’importe quoi, je ne m’y connais pas du tout en cuir… Ce que je veux dire est que le PS a une peau tellement fine que le moindre petit bobo le fera saigner. Il n’a pas une peau épaisse pour le protéger.

La fragilité de cette race n’est donc pas une simple idée reçue, elle est réelle.

 

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Le pur sang ne peut pas vivre au pré :

FAUX.

Il ne peut même vivre qu’au pré !

Avec du foin à volonté l’hiver et une alimentation adaptée, il sera aussi rond que le shetland du pré voisin. Il sera heureux et donc sera bien. Je répondrais, en plus, qu’un PS ne peut pas vivre au box ! Montrez moi une photo, en commentaire, d’un PS vivant au box en état, je ne demande qu’à voir.

Ma PS n’est ronde et belle qu’au pré. Au box, elle était méga sèche, pour ne pas oser dire squelettique. Malgré du foin à volonté… Les chevaux ont besoin d’être heureux pour être en forme.

 

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Le pur sang ne peut pas être pied nu :

FAUX.

Pieds plats, pieds sensibles, sole fine, etc. C’est le fer qui fait ça et qui les rend fragiles ! Avec un bon podologue et un environnement adapté, tout cheval peut être pieds nus. Le mieux est de ne jamais les ferrer, bien sûr.

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Je constate que mon article trop long donc il va être “to be continued”. La suite la semaine prochaine. Restez connectés !

Un cheval peut-il vivre seul ?

Il est tout à fait normal de se poser la question.

Les chiens ont bien l’air de pouvoir vivre seul, les chats aussi. La majorité des rongeurs aussi. Donc pourquoi pas le cheval me direz-vous ?

Tout d’abord, c’est faux, peu d’animaux peuvent vivre seuls.

 

 

C’est la raison pour laquelle les chiens attendent leur maître avec impatience ou les chats réclament souvent de l’attention ou une simple présence. Oui, ils peuvent supporter d’être seuls de temps en temps ou bien s’adapter à une vie qu’on leur impose. Oui de rares exceptions seront solitaires mais, comme la majorité des êtres vivants, si on leur laisse le choix, ils ne resteront pas seuls. Ils ont un instinct grégaire.

Qu’est-ce que l’instinct grégaire ?

C’est une caractéristique qui pousse des individus d’une même espèce à se rassembler et à adopter un même comportement.

 

 

En général, pour un cheval domestiqué, rester seul est bien pire que pour les autres animaux domestiqués.

En effet, le chien, même s’il se retrouve sans meute de sa propre espèce, aura souvent un humain auprès de lui. Il prendra l’humain pour référent de sa meute. Le cheval, ne pouvant vivre dans notre maison ou appartement, par manque de place et d’herbe, se retrouvera extrêmement seul bien trop longtemps. Hormis, bien sûr, la seule heure ou un humain viendra s’occuper de lui… Enfin, pour la majorité des humains, plutôt “profiter” de lui…

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Le cheval n’est pas fait pour vivre seul. Ni même à deux au final. Car il ne peut pas non plus s’entendre avec n’importe quel cheval. Comme nous, au final. Le cheval est fait pour vivre en troupeau.

Il a besoin de manger, de dormir, de boire et d’avoir des relations sociales pour se sentir bien. Ce sont ses besoins primaires.

 

Un cheval qui acceptera d’aller contre ce besoin de vie en groupe n’est pas bien dans sa tête. Il sera résigné, déprimé ou aura, quoi qu’il arrive, un problème lié à une imposition humaine du passé.

On peut apprendre à un cheval à se retrouver seul une heure -bien qu’à éviter un maximum- mais ce n’est surtout pas à faire pour les 23 autres heures restante d’une journée.

 

 

Il lui faut, si ce ne peut être un autre cheval, au moins un autre être vivant pour se sentir correctement. Un âne, mouton ou poule sont déjà mieux que rien.

Laisser un cheval seul fonctionnera à merveille pour le faire dépérir et créer pleins d’autres problèmes en conséquence. Exemple : ulcères gastriques puis colique.

Même le moins social des chevaux, aura juste besoin d’une présence distante constante d’un autre être vivant.

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La réponse est donc non, un cheval ne peut absolument pas vivre seul.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un avis contraire et connaissez un cheval qui vit seul et heureux. J’en serais curieuse et je reste ouverte pour toutes discussions.

A bientôt pour un prochain article !

Le pouvoir de l’habitude chez le cheval

Voilà un petit moment que je voulais écrire un petit article sur le sujet le plus important en équitation.

Je précise “petit” devant article car il n’y a pas grand chose à expliquer, mais “article” tout de même car c’est, je pense, le sujet le plus primordial à connaître dans ce domaine. Voilà pourquoi ce pouvoir mérite un article.

 

 

Pour parler de ce formidable pouvoir, il faut que je définisse ce terme : “habitude”.

 

“Habitude :  Manière d’agir acquise par la répétition.”

 

C’est tout.

 

En quoi c’est un pouvoir magique ? Bon bah, déjà… Ce n’est pas magique dans le sens sorcellerie mais c’est un pouvoir dans le sens où il peut résoudre tous vos problèmes avec votre cheval. Oui, je dis bien tous !

 

Comment ça ?

Vous dites toujours que votre cheval n’aime pas cela, préfère cela, n’est pas facile pour cela, très compliqué pour cela et ne parlons pas pour cette situation ?

Et bien, en fait, il existe un concept tout simple pour lui faire tout accepter dans le calme et surtout, la patience : l’habituer.

Et oui, c’est tout con.

En gros, quand vous vous fatiguez à essayer de lui faire donner les pieds et que vous vous dites que c’est impossible mais que, bizarrement, un an plus tard, il les donne, ce n’est pas parce que vous avez trouvé la bonne technique qui tue méga-efficace, c’est juste, qu’à force d’avoir essayé tous les jours, c’est devenu une simple habitude pour lui.

Cette habitude s’est faite inconsciemment. Au départ, vous lui preniez les pieds en le poussant, puis vous n’arriviez pas. Puis, tous les jours, vous avez essayé de prendre un pieds par ruse et de ne pas le lâcher puis, etc. Aucune méthode miracle. Le cheval, à force de l’avoir embêté avec ça, a compris tout seul le problème, puis a appris de lui même, par habitude, à donner ses pieds.

C’est si simple que ça en devient difficile à expliquer.

 

 

Donc, oui, si vous pensez avoir un problème impossible à résoudre, dites vous que tout viendra avec le temps et l’habitude.

Rien n’est impossible et tout s’apprend. Encore plus chez le cheval pour qui l’habitude et la routine sont extrêmement importantes pour lui.

Le cheval est un animal qui a besoin d’une routine très stable. Laissez-le dans son pré 3 mois sans le sortir et vous aurez du mal à le sortir. Commencez par le sortir simplement 5 minutes tous les jours et cela deviendra une habitude pour lui. Il prendra un plaisir car rien ne viendra perturber sa routine.

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L’exemple le plus probant pour l’habitude est celui des balades. Beaucoup de personnes ont un cheval qui ne va pas devant, qui ne va que devant, qu’il ne faut pas doubler, qui ne part pas seul, etc. Et bien, sachez que toutes ces mauvaises habitudes peuvent se contrer avec une grande facilité, en à peine trois ou quatre balades ou vous l’habituerez à faire ce qu’il ne sait pas faire.

Je parle en connaissance de causes car ma jument ne partait pas seule en balade et ne pouvait pas faire une foulée de pas en groupe.

En gros : j’avais le pire cheval pour les balades. C’est tout simple, je l’ai sortie et sortie pour l’habituer aux balades en groupe, je l’ai mise en tête quelques mètres (très difficilement mais on ne faisait pas un pas si elle ne voulait pas être devant), etc.

En seulement 6 mois, comme par magie, par simple habitude de tout le temps faire des balades, elle est devenue le cheval de balades des rêves de tout le monde. En tête, au milieu, derrière, seule, aux trois allures, se faire doubler au galop, croiser un cheval au galop, etc. Je me suis retrouvée avec un cheval “facile” de balade. Quand on me demandait comment j’avais fait, je ne savais pas quoi répondre car je n’avais eu aucune méthode particulière. Seul le temps était la méthode. Soit, l’habitude.

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Ainsi, ne désespérez pas et sachez que le temps viendra aider tout vos problèmes.

N’en demandez jamais trop, récompensez beaucoup. Avec l’habitude, votre cheval surmontera très facilement ce problème.

Cela concerne tous les domaines équins : se retrouver seul au pré (même si jamais bon…), accepter un aliment, sortir en balade tranquillement, apprendre une figure de dressage, être tranquille à pieds, etc. Avec du temps et de la patience, votre cheval n’aura, très vite, plus le problème que vous rencontrez actuellement.

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À vous ! Avez vous constaté, vous aussi qu’il n’y avait pas meilleure leçon que l’habitude ? Répétition et temps sont maîtres mots. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire dans cet article.

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